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et en 1617 elles recueillirent 2,01 3 livres 4 sols 6 deniers pour la ville de Sancerrc, qui « avait, dit Benoît'^ deux grandes affaires sur les bras : l'une de se conserver le privilège de ville de sûreté, qu'on lui contestait; l'autre de se défendre contre les hostilités du comte [ de Marans ] 9. Plus tard elles envoyèrent emcore des sommes considérables aux Vaudois persécutés.
Le traitement des pasteurs variait beaucoup d'importance en Dauphiné au XVIP siècle. Quelques-uns ne touchaient que 120 livres par an, minimum au-dessous duquel les églises de la province, en vertu d'une ordonnance du synode de Serres de 1627, ne devaient pas descendre, de peur de faire discréditer le ministère. Les émoluments ordinaires des pasteurs étaient de 400 livres , plus le logement. Dans certaines églises de ville, notamment à Gap, ils recevaient 600 livres.
Un artick de Tédit de Nantes (44, secrets) stipulait que les « ministres de la R. P. R. seraient exemptés des rondes, des gardes et logis des gens de guerre et autres assiettes et cueillettes de tailles » . Cette disposition ayant été souvent enfreinte, Henri IV se vit obligé de déclarer, par lettres patentes du 5 juillet 1604, que les ministres « ne pourraient être compris es tailles et autres impositions pour leurs biens meubles, pensions et gages; ains seulement pour leurs propres ». Ces lettres n'étaient pas encore en vigueur en 1607, et Louis XIII dut les renouveler. Sur les instances réitérées des églises , qui ne trouvaient pas cette concession suffisante et conforme à la teneur de l'édit de Nantes , le roi finit ( 1 5 déc. 161 2) par exempter les pasteurs de toute taille et de tout subside, à l'instar des ecclésiastiques romains; mais cette nouvelle disposition , confirmée par l'article 5 du traité
(i) Tome II, p. 227,
deLoudun, ne fut enregistrée par la cour des aides qu^en '6i6, et encore seulement pour un laps de trois années.
■Le commis spécial chargé de recevoir en Dauphiné les
deniers de Poctroi du roi était François de La Combe , an-*
cien du consistoire de Saint-Marcellin et député à divers
synodes généraux. Il portait le titre de « commis à la recette
des deniers des églises » ou celui de « trésorier des églises ».
Nous apprenons par les actes du synode d'Embrun de i6o3
^uUl fallut insister auprès de lui pour lui faire accepter cette
charge. Le synode lui allouait 2 sols par écu pour ses hono-
^^vres. Plus tard, en 1620, la ferme de « la recette des
^^niers de la subvention de Sa Majesté » ayant été mise aux
enchères, elle incomba de nouveau à de La Combe, qui
offit de s'en charger à raison seulement de 3 deniers par
^^u, condition qui dénotait une amélioration sensible dans
^cs ressources financières de la France et le bon vouloir des
préposés du trésor.