éManas et Saou
Les pasteurs de cette église, qui fut unie jusqu^en 161 5 à celle deChâteauneuf-de-Mazenc, résidèrent tantôt à Manas, tantôt à Saou, suivant un usage du temps, mais le plus souvent à Manas. Le synode de Nyons de 1601 décida que le pasteur à cette date habiterait Saou , « moyennant la promesse que ladite église a faite de fournir de monture pour visiter » les autres églises. La promesse, paraît-il, ne fut pas exactement tenue, puisque le synode de Saint-Marcellin de 1606 ordonna au pasteur Repusseau de s'établir a à Manas jusqu'au prochain colloque, qui en jugera ».
Les commissaires exécuteurs de 1664 condamnèrent l'exercice à Saou par forclusion; mais ils maintinrent l'exercice particulier du sieur de Lastic, à qui ils laissèrent le droit de réunir avec sa famille 3o personnes étrangères. L'exercice fut interdit purement et simplement à Manas par les mêmes commissaires. Saou possédait 60 familles protestantes en 1687.
Les annexes de Manas et Saou étaient Charols , Le Puy-
Saint-Martin, Roynac et Celas (hameau de Saou). Bezau-
dun et Les Tonils furent adjointes à cette église à l'époque
de la séparation de Châteauneuf-de-Mazenc d'avec elle,
mais ce ne fut pas pour longtemps.
Charols fut annexée à Manas par le synode de Mens de 16 1 5. En 1687 elle possédait 3 familles protestantes.
Quant au Puy-Saint- Martin , les commissaires de Tédit de 1399 et de 1614 rendirent plusieurs ordonnances tendant à rechercher si l'exercice de la religion réformée avait été célébré dans cette église en 1577, 1596 et 1597. Leurs délégués se livrèrent à plusieurs enquêtes et ne purent sans doute se procurer des preuves écrites, car les commissaires de 1664 condamnèrent Téglise par forclusion. Les synodes provinciaux n'avaient du reste rien négligé pour faire jouir cette église du droit d'exercice, et ceux de Montélimar de 1607 et d'Orpierre de 1608 avaient chargé Saint- Auban, Chamier et le sieur du Puy-Saint-Martin de faire toutes les démarches nécessaires à cette fin.
L'exercice fut également condamné par forclusion à Roynac et Celas par les commissaires de 1 664.
Francillon, Soyans et Le Pont-de-Barret ressortissaient aussi à Manas et Saou et avaient en 1687 : la premières familles protestantes , la deuxième 5 , la troisième 4.
Pasteurs de Manas et Saou pendant leur union avec Ghâteauneuf-de-Mazenc : Lafièle i568 (à Châteauneuf), noble Guillaume Saint-Ferréol du Mas 1 569, puis en i SgS (à Châteauneuf), Sèves 1602 (à Châteauneuf), Dumont 1601 (à Saou), Clément Dauphin 1602 -1604 (à Châteauneuf), Barthélémy Roure 1604 à 1606 (à Manas), Jacques Repusseau 1606- 161 5 (à Saou, puis à Châteauneuf).
Pasteurs depuis la séparation de Châteauneuf : Adrien Chamier II 161 5- 161 6, Dragon, sieur de Choméane, 161 7i63o, Jean Cordeil 1637, Chabrand 1660, Borrel 1684.
Le Puy-Saint-Martin, Moru 1578.
ij. — Châteauneuf-de-Ma:^enc.
Cette église fut unie jusqu^en i6i5 à celle de Manas et Saou. Acette époque elle eut un pasteur en propre.
Les commissaires exécuteurs de Tédit de Nantes de 1614 firent, le 7 juin, un règlement c< entre les habitants des deux religions » concernant l'usage de la cloche de la communauté et le lieu où l'exercice de la religion réformée serait fait. Pour ce qui est des commissaires de 1664, ils se partagèrent sur le droit du seigneur du fief, qui était Jacques dTze, sieur de Rosans et de Châteauneuf. Le commissaire catholique se fondait sur ce que ledit seigneur, conseiller au parlement de Grenoble (chambre de Pédit), ne demeurait pas dans ses terres pour demander la suppression de son droit particulier d'exercice. L'église de Châteauneuf fut secourue par le synode national de Privas de 1612, et il semble que vers i63o elle s'unit de nouveau à Manas. Elle comptait 24 familles protestantes en 1687.
Pasteurs depuis la séparation de Manas et Saou : Jacques Repusseau 1615-1617, François Valensan 1617- 1620, Jacques Gounon r683.