Ibid., pp. 634 et suit., 638 et stiiv
-sh] (de France,. „^u'çlJç eft maîtresse ,4e la Mer Nwe, par le, traité, d'OunJciar-Skélessi et maîtresse de rcmdouchure du Danube, par celui d'Andrinopte»*. ■ .,.; ' ,. . ,,. // , , , , ,; ,: ■
Mais rAngMerre,4isjait le secrétaire de l'arabassa de. anglaise â Constantinopie, f)ayid Urj^iilurt; de passage à Bucarest, ne pouvait reconaaitré que le principe de libre navigation des fleuves énoncé -dans les traités de Vienne 2. Pour le moment cependant, l'Autriche, la France s'y étant mêlées, la question en resta là 3.
^ Déjà les Anglais commençaient à s*apercevoir que là voie du Danube représentait le chemin le plus couU.vers l'Asie 1. A Belgrade même, le colonel Hodges jouait un rôle principal dans le travail diplomatique tourné contre l'influence russes
I) sera peut-être intéressant de remarquer que, déjà huit ans avant le moment où Palmerston soïîtenait le projet du royaume roumain, de la nouvelle Roumanie, un étudiant valaque. dont Biutte faisait l'éloge comme s'étant distingué de la plupart de ses co-nalionaux en empruntant aux
). Ibid., p. 63<).
•'. àbid., p. 63S, n. 642.
a Ibid., p. 660, n. 657. 4. ibid., p. 6f)5, no. 660.
.:>. ïbid., p. 681, n. 671 ; p. 709, n. 093: pp. G79-««« -p. 722, B. 70<.i.
Occidentaux ce que leur civilisation pouvait avoir de plus sain et de plus utile pour son pays, Pierre Poenaru, futur organisateur de l'enseignement supérieur en Valachie, allait voir directement en Angletei-re les merveHles de l'industrie moderne et étudier en même temps les lois, les coutumes et le développement de l'instruction publique. Nos lecteurs nous sauront gré de communiqner en entier le rapport suivant qu'il fit, de Londres, le 27 octobre 1831 > :
^Depuis trois jours je suis de retour de l'excursion minéralogique que j'ai faite dans quelques parties de l'Angleterre. Mon séjour dans Ce pa^'s-ci a été plus long que je ne me l'étais proposé d'abord, parce que Mr. Pillet, par une erreur que je ne saurais expliquer, m'a fait attendre dans Londres près de trois mois les sommes dont vous l'aviez chargé de me faire passer; ensuite parce que, ayant trouvé dans ce pays-ci plus d'occasions et de facilité pour m'mstruire que je ne croyais, j'ai prolongé mon séjour tant que les moyens pécuniaires m'ont permis d'en profiter.
1. Cf. notre mémoire dans les ,,Anna]es de !'Aeadétnie Roumaine", section littéraire, XXVIII, p. 2'>f et suiv. Cf. nos §tudii si documente, Vlll, p. 164, m. 198 (et pp. 100-101, n. 1G4).
„Le temps que j" ai passé à Londres, ne. s'est "ipas écoulé sans m'olfrir de nombreux sujets •d'étude ; car de tous les côiés il se présentait à mon attention une grande variété d'objets d'admiration, qui excitaient en moi le plus vif désir de connaître la source de tant de merveilles, en industrie, en législation et en toute sorte de rè- .glements qui tendent à rendre la vie de l'homme en société la plus agréable possible.
Le principal objet de mon étude dans cette <:apitale a été de connaître les moyens qu'on emploie ici pour encourager l'instruction publique.
^V'ous savez, Monsieur, qu'en Angleterre, les écoles publiques des hautes sciences ne sont pas aussi nombreuses qu'en France et en Allemagne—, mais les écoles d'mstruction primaire sont beaucoup plus répandues ici (|ue dans tout autre pays, à Texception, peut-être, de celui d'Autriche. Quelques-unes de ces écoles sont soutenues par le .gouvernement, mais la plupart d'entre elles ont été établies et sont entretenues par des sociétés de bienfaisance; dans ces écoles, la jeunesse des deux sexes, non seulement reçoit l'instruction .gratis, mais elle est. en outre, logée, nourrie et habillés aux frais de la société. Je n'ai pas vu de hameau, partout où j'ai voyagé en Angleterre, qui n'eut son éco'e intitulée „Charity School supported by voluntary contribution", et puis dans 'ss villes il v a une foule d'associations lilté-
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raires, scientifiques et industrielles, qui encotiràgent les sciences, les arts .et lés métiers.
