‹ Histoire des protestants de Provence, du comtat Venaissin et de la principauté d'Orange (volume 3)Chapitre 45 sur 65 · GOUVERNEMENT DE FRÉDÉRIC DE DOHNA. AVÈNEMENT · texte numérisé non relu

GOUVERNEMENT DE FRÉDÉRIC DE DOHNA. AVÈNEMENT

(i) Barjavel, Le sciilane siècle.

(2) Pineton de Chambrun, Les larmes, p. 14; — Martial Millet (et E. Arnaud), Notice sur les imprimeurs d'Orange, passim; — Siegmar comte Dohna, Les comtes Dohna à Orange, p. 4-1 1 ; — Spanheim, Commentaire histor. de la vie et de la mort de messire Christoffe, vicomte de Dohna ; — Erman et Réclam, t. VIII, p. 83-8J; — Justin, p. 431, suivi par Bastet, Essai historique, p. 256, prétend qu'à cette époque l'évêque d'Orange, Jean de Tulles le neveu, résista si vigoureusement aux religionnaires qui cherchaient à susciter de nouveaux troubles, que sa vie courut plusieurs fois les plus grands dangers Nous n'avons trouvé aucune trace de ce fait.

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DE GUILLAUME III. CONSPIRATION DE SYLVIUS, PRE- MIÈRE OCCUPATION d'orange PAR LOUIS XIV (1649-1660).

La comtesse Ursule se démit de son gouvernement en 1649 en faveur de son fils Frédéric-Henri, qui hérita de tous les titres de son père. L'administration du nouveau gouverneur fut paisible pendant une dizaine d'années et rien ne faisait prévoir la catastrophe qui devait en marquer la fin en 1660. Lui-même ignora jusqu'en 1658 la conspiration qui devait non seulement lui faire perdre son gouvernement, mais encore arracher la Principauté des mains de son souverain légitime.

Cette conspiration prit naissance en 1650, à l'époque de l'avènement de Guillaume III Henri , fils posthume de Guillaume II, et plus tard roi d'Angleterre. Elle fut ourdie par J. Sylvius , avocat général au Parlement d'Orange, G. Sylvius, son frère, David Sylvius , leur père, pasteur à Orange, gens « d'humeur nécessiteuse, » dit une pièce du temps, « dépensière et ambitieuse, » et Sébastien de Laurens, sieur de Beauregard, maître des finances ou trésorier de la Principauté. Leur but était d'évincer de la régence de la Principauté deux des tutrices du jeune prince Guillaume III, savoir sa grand'mère , Amélie de Solms-Braunfels, veuve de Frédéric- Henri, et sa tante, Louise-Henriette d'Orange, fille de Frédéric-Henri de Nassau et femme de Frédéric-Guillaume, électeur de Brandebourg, pour la mettre exclusivement entre les mains d'Henriette-Marie d'Angleterre. Ils commencèrent d'abord par brouiller les trois princesses entre elles (i) et mirent ensuite en délibé-

(i) D'après le comte de La Guiche , la princesse Marie était doublement fière de son titre de mère du jeune prince et de sa qualité de fille de Charles I"', roi d'Angleterre. Quant à la princesse Amélie, elle avait le ca-

ration les trois projets suivants : Assassiner le comte Dohna, ou lui faire fermer l'entrée du château d'Orange par son lieutenant Van Santen, ou obtenir une lettre de Louis XIV qui lui enjoindrait de ne reconnaître comme régente de la Principauté que la princesse Henriette- Marie.

L'avocat général s'arrêta à ce dernier parti; mais tout ce qu'il put obtenir fut une lettre de cachet que le roi écrivit au cardinal Bichi et au vice-légat d'Avignon pour leur recommander les intérêts de cette princesse.

