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^*^ ^ieux registre de famille donne les détails suivants sur ^^lis.^ de Vesc, à partir du milieu du XVIP siècle : ^' X^-« 1 7 mars 1 642 «on a commencé les fondements de ^g^J^^ protestante de Vesc;
^ I^ 22 septembre 1643 David Marcel et Charles .^^^ï^id, maître maçon, ont fait Tare en pierre de taille et ^^^ ^^ couvert dans le mois ;
*^ 3L^e II septembre 1644 M. Monical a fait la première ^ss^i:x-x>5lée dans le temple de Vesc ; /* ï^-e 20 juillet i65o M. Jourdan, ministre de Vesc, a
^<^ii premier prêche dans le temple; ** ^" 26 janvier i65i on a fait la cloche pour le temple;
» Le t5 août 1667 M. Bournat, pasteur à Vesc, a prêché la première fois •,
» Le 26 mars 1666 M. Maillefaud, ministre à Vesc^ épousa Paule Noyer;
)> Le 3 mai 1672 on a refondu la cloche du temple par Nicolas de Moissat ;
Le i3 ipai 1672 on a fini le clocher et monté la cloche ;
» Le 16 février 1684 le temple fut démoli *. »
Nous compléterons ces éphémérides en ajoutant que réglise de Vesc reçut un secours en 161 2 du synode national de Privas; que les commissaires exécuteurs de 1664 se divisèrent sur le maintien de son droit d'exercice , et que le conseil, vidant leur partage , supprima Téglise le 6 décembre i683 et ordonna la démolition du temple. Elle comptait 78 familles protestantes en 1687.
Vesc avait pour annexes Crupies et Bouvières.
Crupies, unie primitivement à Bourdeaux, fut adjointe à Vesc en t634 par le colloque du Valentinois. L'église appela de cette décision au synode provincial, qui paraît avoir ratifié le jugement du colloque , attendu que Vesc avait besoin de cette annexe pour entretenir son pasteur. Les commissaires de 1664 se divisèrent sur le maintien de Pexerciceà Crupies, et le conseil du roi, vidant leur partage, ordonna, le 24 janvier 1684, la suppression de Téglise et la démolition du temple. Le 2 1 novembre 1 668 elle avait fait fondre une cloche pour son temple. A la révocation de redit de Nantes elle possédait un temple , situé au hameau de Vial, un cimetière et un capital de 5o livres. En 1687 elle comptait 40 familles protestantes.
Les protiestants dé Bouvières agrandirent leur temple en 1 65 1 , en achetant de Brochenin un pré dans le quartier
(i) BuUet. de la Soc. de thUt. du proi. franc., t. x» p. 340. -
de Préboson *. Les commissaires exécuteurs de 1664 se divisèrent sur le maintien de Texercice à Bouvières, et le conseil du roi , statuant sur leur partage , supprima Téglise le 6 décembre i683 et ordonna ,1a démolition du temple, qui, néanmoins, fut assigné aux catholiques par un arrêt postérieur du même conseil du 27 décembre i685. — Sur la conversion des protestants de Bouvières au catholi* cisme en i683, voyez page 134. Cette église comptait 70 familles protestantes en 1687.
Vesc avait deux autres annexes, Gumiane et Saint-Na- \aire-le' Désert , mais elles ne furent jamais autorisées, croyons-nous, par les commissaires exécuteurs de Tédit de Nantes. Saint-Nazaire comptait 4 familles protestantes en
Relativement à Gumiane , le synode provincial de Montélimar de 1607 décida que les églises qui étaient les plus rapprochées de cette localité « enverraient fréquemment leurs diacres faire la prière en ladite église, afin qu^elle soit maintenue en sa possession ». Le synode de Montélimar arrêta également que les démarches entreprises pour la reconnaissance de son droit d^exercice seraienf continuées. Le synode d'Orpierre de 1608 s'occupa encore de Gumiane. (( Léglise de Gumiane, lit-on dans ses actes, sera assistée des pasteurs circon voisins ; et particulièrement M. Matthieu Jay est exhorté de la secourir^de fois à autre, avec la permission de son consistoire. » Il y avait à Gumiane en 1687 4 familles protestantes.
Les commissaires de 1699 se trouvant à Die le 6 novembre, les protestants leur demandèrent de reconnaître Saint-Nazaire-le-Désert comme lieu de bailliage ou de sénéchaussée pour l'exercice de la religion réformée; mais ceux-
(i) Arch. dép. de la Drôme^ E. 2148.
ci leur répondirent que Die non plus que son ressort n'étaient tenus ni pour bailliage ni pour sénéchaussée. Saint- Nazaire fut aussi l'objet des soins du synode d'Orpierre de 1608, qui décida qu'on poursuivrait les démarches entreprises pour la reconnaissance de son droit d'exercice.
Pasteurs : Jacques de La Planche 1 59 1 - 1 693 , Sébastien Jay 1602-1632, Jean G)rdeil i633-i634, Chabrand 1644, Monical 1644, Jourdan i65o, Boumat 1657- 1660, MaîUefaud 1666, André Serre i683.
i5. — Le Poët- Laval.
Cette église était adjointe à celle de Dieulefit et fut érigée en église particulière quand le synode de Grenoble de i6o5 permit au pasteur de Dieulefit Girard, qui était fort avancé en âge, de s'y retirer pour la desservir jusqu'à sa mort. Girard n'eut pas de successeur immédiat et l'église redevint une simple annexe en 16 14.
Saint- Auban pria à cette époque le synode du Pont-en- Royans de l'adjoindre de nouveau à Dieulefit , qui venait de perdre momentanément Montjoux , annexée à Vesc. Sa demande fut renvoyée à l'examen du colloque du Valentinois, qui ne l'agréa pas , car il rattacha Le PoèVLaval aux églises unies d'AlIan et Sauzet, qui en avaient besoin pour entretenir leur pasteur. En 161 9 nous la voyons, ce semble, redevenir église particulière, car die demanda un secours au synode de Gap, en se fondant sur ce que le marquis Louis de Marcel de Blaïn du Poët, neveu du célèbre capitaine protestant de ce nom , qui contribuait pour une large part aux frais de l'exercice au Poët-Laval, avait cessé sa subvention depuis sa « révolte ». Le synode, outre la portion ordinaire des deniers du roi qui revenait à cette église, lui alloua la somme de 3o livres.
Les commissaires exécuteurs de 1 664 maintinrent Texercice au Poët-Laval, attendu que le seigneur qui possédait alors ce fief était haut justicier; mais ils se divisèrent sur les conditions auxquelles cet exercice devait avoir lieu, et le conseil du roi, statuant sur leur partage, supprima Téglise le 24 janvier 1 684 et ordonna la démolition du temple. Le Poët-Laval avait 32 familles protestantes en 1687.
Pasteurs: Gaspard Giraud iSôo, Isnard Girard i6o5, Chastet 1660, Daniel Arnaud 1670.