LOGIE
d'exactitude un certain nombre d'espèces ; mais la méthode bizarre que cet éditeur a suivie , d'après le nombre des nageoires, en rend lusage embarras- San t.
La classe immense des insectes est celle qui a donné lieu à plus de recherches et à plus d'ouvrages. 11 y en a de ces derniers presque autant que sur les plantes, et l'espace nous manqueroit pour en rapporter seulement les titres.
Nous citerons néanmoins, parmi les descriptions d'insectes dé cert£|ins pays, la Faune étrusque, dé M. Rossi ' ; celle de Suède , de M. PaykuU ' ; la grande Faune des insectes d'Allemagne , avec de jolies figures, par M. Panzer^ ; l'Entomologie helvétique, de M. Clairville^; celle de la Grande- Bretagne , par M. Marsham ; la Faune des insectes des environ$ de Paris, par M. Valckenaer% qui ajoute beaucoup à celle de MM. Geoffroy et Fourcroy; les Insectes de Guinée et d'Amérique, par M. de Beau vois ^.
» Liyoume et Pise, 1790- 1794, 4 volumes in-4', dont deux de supplément.
" Gustavii Paykull Fauna Suécica^ insecte ;Upsal, 1798, 4 vol. m-8**.
' Commencée en 1793, par feuilles détachées, et se continuant encore.
* Zuricli, 1798, I vol. in-S", en françois et en allemand.
* Paris, 1802, 3 vol. in-S".
* Insectes recueillis en Afrique et en Amérique ; Paris, in-fol. Commencé en i8o5.
Parmi les descriptions d'insectes de certaines familles se distinguent éminemment, par leur magnificence, les descriptions et les figures des papillons, de Cramer', d'Angramelle^, d'Esper^, et sur-tqut celles d^Hiibner^. On doit y ajouter i'Icoaographie des hémiptères , de StoU ^ ; celle des crustacés, de M. Herbst^; les punaises , de Wolf; les diptères , de Schellenberg^; les abeilles d'Angleterre, de Kirby^; enfin l'Histoire des coléoptères, de M. Olivier^, qui joint au luxe des figures l'ensemble le plus complet sur les mœurs , et un grand nombre d'espèces étrangères observées par l'auteur dans les cabinets de l'Angleterre et de la Hollande.
D'autres ouvrages sur cette classe, quoique dépourvus de nombreuses planches enluminées, sont remarquables par l'exactitude des observa-
f * Papillons exotiques. Commeocé eo 1779, continue par Holljusqti*en 1790.
^ Papillons d'Europe; in-4''- Commencé en 1779, continué jusqu'en 1790.
* Commencé à Erlan(]; en 1777, in-4**.
^ Huit volumes in-4**-
^ Commencée en 1788 ; Amsterdam, in-4°-
* Commencée en 1 790 ; JBerlin et Stralsund , in-4*.
7 Genres des mouches diptères, en françois et en aUemand ; Zurich, i8o3, in-8^
^ Monographia apum Angliœ, en anglois ; Ipswich, 1802, a vol. in-8*,
5 Cotnmencée en 1789, et se continuant encore. L'auteur vient de terminer le cinquième volume in-4''-
tions qu'ils renferinent. Telles sont les Monogra* phies.des carpbes, des staphylins, et des charan«cens j par Mi Pa^ykuU * ; celtes des fourmis et des abeilles, par M. Latreiile < ; celle des coléoptères à petits élytres^ par My Gravenhorst^.
Pour les descriptions dlnsectes nouveaux en gé-> néral on a plusieurs recueils périodiques, sur-tout *en Allemagne, où ce genre de publication est plus en usage. Fuessly^, Scriba\ M. Illiger, ont successivement mis leurs noms à la tête de semblables recueils.