Les conjurés, se voyant frustrés de leurs espérances, se tournèrent du côté du duc Henri II de Longueville, prince souverain de Neuchâtel, qu'ils voulurent mettre en possession de la principauté d'Orange. Ce dernier, en effet, en tant que dernier rejeton des margraves de Bade, était héritier des droits qu'un de ses ancêtres , Louis, premier duc de Longueville, tenait de sa femme, la margravine Jeanne de Bade, parente des Chalon , souverains de la principauté d'Orange avant les Nassau. Le duc Henri II de Longueville, descendant de celle-ci, aurait dû , sans doute , selon les lois naturelles de succession, régner sur la Principauté, car Jeanne de Bade, comme on l'a dit, tenait ses droits des Chalon eux-mêmes, antérieurs aux Nassau ; mais, comme on l'a encore dit au commencement de cette histoire (p. 158), Philibert, le dernier des Chalon, étant mort sans enfants , avait laissé tous ses biens à René de Nassau , fils de sa sœur, Claude de Chalon, mariée à Henri, comte de Nassau-Bréda. Du reste, les plus hautes juridictions de

ractère inquiet et intrigant. Elle aimait mieux mai faire plutôt que de cesser d'agir, et, pourvu qu'elle fût maîtresse, elle ne songeait point aux dépens de qui ce pouvait être. Sa fille, la princesse Louise-Henriette, était d'une humeur tout opposée, de sorte que la rivalité existait surtout entre les deux premières princesses.

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l'époque s'étaient prononcées en faveur de la maison de Nassau à la suite de procès retentissants (1630).

Dans le but de réaliser leur dessein en faveur du duc de Longueville , J. Sylvius se mit en rapport avec les missionnaires de Marseille , Beauregard avec ceux de Paris, et l'un et l'autre avec le clergé catholique de la Principauté et le légat d'Avignon. En 1654, ils eurent des conférences directes avec le conseiller d'Etat de Morangis, chef des missionnaires de Paris, et avec l'abbé de la Vieuville, mais en se donnant toujours comme les défenseurs des intérêts d' Henriette-Marie. Cette dernière étant venue à Paris en 1656, leur nouveau dessein fut rompu, et ils prirent le parti de conseiller à la princesse Henriette-Marie de traiter avec Armand de Bourbon, prince de Conti , beau-frère du duc de Longueville, qui avait épousé sa sœur (i). Mais nous ne pensons pas qu'ils aient poussé plus loin ce dernier projet , et il est vraisemblable qu'ils s'en tinrent au précédent.

Quoi qu'il en soit, l'édit du 3 mai 1658, destiné à augmenter le nombre des membres du Parlement d'Orange, fut le signal de la révolte de J. Sylvius. On a vu plus haut que ce Parlement était composé d'un nombre égal de conseillers des deux religions. Les conseillers catholiques, pour la plupart, ne résidaient pas à Orange et se bornaient à assister aux deux sessions annuelles du Parlement. Il en résultait que les procès catholiques étaient quelquefois instruits par des conseillers réformés, et c'est pour remédier à cet état de choses , qui indisposait fort les catholiques , que les princesses Améhe et Henriette-Marie rendirent l'édit susmentionné , qui ajoutait au Parlement deux nouveaux conseillers , l'un catholique , qui devait toujours résider à

(i) Relation faite des affaires d'Orange, etc.

Orange, l'autre protestant. J. Silvius, profitant de cette occasion pour lever le masque, fit avancer secrètement des troupes pour surprendre le château d'Orange, s'opposa à l'enregistrement de l'édit et entraîna dans sa révolte la plupart des membres du Parlement (i), qui s'assemblèrent à Pierrelate, le 22 juillet 1658, pour délibérer et laissèrent par deux fois sans réponse les lettres de jussion (2) de Dohna , leur enjoignant d'enregistrer l'édit du prince.

Dohna, ne se laissant pas arrêter par cette résistance et assisté du conseiller Guirand , passa outre à l'enregistrement de l'édit, installa les deux nouveaux conseillers Chieze et Drevon , et fit arrêter J. Sylvius , chez lequel furent trouvées les pièces à conviction du complot. A ce moment, le conseiller de Lubières parut sur la place du Cirque avec les insignes de sa charge pour exciter une sédition populaire; mais ce fut sans succès. Là-dessus, les conseillers récalcitrants s'assemblent à Avignon , cassent l'arrêt d'enregistrement de l'édit du 3 mai 1658 et maintiennent celui qu'ils avaient rendu à Pierrelate et qui portait surséance dudit enregistrement.