,,A côté de ces dispositions pour éclairer leurs concitoyens, les Anglais s'empresseut encore 4e» i?orter leur offrande lorsqu'il s'agit de secourir le malheureux, car c'est encore par contribution volontaire que sont soutenues toute espèce d'institutions charitables, tels que les hôpitaux,, les maisons de refuge et autre.s. Cet esprit d'association pour la bienfaisance fait grand honneur au peuple anglais, et, quant aux associations de spéculation, qui dans ce pays-ci sont générales pour tout sorte d'objets, celles-ci, quoiqu'intéressées, n'ont pas moins contribué à la grandeur morale et physicfue de ce peuple. Vous savex, l^Ionsieur, que tout ici se fait par des compagnies, et de cette manière le gouvernement n'est pas obligé de surcharger d'impôts les sueurs du laî>oureur et de l'artisan, pour faire c^es routes, des canaux et d'autres travaux d'utihté publique. Pour augmenter les fonds des institutions charitables, on emploie ici encore d'autres moyens* bien dignes d"élo.Q:es : quelquefois on fait de* quêtes dans les églises, après l'exhortation d« ministre à ses paroissiens; d'autres fois, on tien* des réunions publiques où l'on fait des discours et ensuite des collecte.s, et de temps à attire on donne des fêtes brillantes, où l'on oftre du plaisir aux amateurs, pour de l'argent, d«at y ne partie est destinée à défrayer les dépensas
de la fête et le reste à être versé dans la caisse ëe quelque institution charitable. Tout petit qu'était l'état inances,je me suis laissé entraîner une iu^^, "i j'ai payé une livre sterling pour assister à une de ces fêtes, qui a été des plus remarquables. C'était une fête champêtre donnée dans le plus beau jardin de Londres au profit d'un pensionnat dé jeunes. demoiselles pauvres, soutenu par une société de dames. Pour augmenter ia recette, on avait invité les dames d'apporter quelques ouvrages de leur main, pour être vendus à la fête au profit de l'institution. Le jardin avait" été embèlIT avec un goût des plus exquis: on y voyait une grande variété déplantes indigènes et exotiques, chargées de fleurs des plus vices couleurs, et d'un parfum délicieux^ toutes rangées en allées, en groupes et en d'autres figures, parmi lesquelles plusieurs bandes, «le musique animaient la danse en différents endroits, sous une gaie verdure 'et dans une atmosphère embaumée de parfums, dont la chimie avâit fourrii la toilette et quela nature avait donnés aux fleurs; ensuite il 3- avait partout des tables dressées, couvertes de phisieurs sortes defï-uits savoureux et d'autres ràlraichissements exfuis, doat on pouvait se régaler à discrétion.
'• ,La fcte a commencé à trois heures de l'aprèsmidi, ef, vers les six heures, lorsque l'asser^bléfr était au complet,: d'autres tables ont été dres-
"vsées sous des tentes embellies de gtHrlandeS et
MS
de couronnes d'une après avoir posé su ' ic- ;;-, .l:.
les dames avaient ; pour être \
profit de l'institution, ies dames qui bres de cette société bienfai.^- 'Mo se gé les tables au sort, pour
chère des objets qui y avaiei:. l-;.c- u;.^ .)■.;^ v^fu;; sorte de marché a beaucoup égayé ras-emblee et la somme qui en à résulté doit sez considérable, cai' j'ai vu Wen i.
vendre dix fois leur valeur, à caiL i|ui pouvaient payer se disputaient lus «Cj^ib i; ;ivaillés par les dame§ qui se distinguaient de la foule par leur rang dans la société, ou par leur ta;lent ou bien par leur beauté. Après la vente, et lorsque l'astre du jour avait disparu, une multitude d'autres astres artificiels le remplacèrent,, en répandant la lumière avec profusion à travers une multitude de verres de mille couleurs et rangés en figures très variées. Cette brillante illumination a ajouté beaucoup au charme delà fête, qui a été continuée gaiement jusqu'à onze heures du soir, et ensuite chacun s'est retiré content d'avoir contribué, tout en s'amusant, aux moyens d'éclairer lé beau sexe. ^
„Après avoir examiné le moyen qu'on emploie pour répandre l'instruction, j'ai tourné mon attention vers les ernbellissements delà ville, et j'ai, eu beaucoup à admirer ses magnifiques ponts,., éofit la construction est tout à la fois gigan-
•:esque et élégante, les belles rues, dont la propreté est un grand bienfait pour la salubrité de i'air qu'on respire ici. Mais ce que je n'ai pas vu dans d'autres villes, et que j'ai trouvé bien agréable et utile, ce sont les places publiques. A'ous avez vu, Monsieur, combien ces endroits sont gais, avec quelle régularité et quelle élégance sont bâties les maisons qui entourent ces places, quel aspect offre la plantation du milieu en petit jardin, où le voisin trouve pendant l'été une promenade agréable, de l'ombre, de lair frais. ,J'ai beaucoup admiré aussi le mode d'éclairage, qu'on fait aussi au gaz, et je me suis introduit dans un des établissements où l'on produit cet élément, j'en ai étudié le procédé et dessiné les machines qu'on y emploie. En Angleterre, ce mode d'éclairage est général: dans toutes les villes' de ce royaume, les rues, les boutiques et les manufactures sont éclairées au gaz, qu'on extrait du charbon de terre. Ce îossile n'étant pas si abondant dans d'autres pays somme en Angleteire, l'éclairage au gaz ne pourra jamais y concourir avec celui fait à l'huile, à la manière ordinaire. Je s^is, par exemple, qu'à Paris on paye le gaz qu'on brûle dans les boutiques plus du double de ce que coûte la lumière d'upe lampe à Thuile. On parle, depuis peu, d'u,nc invention très importante dans cet art: ce serait l'application en grand, et à très bon marché, d'un ;35rocédé qui se fait en petit dans les laboratoirres
•de chimie, pour extraire le gaz hydrogène par la décomposition de l'eau.
