‹ Histoire des progrès récens de la chirugieChapitre 26 sur 32 · XXV · texte numérisé non relu

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PEHFEGTIONNEMEKS ORTHOPÉl>IQUES.

Les OS auxquels le corps humain doit ses formes et sa stature acquièrent par degrés la dureté qui les caractérise. Long - temps mous, cartilagineux et flexibles, ils deviennent plus solides par suite de la déposition graduée

(i) Ce premier •volume de l'Annuaire médico-cliirurgical des hôpitaux de Paris, n'a point été suivi d'un second volume , hien qu'il renfermât plusieurs travaux intéressans : une dissertation telle que le Mémoire sur lie traitement des fractures du péroné suffisait à sa chute.

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du phosphate de chaux dans les mailles de leur tissu; et cette sorte d'incrustation s'opère et se prolonge jusqu'à l'époque où le corps et ses diverses parties cessent de croître en longueur (i8 à 20 ans dans nos climats). Jusqu'à ce moment les parties dures acquièrent chaque jour plus de solidité et de consistance; elles deviennent , par conséquent , chaque jour plus capables de supporter le poids des parties et de résister à l'action musculaire, qui prend toujours en elles son point d'appui. Une juste proportion est nécessaire entre le poids du coi-ps, la force des muscles et la solidité du squeleite. Que ce rapport n'existe point ou soit détruit, les os plient sous le poids du corps, qu'ils sont incapables de soutenir; les membres se déforment, courbés en divers sens par l'action musculaire ; la stature baisse , le tronc se déforme; et comme c'est la colonne vertébrale qui est chargée du rôle principal dans le mécanisme de la sustentation , c'est elle qui subit les déviations les plus remarquables et d'où naissent les plus grandes difformités. Elle ne peut se courber en aucun sens que les hanches, les épaules et la cage osseuse

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du thorax ne se contournent à l'avenant , de manière à ce qu'il en arrive les difformités les plus désagréables. De semblables déformations réclament les secours de l'art, lors même qu'elles nuiraient seulement à la beauté des formes ; mais lem's effets ne se bornent point là. Gênés dans leur développement, plus ou moins comprimés , les viscères de la poitrine et de l'abdomen ne remplissent qu'imparfaitement leurs usages , toutes les parties languissent privées de leur influence vivifiante , le corps entier décroit et tombe dans un marasme le plus souvent mortel. De quelle cause provient ce vice de nutrition , d'où résultent de si fâcheuses conséquences? En vertu de quelle aberration des lois de la sensibilité les sels îerreux qui devraient incruster les os et leur assurer leur dureté caractéristique , sontils détournés de cette destination et s'échappent-ils par divers émonctoires avant d'avoir rempli ce but nécessaire ? C'est ce qu'il est impossible de dire à l'époque actuelle, dans Slignorance presque complète où nous sommes encore des lois primordiales de l'organisation et de la vie. Cet état particulier de nos tissus

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et de nos humeurs , sorte de dégéneration; animale à laquelle on donne le nom dVcrouelles et de racliitis , existant à divers degre's, produit les déplorables déformations dont nous parlions tout à l'heure; ces vices physiques, effets d'une nutrition languissante, surviennent, le plus ordinairement, chez les femmes aux approches de la puberté, à cette époque oii la nature travaille à l'établissement des menstrues , comme si en ce moment , tout entière occupée de son but principal, la conservation des espèces et des fonctions qui en assurent la perpétuité^ elle oubliait, en quelque sorte, celles qui ont pour objet la conservation de l'individu. Quoi qu'il en soit^ c'est aux approches ou à la suite de l'établissement du flux menstruel que les diftbrmités , plus communes chez la femme que chez l'homme, surviennent le plus fréquemment.

Comme il est impossible de les prévenir, car on ignore la manière d'agir de leurs causes prochaines, la Chirurgie s'attache principalement à combattre les effets de ces causes ignorées, par des moyens mécaniques qui, long-

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temps grossiers et peu rationnels, ont recu^ de notre temps, les plus heureux perfectionnemens, et sont employés d'après les théories les mieux raisonnées. Le procédé vulgaire, suivant lequel on redresse un jeune arbre qui croît et s'élève dans une direction vicieuse, en. l'attachant à un tuteur ^^ a fourni la première idée des moyens et des machines propres à remédier aux difformités qui proviennent de la courbure des os. Biais, transporté des végétaux à l'homme, ce moyen avait besoin de subir de nombreuses et d'importantes modifications.

