‹ Histoire des progrès des science naturelles, depuis 1789 jusqu'a ce jourChapitre 8 sur 37 · HISTOIRE NATURELLE PARTICULIÈRE · texte numérisé non relu

HISTOIRE NATURELLE PARTICULIÈRE

Le voyage de MM. de Humboldt et Bonpland dans les diverses parties de l'Amérique espagnole, en même temps qu il est le seul de cette importance dû au généreux dévouement d'un'particulier, s annonce comme Tun des plus instructifs que Ton ait jamais faits pour toutes les branches des sciences physiques^

Botanique.

Il y a cependant parmi ces voyageurs plus de botanistes que de zoologistes. Le plus grand nombre ont publié ou publient en ce moment les Flores des pays qu'ils ont parcourus.

Celles du mont Atlas par M. Desfontaines *, de la Nouvelle- Hollande par M. de La Billardière% d'Oware et de Bénin par M. deBeauvois^, des îles de France et de Bourbon par M. du Petit-Thouars^, font honneur à la France et enrichissent la botanique. M. Pallas a continué celle du vaste empire de Russie, sous les auspices de son gouvernement^; TEspagne a publié avec magnificence celle du Pé-

' Flora AHaniica; Paris/ an 6, â toI. in-4^.

' iVouce HoilandUe plant* spedm.; Paris, 1804-1808, s vol. m-4''-

* Flore d'Oware et de Bénin en Afrique; Paris, 1804, in-fol. non terminé.

^ Histoire des végétaux recueillis dans les îles australes d'Afrique ; Paris, 1S06, in-4° <ion terminé.

* Flota Rossica; Pétersbourg, 1784 et seq., in-fol.

rou et du Chili ; Michaux a laissé celle des États- Unis, et un ouvrage particulier sur les nombreuses espèces de chênes de ce pays-là ' .

Parmi les Flores européennes on doit remarquer, pour la beauté des figures, celle du Danemarck, commencée par OEder*, et que le gouvernement danois prend soin de faire continuer, ainsi que la zoologie du même pays; celle d'Autriche, entreprise et terminée par M. Jacquin ^, et celle que MM. Kitaibel et Waldstein ont commencée pour la Hongrie ^. Bulliard en avoit aussi entrepris une en figures pour la France^. Nous en avons du moins une excellente quoique dépourvue de cet ornement : c'est celle de M. de Lamarck dont M. DecandoUe vient de soigner une nouvelle édition , et pour le perfectionnement de laquelle le gouvernement a envoyé ce savant botaniste dans les diverses parties de l'empire ^. Parmi les Flores de nos provinces celle du Dauphiné, par M. Villars,

* Flora Bùreali-Americana; Paris, i8o3, 2 vol. in-8*. Histoire des chênes de TAmérique; Paris, 1801 , i yoI. in-fol.

* Flora Danica; Hafo., 1764 et seq., in-fol. non terminé.

^ Flora Austriaca; Vienne, 1773-1778, et Miscellanea Au$tnaca.

^ Plantas rariores Hun^ariœ.

^ Herbier de la France; Paris, 1784 et seq., 4 ^ol. in-folio non lerminés.

^ Flore Françoise, première édition en trois vol. 1778; deuxième édition en 5 vol., i8o5.

tient un des premiers rangs Ml y a une très bonne Flore d'Angleterre, par M. Smith*, et la plupart des états de l'Europe ont aussi les leurs. JVI.Swartz en a donné une des Indes occidentales^.

Pendant que Ton parcourt ainsi avec hlfeaflicoup de peine des pays voisins ou éloignés, les botanistes sédentaires travaillent à faire connottre les plantes des jardins et celles des herbiers. Les uns s attachent à certaines collections particulières; et dans ce genre la France peut citer avec orgueil la description du jardin de la Malmaison "^9 où les talents du botaniste, M. Ventenat, et ceux de l'artiste, M. Redouté, ont rivalisé pour ériger un digne monument de la munificence de l'impératrice Joséphine , et de la protection éclairée quelle accorde aux sciences utiles. Le jardin de Gels, par M, Ventenat'', est aussi un produit très honorable d'une entreprise privée. ,

En Autriche M. Jacquin continue depuis long-

* Histoire des plantes du Dauphinë; Grenoble, 1780, 4 volumes in-8".