„Si ce pi-océdéjpouvait réussir, il n'y aurait plus de lieu habité sUr la terre qu'on ne pourrait é- <;lairer au gaz, car où ne pourrait-on pas se procurer de i'eau?
„Le 10 août, aj'ant reçu une partie de l'argent •que j'attendais, je suis parti de Londres pour aller visiter les mines et les établissements meta!-, lurgiques de ce pays. Je me suis d'abord rendu à Birmingham, dans le comté de Stafordshire, où j'ai vu un établissemeut des plus fameux de l'Angleterre pour la construction des machines à vapeur; d'ici on fournit avec des .machines de cette espèce les établissements de plusieurs parties d'Europe. Je me suis informé de leur prix et du moyen d'en faire venir aussi chez nous quand nous en aurons besoin. De même, je m« suis informé sous quelles conditions les ouvriers voudraient-fls se cha'ger d'accompagner ces ma,^ chines pour travailler avec elles dans notre pays, car, comme vous l'avez très bien dit, on risquerait sa vie et sa fortune si on livrait ces ma,r chines entre les mains d'hommes aussi inexpé-? rimentés à cette sorte de travail, comme le sont ceux- de notre pays. wft >',;♦,
„De Birmingham, je suis revenu à Londrefl pour toucher le reste de l'argent que vous m'a-< vie?, envoyé, car je n'osai me le faire passer à Birmingham, de peur qu'il n'arrive dans l'ihter-
valle quelque faillite ou bien quelque erreuivcomniecelle de M. Pillet. Après avoir touché la somme^ j'af quitté de nouveau la capitale sans fstard, et j'ai repris ma route, en passant encore par Birmingham à Manchester, dans le comté de Lancaster ; ici je me suis arrête pour voir les filatures de cette ville, qui, comme vous savez,- fait le commerce exclusif de cet article dans tous le? marchés du monde. Entre les établissements pourla filature du coton, qui sont ici Jes^ plus magnifiques qu'on puisse voir et les plus norçîbreuses, il y en a aussi quelques-unes pour fjler la laine, ef ce sont ceux-ci qui ont attiré plus particulit;rément mon attention,, car il n'y a que cette sorte de filature qui pourrait .être .introduite chez: nous avec. avantage.