La colonne vertébrale, cette partie fondamentale de l'édifice humain , cette base du squelette, formée d'une suite d'os, long-temps mous et toujours spongieux, est le siège le plus ordinaire des difformités qu'on travaille à corriger par l'emploi des moyens orthopédiques. Comme elle est évidemment incapable de supporter le poids du corps chez certains individus , presque toujours scrofuleux ou rachitiques, ou chez lesquels, par suite d'une élévation trop rapide de la stature au moment de la puberté , les os n'ont point augmenté assez

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rapidement en consistance, Levacher imagina d'abord de placer derrière le tronc une colonne artificielle, une croix de fer par exemple, dont la branche verticale descendait de l'occiput au sacrum, tandis que la branche horizontale s'étendait d'une épaule à l'autre. Attaché à ce levier inflexible, sans doute le tronc en recevait du soutien , mais c'était un poids nouveau ajouté à celui dont on voulait soulager la colonne. L'état de station était donc plus pénible encore pour le malade chargé de ce poids additionnel, et gêné dans ses mouvemens par les liens nécessaires pour j attacher et j fixer avec solidité la tète, le bassin, le tronc et les épaules. La première chose à faire est évidemment de soulager la colonne vertébrale du poids qu'elle est inhabile à porter; c'est ce que comprit parfaitement un médecin suisse, Venel, premier auteur des lits mécaniques actuellement perfectionnés. Sa méthode de traitement fut dès- lors établie et ses moyens thérapeutiques calculés de manière à satisfaire à cette double indication : débarrasser la colonne vertébrale du poids des organes ; et; pour remédier à la déviation

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déjà existante, agir sur elle par une traction Jente et graduée. Un long espace de temps sera ne'cessaire pour en opérer le redressement sans douleur et sans danger pour les malades; mais l'expérience a démontré combien étaient vaines les craintes qu'on avait fait concevoir sur les inconvéniens de cette longue immobilité. Au . moyen d'une alimentation suffisante et d'un régime approprié , l'inaction totale à laquelle sont condamnés les malades , ne nuit point au complet accomplissement des phénomènes de nutrition; des jeunes filles bossues, pâles, maigres et comme décharnées, recouvrent, en quelques mois, et à mesure qu'elles se redressent, des forces, des couleurs et de l'embonpoint, de telle sorte que, par une véritable métamorphose , elles deviennent en quelque façon méconnaissables. Débarrassée du poids qu'elle ne pouvait soutenir, la colonne vertébrale participe à cet effet général 5 ses os, dont le tissu se dilate, s'épanouit et s'incruste -en même temps de phosphate de chaux, élément de leur solidité, deviennent capables de supporter le poids du corps. Les os qui formcul reuccinlc du bassin et de b

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poitrine se redressent à mesure que s'effacent les inclinaisons vicieuses de la colonne, à laquelle ils sont comme attache's, et dont ils suivent en quelque manière toutes les directions ; en sorte qu'au bout d'un laps de temps plus ou moins considérable, mais qui n'est jamais moindre de six à huit mois, une jeune personne se lève parfaitement droite du lit sur lequel elle s'était couchée toute contrefaite*

Pour obtenir de pareils résultats, l'on ajoute au repos et à la situation horizontale , selon nous , moyens principaux du traitement, l'extension continuelle du tronc, opérée par le moyen du plan de sustentation ou du lit sur lequel le malade repose. Des ressorts , des poids à bascule , des vis de rappel en bois ou métalliques, placés vers la tête et vers les pieds du lit, entraînent la tête et le bassin des malades dans un sens opposé. Pour que celte action extensive s'exerce sans inconvénient, elle doit être répartie sur de larges surfaces et discontinuée par intervalles. Pour cela tantôt la tête est coiOee d'une sorte de casque en cuir, d'autres fois un épais bourrelet embrasse

l'occiput et l'os maxillaire inférieur, en manière de collier, tandis qu'une e'paisse ceinture agit sur les hanches au mojen desquelles elle entraîne le bassin dans un sens opposé à celui dans lequel la tête est tirée.