' Flora Britannica, par Smith; Londres, 1806, 3 voL in-S**; et Arrangement of Britisk plants, par W^hitering, 4 "^o^- in-8".

' Flora Indiœ occid. ; Erlang, 1787, 3 vol. in-8*.

*- Jardin deia Malmaison; i8o3 et seq., in-fol.

' Description des plantes nouvelles et peu connues cultivées dans le jardin de M. Gels; Paris, an 8 ( 1802 ), in-folio ; et Ghoix de plantes dont la plupart sont tirées du jardin de Gels, i8o3.

BUFFOM. COMPLÉM. T. I. I7

temps de décrire les plantes du jardin de Tempe* reur ' ; M. Willdenow a commencé la description de celui de Berlin^ ; celui du roi d'Angleterre à Rew^ a été publié par M. Âiton, et celui d'Hanovre par M.Sdbrtider^.

Parmi ceux qui se sont bornés à donner des es* péces de suppléments au système en décrivant des plantes nouvelles , de quelque part qu'elles leur vinssent, nous citerons M. Vahl , dans ses Eclogœ americanœ^ et dans ses Symbolœ^; M. Cavapilles, dans ses plantes rares dïlspagne^ ; M. Smith , dans seslœnes^. Les Stirpes et le SerlumAnglicum de THéritier^ méritent aussi detre cités honorablement dans ce nombre.

D autres botanistes prennent pour sujets d ctude certaines familles de végétaux. Les Liliacées de

' Hortus Findobonensis ; Vienne, 1770-1776, m-foi. ; et Hortus SchœnbrunnensiSf ibid. 1797 et seq. ' jffortus Berolinensis ; Berlin.

* Hortus Kewensis; Londres, 1789, 3 vol. in-S".

^ Sertum Hanoveranum ; Gott.) 1795-1796^ in-foL

* Hafo., i796,in-fol.

^ Symholœ hotanieœ ; Hdfn., 1790, in*fol.

7 Icônes et Descriptiones plantarum quœ aut sponte iu Hispania crescanty aut in hortis ho$pitantur; Madrid, 1791*1801 , 6 vol. in-fol.

* Icônes pictœ plant, tar.; 1790- 1798; et Plant, icônes hactenus ineditue ; Londres, 1789-1 791 , in-fol.

9 Stirpes nôvœ ; Paris, 1780'! 786; et Sertum Anglicumy 17Q8, in-fol.

M. Decandolle , avec des planches de M. Bedolité , doivent être mises , pour la magtiîikence , à la tète de tous les ouvrages de ce genre'. M. Decandolle a aussi donné un Traité sur les astragales et les genres voisins^, et une Histoire des plantes grasses avec de belles figures ^ La Monographie des pins, de M. Lambert, est uli ouvrage superbe; celle des saules par Hofinan\ celle descarexparM.Schkuhr^, celle des oxalis par M. Jacquîn^, celle des gentianes par M. Frœlich7, méritent dés éloges pour leur exactitude : nous devons aussi remarquer celle des graminées d'Allemagne et de France , par M. Kœhler, de Mayence ^. il y a une foule d autres travaux sur des familles particulières publiés dans les Méinoires des sociétés savantes , ou séparément, et qu'il nous est impossible d enumérer complètement.

* Les liliacées; Paris, 1802 et seq., grand iD-fol. Il y a déjà trois volumes terminés.

' Astrcùgalogia; Paris, 1802, i vol. in^fol.

^' PlAntarum Historia succulentarum ; Paris , an 7 et suiv., in*-fo].

♦ Hbtoria salicum; Leips., 1 785-1 791, 2 vol. in^fol. dont le secx>nd nest pas fini.

^ Histoire des carex ou laiches , traduite de l'allemand par Dela- - vigne; Leipsick, r8o2,in-8°.

^, Oxalis Monographia; Vienne, 1794^ ï vol. in-4'*. ^

^ Xi6c//Mi rfe^entiana; Erlang., 1786, in-8**.

^ Descriptio graminum in Gallia et Germania «ponte crescentium ; Francfort, i8oa , ih-8°.

26o SGIEI4GES PHYSIQUES.