„De Manchester je sui- rarti pour Liverpoo!, et' j'ai fait ce voyage p,àr un nouveau moyen de transport qui est une des merveillég dé findustifie da siècle. Il ya près d'un an depuis qu'une conlpaa[nie a établi entre Manchester et Liverpool un chemin de fer, ^ur lequel on u^ansporie entre ces, :i2ux villes les voyageurs et les marchandises ù^rs des voitures à vapeur; vingt voitures attachées les unes aux autres, et chargées .de 240 tfrsonnes, sont tirées, toutes à la fois, par uneeule machine à vapeur, et avec une telle vi- :e-se, que le meilleur cheval de course ne pourrr.it les suivre au grand galop, et cependant Is "'iOUvement .est si doux, qu'on ne s'apercevrai:
pas que les voitures marchent, si les rque^,, ,nefaisaient pas de lii'Utt, les objets ■ disparaissant presque aussitôt qu^ils ont paru, et l'on croit que . tout .s'enfuit, mais ique les voitures restent' immobiles-, La distance entre IVÏa,nchester et Liverpool.èst de '32 milles anglaises, et on parcourt Ce, chem'ih dans les voitures à vapeur en une heure. seulement, tandis que par le.s diligences on ne pouvait franchir cette distance qu'en quatre Heures, ^our voyager par les diligences entre céi deux , yiHès, on payait di>; sterHngs. maïs la . Qom- , pagriiè dés voitures à vapeur a réduit ce prixàii dixièrrië, c'est à dire cju'on peut faire les 32 çàiOes ■ pour^un sterling seulement. C'est pourquoi tout autre moyen de transport entre ces villes a du., tomber, et le nombre des voyageurs en voiture" s'accrut considérablement, car tous ceux qut|)àr' économie faisaient ce voyage à pied trouvent maintenant que c'est plus grande économie dVI-,', 1er en voiture. ' ''''
„il' en est de' même du transport des marchandises: tout se fait par les voitures a vapeur; léfi bestiaux même sont' transportés, de cette manière par centaines: les bœufs, les moutons et les chevaux même yont maintenant en voiture, et; avec une telle vitesse qu'ils bnt l'air de .s'envô- , 1er. î-e chemin, qui est â voie double» ëèt presqûÎ2> partout horizonfâl, et, lorsqu'on voit les prodigi-' eux travaux qu'on a fait pour l'amener à cet etat, on se perd dans les chiffres, en comptante
nombre de maifis, d'homnieb qui y Qnt..4té employé s ..t en.,.çalÇjUlant les sommes ! dépensées, b'fboid , une grande partie du chemin, passe sur.d.s lii iras d'unç grande étendue, et on a dû creuser uès profondément pour trouver v,n>i base solide ; ensuite , mh a éu obligé de Gomoler de^ vailéjs profondAi^ iPour ciever le chemin au niveau, puis on il tendu e.t p .r ;é piuiieurs endroits eieyés et on a lait dés passages s . itcrrams, qu'un .-claire au ga?.
.^„Le capital cjui a. été dépei,isé dan^ cette admirable entreprise, est d'un million livres sterlings,, ej;. on dit que déjà la Compagnie en retire un bénétice dj i2o/o et que cela va toujours en avigmentant, parce qu'on n'a pas encorç complété le nomore de ces machines locomotives, pour suffire à toute sorte de transports. .4ont le commerce de ces deux villes, éminemment commerçantes, a besoin. On parle de continuer ce chemin de Manchester par Birmingham jusqu'à I^&ndres, et on destine pour cette entreprise la somme enorme de trente millions livres sterlings. Nu: xloute que ce nouveau moyen de transport, gu-i offre au commerce des avantages immenses, s'é- 'tendra avant la fin de ce siècle, non seulement, sur toute l'Angleterre, mais ,aussi sur plusieut:^ autres États civilisés, «et, lorsque les nations se -donneront, ainsi la main pour faciliter la commur riçaîion jet avancer l'industrie, on pourra venir de Hermannstadt à Londres en moins de trois iours.
Dans les environs de Liverpooi '. -i
vélablissement métallurgique, où j'ai vu :.. ...:, ..ix du raffinage du plomb pour en extraire rargéht. Le minerai qu'on y en-.ploie, vient en partie des .mines de l'Angleterre, et particulièrement du comté de Cornouailles (Cornwall), mais la plus grande partie vient du Brésil: ce dernier donna 60 pour •cent de plomb et deux millions d'argent. Après a- •\-oir séparé d'argent, on travaille le plomb pour en faire des plaques et des tuyaux, qu'on emploie pour la distribution des eaux et du gaz -dans les villes. Les travaux de cet établissement sont admirablement bien conduits, et cependaut on m'avait dit que le bénéfice qui en resuite est i)ien médiocre, parce que, les mines du Brésil étant maintenant exploitées par une Compagnie anglaise, les minerais argentifères et aurifères sont raffinés sur place,' et par conséquent on ne peut .plus les acheter bon marclié pour les raffmer ici.