Cependant , le duc de Longueville , qui était tenu au courant de tout, voyant J. Sylvius emprisonné et le Parlement fort compromis , car ce corps avait toute la

(1) Nous ne'savons si c'est à cette occasion qu'eut lieu le commencement de sédition que signale une brochure fort rare, qui raconte qu'en 1658 des catholiques ivres attaquèrent, un jour de sainte cène, deux protestants à la porte du grand temple d'Orange. Le sang de l'un d'eux coula. Leurs coreligionnaires, se rappelant les affreux massacres de 1562 et de 1J71, et « croyant qu'on en voulait à leur vie aussi bien qu'à leur religion, se mirent en état de se défendre et de repousser les agresseurs. » Tout, heureusement, se réduisit là. — Lettre d'un fidèle de l'Eglise réformée d'Orange à un fidèle de l'Eglise réformée de Paris sur l'état présent de l'Eglise d'Orange (6 avril 1660) ; — Réponse d'un fidèle de l'Eglise réformée de Paris à la lettre du fidèle de l'Eglise réformée d'Orange sur son état et sur celuy de plusieurs autres églises (20 avril 1660), s. 1. n. d., in-12 ; à la biblioth. publ. de Genève.

(2) La première était du v août lô'jS.

population orangeoise contre lui , changea de tactique , et fit offrir 300,000 florins à Dohna s'il voulait lui livrer Orange; mais le gouverneur méprisa cette offre, et le duc , qui ne voulait pas faire répandre le sang, se tint à l'écart à dater de ce moment.

Cependant, les conspirateurs étaient parvenus à semer la division entre les princesses qui se partageaient la tutelle du jeune Guillaume III, savoir, comme on l'a déjà dit, sa grand'mère Amélie, sa mère Henriette- Marie, et sa tante Louise-Henriette d'Orange, fille de Frédéric-Henri de Nassau et femme de Frédéric-Guillaume , électeur de Brandebourg. Marie s'était laissée gagner par les conspirateurs et , asquiesçant à leur décret illégal, qui lui transférait entièrement la régence de la Principauté et la tutelle de son fils, au détriment des droits des deux autres princesses, elle écrivit à Dohna, le 10 octobre 1658, qu'elle désapprouvait sa conduite. Elle ordonna en même temps à son fermier général de n'effectuer aucun paiement entre ses mains , et pria le roi de France de lui prêter son appui pour qu'elle pût gouverner la principauté d'Orange à titre unique et indépendant.

Dohna protesta contre cette illégalité et demanda immédiatement aux Etats généraux des Provinces-Unies de mettre d'accord les princesses pour éviter une catastrophe. De son côté , le consistoire d'Orange représenta humblement à la princesse Marie, à Ja date du 6 novembre 1658, que les ennemis seuls de l'Etat et de l'Eglise pouvaient désirer un changement de gouvernement, et que son union personnelle avec les princesses Amélie et Louise-Henriette avait fait jusqu'ici le bonheur d'Orange. Dans une seconde lettre de même date, adressée à la princesse Amélie , le consistoire est plus explicite encore. « Nous pouvons aussi dire avec vérité

et sincérité de cœur, » écrit-il, « que Monseigneur le comte de Dohna, à qui nos princes ont commis la conduite de leurs sujets et la garde de leur couronne, n'a jamais usé de concussion, de fraude, ni d'injustice envers aucun , mais plutôt fait rendre à chacun le sien et tendu la main indifféremment à ceux qui ont eu besoin de son aide, soit près, soit loin, soit dans l'Etat, soit hors : ce qui lui a acquis les vœux et les cœurs des domestiques et des étrangers. »

