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2 avril, la confirmation avec l'assistance du marquis de Brantes, qui avait voulu être son parrain, et , le lo octobre , publia le motif de son changement de religion dans un opuscule devenu rare, daté d'Avignon, lo octobre 1740, dédié à François Maurice de Gonteri, archevêq^ue d'Avignon, et intitulé : Lettre apologétique dans laquelle le Sr. François Vernet , négociant , expose à M. Jacob Vernet, son Frère, Ministre et Professeur en Belles-Lettres à Genève, les motifs qui l'ont porté à abjurer l'Hérésie de Calvin; et à embrasser la Religion Qatholique, Apostolique et Romaine , à Avignon , chez Charles , Giroud, seul imprimeur de Sa Sainteté. M.D.CC.XL. 214 pages, in-i2 (i). Avec permission des supérieurs (S. de Fosseran , vicaire général , et F.-N. Bermond , inquisiteur général d'Avignon).
Vernet avait à cette époque une fille de vingt-quatre ans , qui n'avait pas voulu suivre son père à Avignon. Pour l'obliger à le rejoindre, il ne craignit pas de recourir à la force, et, quatre mois plus tard, Saint-Florentin chargeait le résident de France auprès de la république de Genève de la faire venir en France , « parce que, » dit-il , « il est de droit naturel qu'un père puisse réclamer sa fille et l'avoir auprès de lui. » Si M"« Vernet avait été catholique et son père protestant , le ministre aurait vraisemblablement trouvé qu'il est de droit naturel qu'une fille , âgée de vingt-quatre ans , demeure maîtresse d'elle-même.
L'année suivante , Vernet publia une deuxième lettre de controverse à son frère sous ce titre : Seconde lettre apologétique du S^- François Vernet, négociant et nouveau Converti à la Religion Catholique , Apostolique et Romaine, à Mr. Jacob Vernet, son Frère, Ministre, Profes-
(1) Seconde édition, Marseille, 1741, in-12.
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seur en Belles-Lettres, et Recteur de l'Académie des Sciences à Généve , dans laquelle il se propose de lui prouver l'usage perpétuel de la Prière pour les Morts, et la constante créance du Purgatoire dans l'Eglise Ûniverselle. A Avignon, de rimpr. de François Girard et D. Seguin, Place Saint-Didier. Et se vend à Marseille, etc., 1741 , in-i2, 173 pages. — Cette seconde lettre est datée de Marseille, 10 juillet 1741.
En 1742 parut une Troisième lettre apologétique du François Vernet, dans laquelle il expose à Is. Vernet, son fils , l'impression qu'a fait sur lui le Parallèle de la Voye d'Examen soûtenuë par les Protestants , avec la Voye d'Autorité propre à l'Eglise Romaine. Avec une Lettre (datée d'Avignon, i^'' septembre 1742), adressée à M. Jacob Vernet, son frère, etc. A Avignon, de l'Impr. de François Girard, etc., 1742, 203 pages, in-12. — A la fin de récrit se trouve un Extrait de trois Lettres du Sr. Is. Vernet pour justifier le Sr. François Vernet, son Pere, sur la prétendue séduction, ou violence, dont quelques Calvinistes l'accusent d'avoir usé envers lui , pour le porter à renoncer à la Religion prétendue reformée. — Dans cet Extrait, François Vernet raconte que son fils Isaïe, âgé de vingt-trois ans et natif de Genève , étant arrivé de Leogane dans l'île de Saint-Domingue , à Marseille , le 24 juillet 1741, apprit la conversion de son père, et, désireux d'en connaître les motifs, lut les deux premières Lettres apologétiques qu'il avait publiées et la Troisième, qui était encore en manuscrit, et fut gagné par elles au catholicisme. Il ajoute que son fils fut confirmé dans sa nouvelle foi par la lecture des ouvrages de Bossuet, mais non sans ressentir, « de temps en temps, des retours de ses premières inquiétudes ; » qu'il abjura le protestantisme le 25 février 1742 à Aix, dans l'église métropolitaine de Saint-Sauveur, entre les mains de l'ar-
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chevêque de cette ville; qu'il « se rendit, peu de jours après à Avignon pour achever de s'instruire à fond des grandes vérités de la Religion sainte qu'il venait d'embrasser ; » qu'il fît sa confession générale et, le avril, « reçut le sacrement de confirmation , étant assisté de M. le comte de La Bastie, qui voulut bien, par un effet de sa charité, lui servir de parrain. »
Nous ne pensons pas que Vernet fût capable de composer les trois Lettres apologétiques^ qui paraissent avoir été écrites par Antonin Léorat, mineur conventuel de Saint-François d'Annonay , qui publia divers traités de controverse, dont l'un. Le Triomphe de la foi catholique, parut sous le pseudonyme même de Vernet.