Quantau cataloguegénéraldesinsecteSfM.Fabricius^ est, depuis long-temps, en quelque sorte en possession de le rédiger. Ses éditions successives, de* puis celle de 1 775, Font porté au nombre effrayant de près de vingt mille espèces recueillies, soit dans les ouvrages que nous venons de citer, soit dans les cabinets que M. Fabricius a soin de visiter chaque
* Monographia ftaphylinorum Sueciœ; Upsal, 1789, in-S**. Mono^ graphia earahorum; ibid., 1790, in-8*.
» Paris, 1802, m-8".
^ 'Brunswick, 1802 , et Gott., 1806, 2 vol. in- 8*.
^ Le Journal de Fnessly a commence en 1 778. Il a paru sous diiïerents titres jusquen 1 794 > à Zurich et à Winterthur, io-S".
' Celui de Scriba, imprimé à Francfort, a paru depuis 1790- 1793, in-8* etin-4'-
^ Ce savant naturaliste n est mort que depuis la présentation de ce Rapport.
BUFFON. COMPLÉM. T. I. l8
année fians une partie.de FËurope. LaJPrance est Fg n des p^iys qui lui ont fourni leplus de joiatériaux '.
.Nous avons en françois. up,'exc0Ueiitouvrage sur lesjnsectes) c'est- cejjûî que M. L^ treille a joint à Fédition de BufFon imprimée chez l>p£&xt ^ ; et; il yen a en- Aileijaagne un beaucoup plus £on$idéra]?j[e, commencé par Jablonsky et continué. pur Herbst ^.
Les coquilles et Ie5'd.iver9 iithophytes n ont pis manqué de descripteurs ni de dessinateurs. Schroeter *, Draparnaud \ MM. Poiret ^, et Férussac 7, ont traité des coquilles d eau douce ; le fj^rand ouvrage de Martini a été continué par Chemnitz^, etc.
■ * Systema entcfmologiœ ; Fiensboar^et Leipsick, 1775 , in-8". Spedes insectoram ; Hambourg et Riel, 1781, 2 vol. in-8**. Mantissa in*' sectorum; Hafn., 1787, 2 yol. ïn^S^KEntomologiasystematica; Hafn., 1 792-1 794» 4 ^ol. in-8^ Systema eleuteratorum ; Kiel, 1801, 2 vol. in-8°. Systema ulonat, ; et aiâsi de sùit^ pour les aatres classes.
* Paris, ans 10 et 1 3, 1 4 ▼ol. in-8°. Le même autear a publié depuis, en latin, les trois premiers volumes de ses Gênera insectorum ; Paris et Strasbourg, 1806 et 1807, in-8*.
^ Système de tous les insectes connus, commencé à Berlin en 1 785, in-4«.
^ Sur les coquilles d'eau douce, principalement de Thuringe; Halle, 1779, iD-4**9 en allemand.
^ Histoire naturelle des mollusques terrestres et fluviatifes de la France; Paris, i8o5,in-4*.
^ Coquilles fluviatiles et terrestres observées dans le département de^rÂisne; Paris, an 9, in-8**.
^ Essai d'une méthode conchylio logique; Paris, 1807.
' Nouveau Cabinet systématique de coquilles; Nuremberg, 1769* 1788, 10 vol. in-4°.
Les coquilles fossiles des environs de Paris ont trouvé dans M. de La Marck un -descripteur infatigable, qui en a déjà ajouté plusieurs centaines à la liste de celles qu'on observe vivantes dans la mer et dans les eaux douces *.
Mais les mollusques nus , ceux qui habitent l'intérieur des coquillages, les vers, et les zoophytes, ont été trop négligés ; l'intérêt et la variété de leur structure n'ont prévalu qu'auprès d'un petit nombre de naturalistes sur la difficulté de les recueillir et de les conserver.
M. Poli cependant a publié, sur les animaux des coquilles du royaume de Naples , un magnifique ouvrage où il expose et représente leur anatomie avec beaucoup d'exactitude*, et répand un jour tout nouveau sur leur physiologie.-
M. Cuvier s'occupe de tous ces animaux nus; il en a déjà fait connoître plusieurs nouveaux , tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, et a rectifié par le moyen de l'anatomie la plupart des notions que l'on à voit sur les autres^.