La princesse Marie ne voulut pas déférer à ces sages avis , et Louis XIV, dont elle invoquait l'appui , n'eut garde de laisser passer l'occasion qui lui était offerte d'intervenir dans les affaires intérieures d'Orange. Deux ans s'écoulèrent ainsi en tiraillements , publication de manifestes et intrigues de toute espèce ; puis le roi somma Dohna de lui remettre Orange , en disant que , n'ayantpu, depuis deux années, ramener par aucune persuasion la paix entre les princesses , il se voyait contraint de veiller à ce que le désordre qui régnait dans le gouvernement de la Principauté ne gagnât les provinces limitrophes de son royaume ; il se déclarait ensuite le tuteur du jeune prince , en sa qualité de parent et de souverain d'un pays qui enveloppait la Principauté de toutes parts. La suite montrera que Louis XIV avait d'autres visées.

Dohna, ayant demandé quelque temps pour en référer en Hollande, les princesses commencèrent de comprendre leur imprudence et signèrent, avec la coopération et l'approbation des Etats généraux, un accord , délimitant leurs droits respectifs. Marie fit part de cet accommodement au roi, et le pria de laisser les choses dans leur ancien état; mais Mazarin , qui tenait à ce moment les rênes de l'Etat et était irrité contre la Hollande, qui avait déserté les intérêts de la France , ré-

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pondit que l'intervention des Etats généraux n'avait aucune valeur légale, que le revirement d'opinion de la princesse Marie était trop tardif, qu'elle avait plus besoin d'un tuteur que son fils: enfin, que le roi était trop engagé pour reculer. Les troupes , commandées par le maréchal Du Plessis , marchèrent donc en avant et campèrent sous les murs d'Orange. Dohna, qui ne disposait que d'une faible artillerie , de peu d'approvisionnements et d'une garnison en partie française et d'une sûreté Jouteuse , et qui , du reste , n'avait pas reçu de la princesse Amélie, qui l'avait toujours soutenu, l'ordre formel de défendre la place à outrance , la céda , après avoir fait tirer pour la forme quelques coups de canon . du haut de la citadelle. Les principales clauses de la reddition, signées le 20 mars 1660, dans la capitale du comtat Venaissin furent , que la Principauté serait restituée à Guillaume III à sa majorité; que Dohna toucherait 200,000 livres comme indemnité des avances qu'il avait faites pour l'entretien de la garnison ; que la justice serait rendue exclusivement au nom du jeune prince ; que , si ce dernier venait à mourir pendant sa minorité , la souveraineté d'Orange passerait à la princesse Louise , sa tante ; que le comte resterait gouverneur honoraire de la Principauté jusqu'à la majorité du prince; qu'aucune innovation préjudiciable aux adeptes des deux religions ne serait apportée dans « les offices et charges, tant de justice, police, université, collège, qu'autres; » que tous les procès, civils ou criminels, que pourrait intenter ou soutenir le comte, ainsi que sa femme, Espérance du Puy-Montbrun-Ferrassières, fille du comte Jean du Puy-Montbrun , et ce dernier luimêrne, seraient jugés par la Chambre de l'édit de Castres.

Louis XIV, qui accompagnait l'armée, visita Orange u 19

le 27 mars, à la demande de Du Plessis. Il trouva la place « fort bonne , située avantageusement et si bien fortifiée qu'il eût fallu au moins un mois pour la prendre et non pas cinq jours comme quelqu'un l'avait publié. » Il traita du reste dédaigneusement la religion réformée dans la personne de ses pasteurs , qui demandèrent la faveur d'être admis à le saluer et qu'il ne voulut ni entendre ni voir.