Les plantes cryptogames ont été étudiées avec une attention toute patliculière : des figures et des descriptions des mousses ont éti^ données par Hedwig', des lichens par Hofman' et par Acharius\ des champignons par BuUiard^. MM. Tode^ et Persoon^ ont porté très loin Ictude des petits champignons; M. DecandoUey a beaucoup ajouté 7. Les algues et conferves ont été observés avec beaucoup de soin par MM. Chantrans et Vaucher* : le premier croit que plusieurs de ces êtres appartiennent au régne animal. La Nereis britannica de M. Stackhouse^ est une belle monographie des fucus. Il y en a une autre faite avec plus de luxe , par M. Welley : celle de M. Esper est moins soignée'^

' Descriplio et adumbratio muscorum frondosorum; Leipsick, 1787-1797, 4 ^^^' 'ïi-foï-î et Species muscorum frondosorum ^ Leips. , 1801, iii-4''. Voyez aussi Muscologia recentiorum, par M. Bridel ; Goth., 1797-1799» 3 vo'- in-4*-

* Descriptio et adumbratio lichenum ; Leipsick, 1790, in-fol. ' Lichenographiœ Suecicœ ProdromusilÀvAiio^vaQ', ^ypS»

^ Dans THerbier de la France , et à part sous le titre de Champi- (ftions de la France.

* Fungi Mecklenburgenses selecti; Lunebourg, 1790-1 791, in-4**«

* Synopsis methodica fungorum , Gott. i8oi , iii-8*; et Icônes pictœ ipec. rar,fungorum; Paris, i8o3 et suiv.

7 Dans son édition de la Flore Françoise.

* Histoire des conferves d'eau douce ; Genève, i8o3, in-4". 9 Bath, 1796, in-fol.

'" /cone-ç/ucorum; Nuremberg, 1797, et 1798, in-4*'-

M. de Beauvois a travaillé sur toute cette classe ' : MM. Swartz"" et Smith ^ se sont occupés plus particulièrement dcs'fougères.

Avec des secours si abondants il a été aisé de rendre les ouvragfes généraux de botanique infi* niment plus complets que Linnseus ne les avoit laissés.

Le Dictionnaire de botanique de FEncyclopédie, par M. de La Marct, continué par M, Poiret^ ; le Specie^plantarum de M. Willdenow^, Ténumératien que M. Vahl ^ avoit commencée , porteront à près de trente mille le nombre des espèces de plantes connues et enregistrées dans ce grand catalogue de la nature^ et chaque jour en ajoute de nouvelles. M. de Jussieu comptoit dix-néuf cents genres en 1 789 ;. ce nombre seroit presque doublé par ceux qu'ont établis MM. Gavanilles , Loureiro , Smith , de La Marck, RuizetPavon , Michaux , La Billardière , Thunberg, Gaertner, du Petit -Thoùars, Decandolle, Ventenat, et M. de Jussieu lui-même: mai&

' Prodrome d'iEthéo^ramie , déjà cité.

* Synopsis Jilicum;Kieï y i8o6,in-8°.

^ Mémoires de l'Académie de Turin.

* Commencé en 1783. On en est au huitième et dernier volume; in-8'.

' Commencé en 1797 à Berlin. On en est au huitième et deriiier> volume : il y en aura deux de supplément; in-S*".

^ Enumerat, plantar. ; Uafn. , i8o5. Il n*y en a que deux volumes^

une partie de ces g^enres rentreront les uns dans les autres, ou dans les g[enres anciens ; il en restera toujours huit à neuf cents de nouveaux \

Il n'est pas possible que dans un si grand nombre de plantes' il n'y en ait beaucoup dont la sodété pourra tirer parti..

Sans vouloir, à lexenipledes anciens, attribuer à toutes les plantes des vertus médicinales imaginaires, il est certain queia botanique a fourni, même dahs ces derniers temps, plusieurs médi-r caments utiles.

Le ieiragonia expansa, rapporté des lies des Amis par le capitaine Cook , se cultive aujourd'hui en Europe comme plante alimentaire et comme excellent antiscorbutique; le chenopodinm anthelminthi^ cum, si utile contre les vers des enfants, s'est répandu des États-Unis dans beaucoup de jardins de l'Europe ; la mousse de Corse {fucus helminthocorton)est suppléée maintenant par plusieurs de nos varecs , suivant les indications^ de M. Gérard.

