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Une fois sortis des phénomènes du choc, nous n'avons plus d'idée nette des rapports de cause et d'effet. Tout se réduit à recueillir des faits particuliers, et à chercher des propositions générales qui en embrassent le plus grand nombre possible. C'est en cela que consistent toutes les théories physiaues ; et , à quelque généralité qu'on ait conduit chacune d'elles , u s'en faut encore beaucoup qu elles aient été ramenées aux lois du choc , qui , seules , pourraient les changer en véritables explications.
Il existe cependant ^elques uns de ces principes ou de ces phénomènes élevés , déduits de l'expérience généralisée , qui , sans être eux-mêmes encore expliqués rationnellement, semblent donner une explication assez générale et assez plausible des phénomènes inférieurs pour contenter l'esprit, tant qu'il ne cherche pas une précision rigoureuse dans les relations qu'il saisit. Telles sont surtout l'attraction et la chaleur combinées avec les figures primitives que l'on peut admettre dans les molécules des corps, et que l'on peut y considérer comme constantes et uniques pour chaque substance. ,, L'attraction générale , si bien établie -entre les grands corps de l'univers, par les phénomènes astronomiques, parait, en effet, régner aussi entre les particules rapprochées de matière, qui composent les différentes substances terrestres ; maïs , aux distances énormes où les astres sont les uns des autres , chacun d'eux peut être considéré comme si toute sa matière était concentrée en un point, tandis que, dans l'état de rapprochement des molécules des corps terrestres, leur fiçure influe sur leur manière d'agir, et modifie puissamment le résultat total de leur attraction. De là les particularités de l'attraction moléculaire, et la possibilité d'attribuer d'une manière générale à son action, limitée par celle de la chaleur et par quelques autres causes analogues , les phénomènes de la cohésion et ceux des affinités chimiques. Ces derniers expliquent à leur tour la formation des minéraux et toutes les altérations de l'atmosphère , les mouvements des eaux et leur composition. Les corps vivants eux-mêmes laissent apercevoir clairement, dans une multitude de leurs phénomènes, l'influence de l'affinité qu'ont entre eux, et avec les substances extérieures , les éléments qui les composent ; et beaucoup de ces
Shénomènes n'échappent peut-être encore aux explications déduites e l'affinité que parcequ'il nous échappe aussi plusieurs des substances qui prennent part aux mouvements multipliés de la vie.
Toujours voit-on que, dans ces cas compliqués, les principes dont nous parlons sont plus propres à reposer l'imagination qu'à donner une raison précise des phénomènes, et que même, dans les cas plus simples où nul ne peut méconnaître leur influence , on est bien éloiené encore d'en avoir réduit l'appréciation à la rigueur des lois mathématiques.
Nous sommes dans l'ienorance la plus absolue de la figure des molécules élémentaires des corps ; et quand nous la connaîtrions ,