‹ Histoire des protestants de Provence, du comtat Venaissin et de la principauté d'OrangeChapitre 62 sur 93 · REGIME · texte numérisé non relu

REGIME

La Charce

Lourmarin

Le Luc, 20 avril

Riez , 20 août

Lourmarin (ou Mérindol), 1 5 juin

Lacoste, )o mai

Cabri ère s-d'A igues , 27 juin

Lourmarin , 28 mai. . .

Mérindol , 20 août.. . .

Manosque

Manosque, 21 mai. . .

Mérindol , 3 mai

i6<; 2 Le Luc 1668

1653 Seyne 1669

Mérindol 1674

1657 Manosque. mai 1675

Manosque 1677

1659 Le Luc, juin 1678

1660 Mérindol , 1 3 novembre. 1679

1664 Manosque, mai 1683

NOTICES PARTICULIÈRES SUR LES ÉGLISES DE PRO- VENCE ET LEURS ANNEXES AU DIX-SEPTIÈME SIÈ- CLE (l).

joucas , Gignac, Oppedeltes, Roussillon , Murs.

(Vigucrics d'Apt et de Folcalquier.)

De 1 598 à 1605, cette église fut adjointe à celle de Gordes. Le 24 juin 1601, les catholiques lui contestèrent le droit d'exercice et elle se borna à leur répondre qu'elle en jouissait de temps immémorial. En [611, André Garin , son pasteur, desservait aussi Gordes et

(1) Diverses listes de pasteurs et d'églises dans le Bulletin de la Société, etc., t. VIII, p. 25, 24 , 72-76; t. IX , p. 295-297; t. XV, p. 577, 1,-2, 1,5 ; t. V, 371, 572 ; t. VII, 428-4 54 ; Les larmes de Jacques Pineton de Chambrun, p. 286, 287 ; Lefèvrc , Nouveau recueil de tout ce qui s'est fait pour et contre les protestants; Aymon, Tous les synodes des nationaux; Benoit, t. III, 112-iK (Pièces justificatives) ; et les sources citées au bas des pages.

l'annexe de Murs, et les réformés de ces trois localités lui faisaient 428 livres d'appointements. Quelques années après , le sieur Bonine , prêtre, commandeur de Joucas, lui suscita des difficultés, qui se terminèrent par la transaction du 13 juin 1622, par laquelle ledit commandeur permit l'exercice à Joucas. Un arrêt du conseil du roi du 3 mars 1634, enregistré par le Parlement de Provence le 26 avril suivant, fit défense à André Garin et tous autres ministres de faire des prêches et autres exercices dans les lieux autres que les lieux de bailliage. Garin quitta alors l'église, qui resta quelques années sans pasteur. Vers 1638, un revirement s'opéra en faveur de Joucas, qui put reprendre son exercice. Un arrêt du Conseil du roi du 7 septembre 1645 défendit même au Parlement de Provence de connaître des différends survenus entre les réformés de Joucas , Gordes , Murs et autres lieux et les catholiques, et renvoya les parties devant la Chambre de l'édit de Grenoble.

En 1662, les syndics généraux du clergéde Provence contestèrent de nouveau le droit d'exercice aux habitants réformés de Joucas par-devant les commissaires exécuteurs de l'édit de Nantes de cette époque, et demandèrent qu'il fût supprimé et que le temple fût démoli , se fondant sur ce que ce dernier avait été bâti sur une terre appartenant à un religieux de Saint-Jean de Jérusalem, seigneur haut-justicier. Le commissaire catholique donna raison aux syndics, mais il opina pour que le temple fût simplement converti à un autre usage. Quant au commissaire protestant, il demanda que les réformés de Joucas fussent admis à prouver par témoins qu'ils avaient joui de l'exercice en 1 596 et 1 597. Joucas ne renfermait à cette époque que six familles catholiques et encore moins au moment où

RÉGIME DE L EDIT DE NANTES. )Çj

fut promulgué l'édit de Nantes. Le procès-verbal de partage des deux commissaires fut signé à Pertuis le 17 mai 1662 et renvoyé au roi, qui ordonna en son Conseil, le 4 mai 1663, la suppression de l'exercice et la démolition du temple.

Joucas avait pour annexes Gignac, Oppedettes , Roussillon et Murs.

Gignac et Oppedettes. — En 1625, le roi, répondant à un cahier de plaintes des églises réformées, avait manifesté le désir que l'exercice fût restitué à Gignac, mais la volonté royale ne fut pas exécutée. Dans les plaintes portées au roi par les députés du synode général d' Alençon de 1637, on exposait que l'exercice était autorisé et établi à Gignac en 1620 avant les nouvelles guerres de religion, et qu'interrompu à cette époque, l'édit de grâce de Nîmes, de juillet 1629, en avait permis le rétablissement , mais que les commissaires chargés de faire exécuter l'édit n'avaient pu remplir leur commission. Le synode d'Alençon demandait au roi, en conséquence, de rendre justice aux habitants réformés de Gignac. Ils obtinrent, paraît-il , gain de cause , car les syndics généraux du clergé de Provence demandèrent aux commissaires exécuteurs de Ledit de Nantes, de 1661 , que le pasteur Pouyer, de Joucas, ne pût plus faire l'exercice à Gignac et Oppedettes en vertu de la déclaration royale du 2 décembre 1634, qui interdisait le prêche dans les annexes. Les commissaires s'étant partagés sur l'objet du litige, le roi , par un arrêt de son conseil du 4 mai 1663 , supprima l'exercice à Gignac et Oppedettes. La première annexe comptait, en 1682, cent quatre habitants réformés (vingt-deux familles , et la seconde soixante et dix (dix-sept familles).

Roussillon, à la même époque , avait soixante habitants réformé^ 'quinze familles).

Quant à Murs , elle fut adjointe tour à tour aux églises de Joucas, Gordes et Lacoste.

Il y avait aussi, en 1682, à Viens, trente habitants réformés , à Saint-Martin.-de-Castillon vingt , à Caseneuve six.

Pasteurs de Joucas : Jean Bouer. 1 596- 1 597 ; André Garin, 1611-1634; Théophile Pouyer, 1650-1662 ; Bouer, 1685 (1).

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