Dohna, qui avait remis Orange à Du Plessis le 2 5 mars, se retira avec sa famille, pour laquelle il avait obtenu un sauf conduit, dans la baronnie de Coppet, en Suisse, qu'il possédait depuis 1657. Les calomnies que l'on répandit sur son compte à Genève, à propos de la reddition d'Orange, l'obligèrent à se justifier auprès des magistrats de cette ville. Dans une lettre qu'il leur écrivit à ce sujet, il démontra l'impossibilité où il était de résister au roi de France et rappela qu'il avait obtenu « des conditions où l'Eglise, » dit-il, « le prince et l'Etat trouvent, sur la parole du roi, les sûretés requises (i). »

L'église d'Orange s'appauvrit beaucoup , au milieu de toutes ces luttes , et nous la voyons réduite à recourir à l'assistance de la princesse Marie pour pouvoir subvenir à l'entretien de son troisième pasteur. Dans une requête non datée, elle lui expose que, les deux pasteurs institués par le prince d'Orange ne suffisant plus à ses besoins, elle a dû recourir au ministère d'un troisième ; mais que , sa pauvreté et les mauvaises récoltes ne lui permettant plus de payer les honoraires de ce dernier, elle la supplie de lui accorder « une pension annuelle et perpétuelle pour l'entretenement dudit

(i) A l'époque de la révocation de l'édit de Nantes, Dohna se déclara généreusement le protecteur des réfugiés français, et s'employa activement pour eux, plusieurs années durant, comme représentant de la Prusse.

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troisième pasteur (i). » Nous pensons que ce troisième pasteur était Jacques Pineton de Chambrun le fils , qui fut donné comme collègue à son père en 1650.

La ville d'Orange perdit également une grande partie de son lustre au départ du comte de Dohna. « La politesse et la magnificence de ce seigneur , » disent Erman et Réclam , u qui tenait une cour aussi brillante que celle des princes d'Orange, y attirait une foule d'étrangers de toutes les nations et en faisait un des plus agréables séjours de France. » La femme du comte ne contribuait pas peu à rehausser les charmes de cette cour. Le célèbre Bayle , qui fut le précepteur de ses enfants à Coppet, dit à son sujet : « Elle a toutes les belles qualités des Françaises sans en avoir les défauts, car elle a l'esprit fin et délicat, un agrément singulier dans ses paroles et dans ses actions , beaucoup de douceur et une grande beauté ; mais au lieu que les dames de France donnent presque toutes dans le jeu , la coquetterie et les divertissements de la plus folle dépense, sans se soucier du qu'en-dira-t-on , celle dont je parle ne fait son capital que de la piété (mais d'une piété douce et nullement chagrine), de l'amour de son mari et d'une conduite toute vertueuse (2) »

La reddition d'Orange fournit l'occasion à deux fîdè-

(i) Requête à S. A. R. Madame régente (ms.). — La lettre est signée par les pasteurs De Chambrun le père, Yial, De Chambrun le fils ; et par' les anciens Bédarrides , du Bois, Félix, de Granetier, Vigut, Reynaud , Pascal, Girbe, Pelet, secrétaire.

(2) Siegmar, comte Dohna, p. 12-41, 96-98; — Erman et Réclam, t. VIII, p. 85-90; — Mémoires des divers emplois et des principaux actes du maréchal Du Plessis, p. 445 ; — Mémoire de François de Paule de Clermfint, marquis de Montglat, p. 546; — Bayle, Nouvelles lettres , t. I, p. 271 ; — Lettre du comte de Dohna, aux Arch. de l'hôtel de ville de Genève, pièces histor. , n" J577 (ms.) ; — Mémoires et autres pièces concernant les affaires de Provence (ms,) ; — Justin, p. 428,429; — Comtede La Guiche, Mémoires; Londres, 1744, p. 20] ; — Mœrikofer, p. 198, 199; — Ms. de Carpentras, fonds Tissot, n°X.

les, l'un de l'église d'Orange, l'autre de l'église de Paris, d'échanger deux lettres qui ont été imprimées (i). Le premier faisait connaître l'affliction profonde oij était plongée son église par suite des graves événements qui venaient de s'accomplir, sur lesquels toutefois il gardait le silence le plus complet. Le second compatissait aux malheurs de l'église d'Orange et l'engageait à s'humilier sous la main puissante de Dieu, qui tient entre ses mains les destinées des hommes et se propose toujours leur bien , quoiqu'il les châtie sévèrement quelquefois.

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