Ibid., IV ••2, p. 2U
latêfei". Ce qui n'enipôciia pas l'assassinat, et> décenibre 1609, de i'agtniî nioidave Carainian, que le. prétendant jugeait être la cause principale de son insuccès. Giover avait été pleinement informé de ce fait, et Bogdan était encore son hôte.
Il le fut encore quelque temps. Lorsque, en mai 1610, les Turcs, gagnés par Movilâ, voulurent en finir avec lui, en le faisant inviter dans le palais des princes de Moldavie sous prétexte d'y entendre la lecture de son décret de nomination, Bogdan eut vent de ce qui le menaçait et il se tint enfermé dans l'hôtel d'Angleterre. L'inimitié du prince de Transylvanie, Gabriel Bâthory, contre ses voisins de Valachie et de Moldavie, qu'il comptait chasser de leurs sièges — et il chassa, en effet, au mois de décembre 1610, le premier d'entre eux, Radu Serban, un client des Impériaux, — rendait plus brillantes encore ses espérances 2.
Gabriel écrivit bientôt au Vizir-Caïmacam pour lui demander la nomination comme prince moldave de ce Bogdan, «héritier" du pay^s, qui n'avait jamais imploré un autre appui que celui du Sultan, son maîtres. L'ambassadeur impérial prétendait que le futur prince moldave avait la mission de
1. î-Turmuzalci, IV 2, pp. 304-305, n. ccnvm ; mes Sta~ dii siDocunii'J/ierXX, p. .379, n. oct.xiv ; p, 384, n. cccxivpp: 4SG-'J-97, 11. •■
2. Hunnuznk; '3rown, Caïendar- (1610-l(m), n. 1: „,>,,. ,i.^4, 2m.