Le lecteur concevra sans peine qu'établis d'après ces données générales , les lits mécaniques varient selon le génie particulier du mécanicien auquel en a été confiée la fabrication . Les malades y restent couchés nuit et jour, satisfaisant sans peine à leurs besoins naturels au moyen d'une ouverture pratiquée vis-à-vis l'endroit sur lequel le siège repose. Un fauteuil mécanique est employé pour asseoir et délasser ainsi par un changement de position, ceux que fatigue la situation horizontale trop longtemps gardée , ou qui touchent au terme du traitement. La guérison en est le résultat toutes les fois que la difformité n'est point excessive et la tendance rachitique trop prononcée. \ ivant dans un air pur, usant de toutes les ressources d'un régime analeptique, les malades acquièrent ordinairement de l'embonpoint et de la force , la poitrine se développe, la respiration s'effectue avec plus de

facilité , l'habitude du corps se colore , l'e'coulement menstruel s'e'tablit et se régularise. Les os , trop mous pour supporter le poids du corps , se durcissent tandis que l'effort permanent s'exerce et fait disparaître leurs courbures vicieuses ; mais, si ces déviations étaient trop anciennes, trop considérables, ou si la disposition d'où dépend le ramollissement des os persiste , après plusieurs mois de repos et de soins assidus, la difformité se reproduit au moment où le tiraillement cesse. Les os n'ayant pas acquis la consistance nécessaire se courbent bientôt sous le poids des organes et par l'action musculaire, les courbures reparaissent ; en| sorte que c'est surtout dans les déviations commençantes et légères qu'on obtient les résultats les plus avantageux. Parvenir constamment au but qu'on se propose, est aussi impossible dans l'emploi des moyens mécaniques propres à remédier aux difformités, que dans l'emploi des autres ressources thérapeutiques, quelque fastueuses que soient les promesses des médecins qui se livi'ent à ces sortes de curations.

Ici lés progrès de l'art sont principalement

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dus à l'abandon de l'ancienne théorie qui condamnait le repos dans le traitement des difformités du système osseux , et spécialement dans celui des courbures vicieuses de la colonne vertébrale, sous le prétexte spécieux que la maladie provenant de la faiblesse, il ne fallait point augmenter celle - ci par une inaction prolongée. La croix de fer, à laquelle certains orthopédistes proposaient de fixer et d'attacher la tête, le tronc et les épaules, à raison de son poids condamnait les malades à un repos en quelque sorte forcé ; mais en maintenant le corps dans une situation verticale , elle laissait subsister la principale cause de la déviation, le poids de la tête et des membres continuant d'agir sur une colonne inhabile à le supporter.

La croix de fer à coulisse effectuait, il est vrai, une sorte d'extension verticale par le jeu des deux pièces dont était formée sa branche montante; c'est donc principalement dans l'extension horizontale, opérée à la faveur des lits, que consiste le perfectionnement. Cette extension est effectuée tantôt par des ressorts placés aux deux extrémités de la couche , d'autres fois

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au moyen de bascules placées au dedans et au dessous du fond sangle'; d'autres fois de simples vis de rappel placées au milieu du cadre sur lequel le malade repose, en éloignent graduellement les deux moitiés dans le sens de sa longueur. Il en est enfin qui, plus compliqués, réunissent ces divers mécanismes; et, l'indication une fois déterminée, chacun peut aisément imaginer plusieurs moyens d'y satisfaire : seulement il ne faut pas oublier que les ceintures , colliers , bonnets et autres pièces appliquées au corps des malades , et sur lesquelles agissent , par des courroies convenablement fixées , les moyens de traction, doivent être appliqués sur de larges surfaces pour n'exercer aucune compression ou constriction que sa continuité rendrait bientôt douloureuse. MM. les docteurs Maisonabe (i) , Lafond , Mellet , Bricheteau et D'Yvernois à Paris, ainsi que plu-

(i) Je cite en premier ordre M. Maisonabe, parce que ce docteur, agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, loin de faire un mystère de ses procédés , a le premier fait , de l'histoire et du traitement des difformités, l'objet d'un enseignement spécial.

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sieurs autres médecins de la province et de l'étranger, ont fondé sur ces principes des établissemens spéciaux pour le traitement des difformités con géniales de tout genre , et surtout pour le redressement des colonnes vertébrales déviées et des pieds contournés en dedans ou €n dehors , c'est-à-dire des pieds-bots.