Oœtze^, Werner, Fischer^, Blocb, Budolphi,
* Dans les différents volumes des Annales du Maséum d'hist. natur. ' Testacea utriusque Siciliœ ; 2 vol. grand in-fol.
' Dans les Annales du Muséum d'histoire naturelle. ^ Essai d*une histoire naturelle des vers intestins des animaux ; Blankenbourg, 1782, i vol. in-4°) «n allemand.
* Fermium intestinalium hrevis Expositio y auct. Werner; Leips. >
ayS SCIENCES physiques.
ont donné beaucoup d'étendue à la connoissance des vers intestinaux, famille si singulière par la nécessité qui la retient dans Tintérieur des animaux.
Bruguière avoit commencé, dans encyclopédie, une histoire générale de tous ces animaux sans vertèbres, qui ne sont pas des insectes, et que Fou confondoit sous le nom commun de vers. Son voyage et sa mort lont interrompue ; et maintenant que la distribution méthodique de cette partie du règne est changée on ne pourra pas continuer cet ouvrage sur le même plan.
11 y a beaucoup moins d ou vrages généraux sur le règne animal que sur la botanique , parcequ'il est très difficile qu un seul homme étudie les espèces innombrables et les formes à-la-fois si compliquées et si diversifi,ées des animaux. M. Shaw est jusqu'à présent le seul qui ait entrepris d'en écrire un détaillé ' ; mais il est encore loin de l'avoir terminé , et la plus grande partie de ses figures est empruntée d'autres ouvrages. Il y en a au moins plusieurs ta-p bloaux abrégés. Les Allemands, accoutumés depuis long -temps à enseigner l'histoire naturelle dans leurs universités , ont sur-tout le Manuel de M. Blu-
1782, I vol.' in-8**; ejusdem Conttn. I; ibid. , 1782; Contin. II à Leonh. Fischer, 1786; Contin.III^ auctore Fischer, 1788. ' General Zoology^ coifimeDcée en iSoo; à Londres, in-S^.
menbach \ Le premier écrit méthodique de ce genre qiii ait paru en France est le Tableau élémentaire de M. Cuvier*, qu'a suivi la Zoologie analytique de M. Duméril , ouvrage qui présente tous les genres distribués d après une analyse rigoureuse, et où lauteur propose beaucoup de divisions nouvelles^.
Les animaux nous offrent moins souvent des objets nouveaux d'utilité que les végétaux, parceqûe nous avons moins de moyens de nous en rendre maîtres et de nous consacrer leur existence.
Cependant cette période a fait connoitre de nouvelles espèces de gibier que Ion pourroit répandre dans nos bois, comme le phascolome de la Nouvelle- Hollande^ etc. ; de nouvelles pelleteries propres à alimenter le commerce ou à donner du poil pour la chapellerie, comme le couy du Paraguay, etc.
En revanche les animaux ofiFrent au philosophe,
' La huitième, édition est de 1 807.. Il y en a une traduction françoise, par M. Artaud, faite sur la sixième édition ; Metz, i8o3-, a vol. in^».
* Paris, an 6,in-B'.
' Paris, 1806, in-8^ — Au reste, pour se mettre au courant de toutes les découvertes de détail dont se sont enrichies les diverses branches de Ifhistoire naturelle , il faut encore parcourir les ouvrages périodiques généraux, tels que le Naiurforscher, le Journal de Voigt, les Annales du Muséum d'histoire naturelle , les écrits de la Société des naturalistes de Berlki', le Naturalist'» Miseeiiany de Shaw, etc. Ce dernier a le défaut de reproduire beaucoup de choses connues.
dans leurs propriétés et dans leurs diverses industries, des sujets de méditation plus nombreux et plus intéressants.
Leurs mœurs, les procédés de leur instinct , méritent sur-tout 1 attention et exigent souvent beaucoup de sagacité pour être bien développés.