Plusieurs plantes médicinales , anciennement connues, mais apportées autrefois de Fétranger, sont actuellement communes dans nos jardins ; le

' Consahez aussi snr les plantes Doavelles qui paroissent joumeBement les divers recneils périodiques de Botaniqve, tels que le Journal de Botanique d'Usteri, celui de Schrader, le Botanist Repositoty d' Andrews , les Annales du Muséum d'histoire naturelle de Paris, etc.

lobelia yyphiUtica de Virginie, le jalap du Mexique {convolvulusjalappa)^ la rhubarbe de Sibérie (rheum palmatum)^ celle des Arabes {rheum ribes)^ 8o«t de ce nombre.

L'histoire , jusqu a présent si obscure , de nos plus importants médicaments végétaux a été singulièrement éclaircie par les botanistes.

MM. Vabl, Buiz, et Pavon , ont les premiers bien distingué les diverses sortes de quinquina , dont plusieurs égalent en vertu le quinquina rouge du Pérou.

M. Decandolle a montré que Ton confondoit en pharmacie des plantes de genres et même de classes différentes , sous le nom commun dUpécch cuanha * .

Sans toutes ces distinctions, sans la fixation précise du degré de vertu de chaque espèce , il est impossible à la médecine de rien prescrire de certain sur les doses et lefficacité des médicaments.

Les botanistes n'ont pas mis moins de zèle à propager les plantes aromatiques ou alimentaires qu'ils ont découvertes.

Tout le monde est instruit de leurs succès dans la transplantation à la Guiane des épiceries des Moluques. Ce monopole a été arraché à TOrient par des François, et la culture de ces plantes pré^

* Bulletin des Sciences, messidor an lo.

cieuses portée dans des. contrées d'où le retour en Europe sera beaucoup moins pénible et moins coûteux.

Nos îles de France et de Bourbon , qui ont servi d entrepôt pour cette grande entreprise, en partagent le bénéfice ; elles reçoivent elles-mêmes des espèces nouvelles; le ravendsara de Madagascar^ arbre aromatique, y est maintenant naturalisé; rinde et la Chine lui- ont fourni le litchi , leramboutan , et le mangoustan , dont les fruits sont très agréables.

Les professeurs du Muséum d'histoire naturelle sont parvenus à foire doniyer à nos colonies d'Amérique l'arbre à pain des lies des Amis. On en fait à présent usage à CayenQe. La canne à sucre violette dç Batavia remplacera bientôt la canne ordinaire; elle donne plus de sucre et en moins de temps.

Jja France, déjà si riche en excellents fruits , a reçu le mûrier rouge du Canada , le néflier du Japon , et le noyer pacanier de l'Amérique septentrionale. Ces fruits agréables peuvent encore se perfectionner par la culture.

Une variété de la patate du Mexique , envoyée récemment de Philadelphie, se répand en France: son goût approché de la châtaigne. Ces plantes alimentaires souterraines, qui craignent peu les intem-

péries y sont une richesse plus certaine encore que les autres.

Les États-Unis nous ont donné une foule de nouveaux bois de charpente et de menuiserie, principalement des espèces de chênes, de frênes, d érables, de bouleaux ,.de pins, et de noyers, dont quelques unes ont encore des usages accessoires très importants.

Le tan du chêne rouge est préféré à tous les autres; le quercitron, ou chêne tinctorial, aide à teindre les cuirs en un jaune très solide ; deux sortes d'érables donnent du sucre; le tupelo aquatique remplaceroit le liège; le baumier donne un suc utile en médecine; divers sapins et genévriers aromatisent la bière. Quelques uns de ces arbres ont lavantage de bien venir dans des terrains qui n en nourrissoient pas d'autres de même genre. Le cyprès chauve veut des marais , etc.

La terre de Diémen nous enverroit de même des eucalyptus et des casuarina excellents pour la marine, et dont les diverses qualités sapproprieroient aisément à une foule d'autres usages particuliers, hepkormium tenax de la Nouvelle-Zélande peut servir la marine plus promptement encore par sa filasse, beaucoup plus robuste que celle du chanvre ; il viendra aisément dans nos provinces méridionales.