Le traitement de cette dernière espèce de difformité, dont les Latins ont distingué les deux variétés en appelant vari ceux dont les pieds sont renversés en dedans, tandis qu'ils nommaient valgi ceux chez qui ces parties sont tournées de manière que leur plante regarde «n dehors, variété moins commune que la première et que nous désignons par le nom commun de pieds - bots , le traitement de cette difformité, aussi fréquente au moins que les déviations de la colonne vertébrale^ est parfaitement exposé dans un mémoire publié par Scarpa au commencement du siècle, et dont notre savant compatriote M. le docleur Le veillé a publié, en 1804, une traduction (i) avec plusieurs gravures représentant

(i) Mémoires de Physiologie et de Chirurgie pratl-

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lapp^rçil pour le redressemerit des pieds de'viés. Des côtés d'une sorte de plaque ou semelle métallique sur laquelle repose la plante du pied , et qui se recourbe dessus le talon, s'élèvent deux montans verticaux dont les extrémités ^supérieures sont fixées en dehors et en dedans du genou par une épaisse jarretière ; des liens et des garnitures rembourrées fixent le pied à la machine sans exercer sur lui une compression fâcheuse. Le pied de l'enfant étant fixé dans l'appareil, l'action élastique des pièces métalliques tend à le ramener à sa direction naturelle ; mais il faut pour cela que dès les premiers temps du traitement, et jusqu'à ce que la torsion congénitale soit jusqu'à un certain point corrigée, l'enfant garde le lit,, ou du moins ne confie pas le poids de son corps aux pieds malades, sans quoi l'inclinaison vicieuse viendrait à s'accroître par le fait même de ces exercices prématurés. Les paroles ne peuvent donner une idée exacte de la manière d'agir d'un semblable appareil;

que par A. Scarpa et traduits par Léveîllé, in- 8**;

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les gravures même sont insnfrisâriiéSj'iênVoTti l'un de nos confrères qui, ayant voulu faire exécuter l'appareil par un mécanicien, d'après les planches jointes au mémoire de Scarpa, et n'en étant point satisfait , s'adressa à l'auteur lui-même , et reçut d'Italie une machine toute différente de celle qu'il avait fait construire. Toutefois le principe étant bien posé , l'exécution peut être abandonnée au génie du mécanicien. Dans le redressement des déviations des pieds comme dans celui des courbures vicieuses de la colonne vertébrale, c'est toujours k ramener graduellement la partie malade à sa direction naturelle , à l'aide d'une traction douce et long-temps continuée', qdè le chirurgien aspire , et ce n'est que par un long usage des moyens employés qu'il peut espérer y parvenir. Aussi les hommes instruits âccueilleilt avec le sourire de l'incrédulité toutes ces cures merveilleuses dans lesquelles* des femmes de vingt-cinq ans, bossues depuis l'époque de la puberté , ont été parfaitement redressées au bout de six ou sept mois par l'effet des lits ou appareils à extension coii^^ tiniiëé. L'étude attentive du squelette des

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individus chez lesquels existent, depuis huit ou dix ans , de semblables difformités , présente, dans certaines incurvations latérales , les substances iibro-cartilagineuses intervertébrales épaissies de plusieurs ligues du côté de la concavité de la courbure, tandis que vers la convexité on les trouve amincies au point qu'elles ont complètement disparu et que les corps des vertèbres sont soudés l'un à l'autre. Bien plus , il y en a chez qui la partie postérieure des côtes a contracté adhérence avec les vertèbres. Comment détruire de semblables adhérences sans un extrême danger? et ce danger sera d'autant plus grand qu'on procédera avec plus de célérité. Lors même que la difformité est moins ancienne et que l'adhérence n'est pas encore commencée , soit entre les corps des vertèbres du côté vers lequel la colonne incline, soit entre ces os et les côtes, combien ne faut-il pas de temps pour ramener les parties à l'état naturel, rendre aux cartilages intervertébraux leur épaisseur du côté aminci , et obtenir l'afïaissement de la portion épaissie ! Il faudra , règle générale , plusieurs années pour remédier à ce déplacement qui a

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mis plusieurs années à s'effectuer. Ou doit donc beaucoup rabattre des promesses des entrepreneurs de cures du genre de celles dont il est question. Ceux qui n'ignorent point que les premiers établissemens en ce genre furent, dans leur principe , des entreprises purement commerciales, réduisent l'application des appareils à extension continuelle appliqués au traitement des déviations des os , aux cas de courbures récentes , peu étendues et existant sur des individus chez lesquels l'accroissement des parties n'est point encore terminé. Toutes ces restrictions, en effet, sont nécessaires si l'on veut n'être point trompé dans les résultats qu'on se promet de l'emploi des moyens orthopédiques.

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