L*abeille, qui fait depuis si long-temps lobjet de ladmiration des naturalistes et des hommes instruits de toutes les classes, nétoit point encore par&itement connue; et il étoit réservé à M. Huber de dévoiler tout-à-£iit les secrets du gouvernement des ruches'.
Il y a peu de propriétés plus remarquables que celle que Spallanzani a découverte dans leç chauvesouris, de pouvoir se diriger dans lobscurité, de démêler tous les contours, toutes les fentes des souterrains , et d'éviter tous les obstacles sans employer le sens de la vue : la délicatesse du sens du toucher répandu sur Fénorme surface de leurs oreilles et de leurs ailçs, et Vextrême finesse de leur ouïe, peuvent également y contribuer.
La faculté de reproduire les parties coupées, portéç à lextrême dans le polype à bras, si célèbre par les expériences de Trembley, ne se manifeste guère moins fortement dans les actinies et dans
* NouveUes Obdervations sur les abeilles, par Fraoçois Huber ; Genève, 1 79a , in-B".
ZOOLOOIE. 279
quelque autres zoophytes, selpB labbé Dicquezaare ' : on la connue de iout temps pour les écre* visses; on s^ait, patt" Spallanzani et Bonnet, à quel point elljsVâ^ns les sal^mandres aquatiques et les limaçons. ^D&ns* là* période . actuelle Broussonnet a constaté quelle est presque aussi étenducduns les poissons^.
BoUiUet avoit découvert dans les pucerons la feculte d'être fécondés pour plusieurs générations par un seul accouplement : M. Jurine Ta vue portée encore plus loin dans certains monocles^.
La léthargie plus ou moins prdfovde dans la* quelle certains animaux, comme les marmottes, les loirs, etc., passent la saison froide est encore une propriété bien digne d'attention. Llnstitut en a fait deux fois le sujet d*un prix ; et sa question a produit des travaux intéressants qui ont bien fait connoître, sinon les causes de ce singulier phénomène , du moins toutes les circonstances qui ramènent, raccompagnent, ou Finterrompent.
Les observations, de MM. Hérold et Rafn , qui
' Les recherches de Dicquemare ne sont encore coimues que par quelques mémoires ëpars dans le Journal de Physique ; mais le manuscrit existe en entier, a^ec beaucoup de planches toutes gradées , dans les mains de mademoiselle Le Masson Le Golft : il est fort à désirer qu'il soit bientôt publié.
* Académie des Sciences, 1786.
^ Bulletin des Sciences, thermidor an 9.
38o SCIENCES PHYSIQUES.
furent couronnés il j a trois ans, et ée M«^Sai$sy ', qui Ta été cette année Jointes à celles de.MM. Mangili ' et Prunelle, qui n'ont point jug[é à propos de concourir, et à celles que SpalIanzani^ffirofiL ^tes sur la fin de sa vie, donnent un corps assez complet de doetrijQe sur ce sujet.
La léthargie parfaite est accompagnée d'une suspension * totale de la respiration, de la sensîjbdité, du mouvement, et de la digestion. La circulation est très ralentie, et la nutrition et la transpiration réduites à très peu de chose, Le sang semblequit-ter les extrémités «t engorger les vaisseaux de labdomen.
La seule condition de la léthargie est le froid et Fabsence des causes irritantes. Gelles*ci peuvent même contrarier Faction du^froid; et c'est ce qui fait que dans letat domestique plusieurs de ces animaux ne tombent jamais en léthargie , et que d autres y OBt besoin pour cela de plus de froid , tandis qu Un repos absolu et un air renfermé les eudorment plus tôt qu a Tordinaire. Uii froid trop vif devient lui-même un irritant et les réveille. Pendant la léthargie leur chaleur naturelle ne $*éléve guère au-dessus de celle du miUeu ; mais si on les
* Recherches expërimentales sur la Physi^foe «les ainmanx raammlfères hivernants, etc., par M. Saissy; Lyon, iSo8, i vol. in-9".
' Essais d'observations pour 9en4r à Thistotre des mmunifères sujets à une léthargie périodique, en italien; Milan, 1807, in-S*".