Nous ne parlerons pas de ce g^rand nombre de plantes d agrément qui- ornent aujourd'hui nos l^arterres et nos bosquets , quoique ce soit aussi une utilité que de multiplier ces sortes de jouis* sances, et que larchitecture et les fabriques en tirent journellement des moyens et des modèles.

C'est en grande partie par cette attention qu^ont toujours eue les naturalistes de réunir dans leur patrie les productions étrang[ères qui peuvent y réussir, que les peuples civilisés sont arrivés à leur prospérité actuelle. Le même moyen peut 1 aug-< menter encore : les pays étrangers nou» offrent bien d autres plantes utiles ; nos colonies sur-tout peuvent en recevoir en foule des Indes et des autres pays chauds. Il seroit digne d'un gouvernement paternel de les leur donner^ et de faire encore pendant la paix ces conquêtes si douces et si peu dispendieuses.

Zoologie,

Le nombre des animaux existaiits est infiniment supérieur à celui des végétaux, mais on a commencé plus tard et I on a long-temps mis moins dattantion à en dresser Fétat. Linnaeus encore, en portant dans cette branche de la science cette méthode précise qui lui a donné tant de succès en botanique, a eu l'avantage d'y trouver un champ plus neuf et

plus fécond , qu'il a effleuré rapidement tout entier, [lendânt que BufFon et Pallas en cultivoient quel* ques parties avec plus de profondeur et d'éclat.

lies efforts l'éunis de ces hommes célèbres ont inspiré plus dïotérèt pour Thistoire des animaux, et TofFet commence à devenir sensible; car la p>ériode actuelle est plus riche que toutes les autres en travaux sur ce régne.

Les quadrupèdes ont éprouvé peu daugmenta*» tîon depais Pallas et Buffon, ai ce n'est par la Zoo* logie de la Nouvelle-Hollande de M. Shaw, et par les espèces qae M, Schreber ajoute de temps en temps à la grande histoire de cette classe, qu'il publie depuis plusieurs années '. Cependant louvrage d'Au^debert sur les singes peut être cité comme livre de luxe^. La description de la ménagerie du Muséum, commencée par MAL de I^acépède, Guvier, et Geoffroy, offre aussi de belles figures de quadrupèdes dessinées par Maréchal et M. de Wailly ^« On attend avec intérêt louvrage que M. OeofFroy prépare sur les animaux à bourse, et dont il a donné séparément de beaux échantillons. M. Péron a rapporté beaucoup de quadrupèdes nouveaux de laNou velle-

' Publiée en François et en allemand, à Erlaog, depuis 1775.; le. quatrième volume est jTort «vancé.

' Histoire naturelle des Singes, in-foi.

^ Commencée en l'an 10, in-rfol. Il en a paru dix cahiers de quatre planches chacun.

Les travaux de ce célèbre naturaliste, continués depuis cette époque, et ceux que Daudin a faits en partie sous ses yeux , ont mis ce dernier en état d en publier récemment une autre ' où le nombre des espèces est plus que doublé. M. Schneider, dans deux ouvrages sur la même classe, a publié aussi des remarques très intéressantes^.

M. de Lacépède est encore celui qui a publié l'histoire des poissons la plus récente et la plus riche. C'est, par ses vues, par le nombre des fiiits qui y sont rassemblés, par Tordre qui y régne, par l'éclat de son style, un digne complément du magnifique édifice commenc#par Bufibn ^.

L^ouvrage de Bloch \ qui l'avoit précédé de peu d'années, est remarquable par la beauté de st^ figures enluminées et par le grand nombre de ses nouvelles espèces. L'abrégé latin ^ que M. Schneider vient d'en publier, avec des addition^, contribue à le compléter et à faire connoitre avec plus

' Histoire naturelle des reptiles; Paris, ans 10 et 11,8 volumes in-8«.

* Amphihiorum physiologiœ- spee, /«t //; ZuUichow, 1797^ in-4°; et Historiœ amphibiorum naturalis et litterariœ fascic. I et IT; léna , 1799 et 1801, in-8°.

^ Histoire natureiie des Poissons; Paris, an 9 et 11, 5 vol. in-4'*.

^ Histoire natnrelle des Poissons, en François et en allemand; £2 vol. in-fol. et in-4°. Conmiencée en 178a.

^ Systema ichthyologiœ iconibus CX illmtmtwm ; Berlin, 1801, 2 vol. in-8**.

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