‹ Histoire des progrès des sciences naturelles: depuis 1789 jusqu'à ce jourChapitre 2 sur 31 · A BRUXELLES, A LIVOURNE ET A LEIPZIG · texte numérisé non relu

A BRUXELLES, A LIVOURNE ET A LEIPZIG

PREMIÈRE PÉRIODE. r fi /^ < 1789 à 1808. L . ^ T^

Placées entre les sciences mathématiques et les sciences morales , les sciences naturelles commencent où les phénomènes ne sont plus susceptibles d'être mesurés avec précision, ni les résultats d^tre calculés arec exactitude ; elles finissent lorsqu'il n'y a plus à considérer que les opérations de l'esprit et leur influence sur la volonté.

L'espace entre ces deux limites est aussi vaste que fertile, et appelle de toute part les travailleurs par les riches et faciles moissons qu'il promet.

Dans les sciences mathématiques, même lorsqu'elles quittent leurs abstractions pour s'occuper des phénomènes réels , un seul fait bien constaté et mesuré avec précision sert de principe et de point de départ; tout le reste est l'ouvrage du calcul: mais les bornes du calcul sont aussi celles de la science. La théorie des affections morales et de leurs ressorts s'arrête plus promptement encore devant cette continuelle et incompréhensible mobilité du cœur, qui met sans cesse toute règle et toute prévoyance en défaut, et que le génie seul, comme par une inspiration divine , sait diriger et fixer. Les sciences naturelles , qui n'ont que le second rang pour la certitude de leurs résultats, méritent donc, sans contredit, le premier par leur étendue ; et même, si les sciences mathématiques ont l'avantage d'une certitude presque indépendante de l'observation , les sciences naturelles ont celui de pouvou* étendre à tout , et sans réserve, legenre de certitude dont elles sont susceptibles.

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