‹ Histoire des progrès récens de la chirugieChapitre 23 sur 32 · FRACTURES DE LA ROTULE · texte numérisé non relu

FRACTURES DE LA ROTULE

Lorsque la rotule se casse en travers, direction transversale qu'affectent en général les fractures de cet os , il suflit de disposer obliquement le plan sur lequel le membre malade repose, de telle manière que sa partie la plus élevée réponde au talon. Dans cette situation , la jambe est étendue sur la cuisse, et celle-ci à demi fléchie sur le bassin; le membre entier est soutenu par le plan sur lequel il repose; un lacs transversal , placé au-devant et autour de la partie inférieure de la cuisse, comme dans les fractures du col du fémur traitées par le double plan incliné, le maintient immobile dans cette situation où rien ne provoque les muscles extenseurs de la jambe à se contracter. Lors même qu'ils entreraient en action, comme la position de la jambe est celle-là même qu'ils teudent à lui donner quand ils se contractent, et que, par l'état de relâchement dans lequel ils se trouvent, il y a, en quelque ma~

iiière, saturation, ils sont incapables de porter plus loin l'extension de la partie. Cette extension est à son maximum ; ils ne peuvent, par conséquent , élever le fragment supérieur de l'os en l'éloignant du fragment inférieur. La résistance du plan de sustentation empêche, ce qui est bien plus à craindre, que la jambe, en venant à se fléchir, n'entraîne ce dernier fragment et n'alonge la substance fibreuse , qui, en s'épaississaut , doit établir entre lui et le fragment d'en haut une union solide. Les factures de la rotule, comme celles du col du fémur, sont donc soumises aux règles de traitemens les plus naturelles et les plus simples , car tout se réduit au repos joint à une situation convenable du membre. Il en est de même des fractures au col de l'humérus.

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