COMTE DE TENDE ET GOUVERNEUR DE PROVENCE, EN I
Brantôme : « Le roi lui (à Sommerive) en voulut (de n'avoir pas fait massacrer les huguenots) et en fut très mal content. On dit qu'il mourut de dépit de ce mécontentement, conçu du roi sans raisons; d'autres , que ses jours furent avancés » (Œuvres complètes, éd. Buchon, t. I, p. 343).
Davila : « En Provence , le comte de Tende dit franchement qu'il n'en ferait rien (qu'il ne massacrerait pas les huguenots) ; à raison de quoi, peu de jours après, étant dans la ville d'Avignon, il fut mis à mort, à ce que l'on croit, par l'exprès commandement du roi » (Hist. des guer. civil, de France , mise en français par J. Baudoin; 2de éd., Paris, 1647, p. 330).
Jean de Serres : « Tendius , post aliquot dies, dum Avenione esset , regiorum admissariorum operâ, veneno moritur » (III. partis, Commentar. de statu relig. et reipublic. in regno Galliœ 1575 , fol. 54).
Mémoires de l'Estat de France sous Charles neufiesme : (( Cette magnanime réponse (de Sommerive à La Molle) servit à ceux de la religion de ce gouvernement-là (de Provence) , car il n'y eut point de massacrés ; mais elle fit perdre la vie au gouverneur qui , quelque temps après , fut empoisonné dans Avignon , dont il mourut » (2e éd., Meildebourg, 1578, vol. I, fol. 292).
Honoré Bouche : « Quelques-uns ajoutent que le même comte (de Tende) fut tué quelques jours après dans Avignon et ce, par le commandement de très hautes puissances, comme si c'était en punition de ce qu'il n'eut point voulu obéir à ce qu'on lui avait commandé (de faire massacrer les huguenots) » (La Chorographie ou Description de Provence, t. II, p. 655).
Le Laboureur : « Honorât de Savoie, comte de Tende, mourut de poison... le 8 septembre 1572 » (Additions aux Mémoires de messire Michel de Castelnau; nouv. éd., Bruxelles, 1731, t. II, p. 14).