.,De Liverpooi j'ai passé par un bateau à va-' peur à HolywelJ, et de'là à Mold, dans fa pro-' •vince des Galles (Wales); dans les environs' de' .ces villes il y a des mines de plomb, qui occupent une grande étendue de terrain, et beaucoup" ■de fourneaux pour la fonte de ce métal. Lt;3 travaux souterrains sont ici beaucoup gênés par un grand -nombre de sources, qu'on rencontre dans les excavations, et, pour puiser ces eaux, on emploie de très ingénieuses machines, les unes mues (par l'eau, les autres par la vapeur. Ces difficultés
augmentent beaucoup les dépenses, et on a de la peine à vendre, le métal avec quelque bénéfice, car, dans la vente de cet article, rEspagn& l'emporte sur l'Angleterre dans tous les nnarchés, les mines de plomb en Espagne [étant] trèsabondantes et très faciles à exploiter. C'est cequi a obligé plusieurs compagnies des mines de plomb de l'Angleterre d'abandonner tout àfaitcel^ exploitation, et, de toutes celles qui subsistent encore, il n'y a, dit-on, que celle-c), des environs de Mold, qui a quelque bénéfice, parce r^u'elle a mis-, dans cette entreprise un très grand capital et (|ue les travaux sont très ingénieusement conduits parun directeur (Mr. J. Taylor ), qui est le plus habile ingénieur de l'Angleterre. Ce Monsieur dirige un grand nombre de mines, non seulement ici en Angleterre, mais encore en' Colombie et en Brésil. C'est à ce savant ingénieur ([ue jedois la plupart des recommandations qui m'ont ouvert les portes partout où j'avais besoin devoir et de m'instruire dans le but démon voyage. „De Mold je suis allé à Merthyr-Tydvill, où setrouvent les plus grands établissements pour la fabrication du fer; cette .contrée cst très riche^ en houille et en minerais de fer, et les deux substances se- trouvent ensemble rangées par stratification séparées et successives, et qui commencent immédiatement après la terre végétale, de sorte qu'on n'a, pour ainsi dire, qu'à se baisser pour ram.asser l'une et l'autre substance à la lois,.
IM
avantage qu'on n'a pas dans d'autres pavî, oii Kon fabrique aussi le fer. Apres avoir entré le minerai de fer et le charbon; la première opération qu'ils subissent est d'être désulfuré par une combustion partielle; pour cela on grilié le minerai de fer dans un grand nombre de fours, mais le charbon est brûlé en plein air et en tas très Inngs et rapprochés, occupant un grand espace de teirain. Ensuite le minerai grillé et le charbon converti en coke sont jetés dans les hauts fourneaux, d'où l'on obtient la fonte de fer, qui, mise encore avec du coke dans d'autres fourneaux,, subit, d'abord, une seconde fusion, pour être raffinée, puis une troisième, pour être forgée.
„Tous ces feux sont continuellement en activité, et, lorsque, de quelqu'endroit élevé, onregarde, pendant la nuit, sur cette multitude de feux, on ne peut pas se faire une idée plu^ effroyable du Tartare. Car, d'un côté, les nombreux tas de charbon embrasés donnent ufie flamme qui forme une surface continue et qui A l'aspect d'un vaste lac de feu; de l'autre côté, les' innombrables fourneaux, comme des cratères, voniissent par leur sommet des flammes et de la iûmée et par leur base des torrents de métal fondu, ensuite à travers là ligne décès feux on voitse mouvoir, comme des spectres, les ouvriers tout noirs etarmés de longues barrés de fer, avec lesquelles ils remuent !e fer, comme s'ils voliîaient le prupârer pour dévorer' les condamiiés au dernier jugemertU
.Les mackii\£S qu"on emploie pour travailler, le îèr.sont d'une gYandeur et d'une puissance si gigantesque, que, lorsqu'on les voit pour la première fois en âelivité, on est saisi tout à la fois^-de frayeur et d'admiration. Les machines soufflantes ont la force fie 25C> chevaux, chacune, et le vent qu'elles introduisent, dans les fourneaux fait un bruit épouvantable; d'autres machines, qui font tourner les cylindres entre lesquels on passe le fer pour le. forger, ont la force de 300 chevaux, et elles travaillent avec un telle vitesse qu'elles peuvent forger, en une Seule minute, vingt barres de fer derS'^à 20 pieds de longueur. On faisait autrefois ce travail avec des marteaux par des machines,, imais on ne pouvait forger de cette manière (ju'une seule barre par minute. La découverte de l'empioi' des cylindres est due aux Anglais, et ceux^ iii sont les premiers, se sont enrichis bien vite, liiais, après cela, plusieurs capitalistes s'étant empressés d'établir des forges dans ce genre, ces. établissements se sont tant multipliés, qu'on a, ènôombré ies marchés de fer, et cette surabondance de production les a obligés, pour pouvoirvértdre, de réduire de beaucoup les prix. Une tonne de fer (2.400 livres) ne coûte maintenant que cinq livres sterîings, tandis qu'en 1825 il sevendait 14 livres sterîings la tonne. Depuis ce iefiftp^U, la production s'est accrue très rapide- BVe^t 'et, p-endant l'anni^e 1827, là quantité de
fer fabriqué en Angleterre s'est élevée .à 690. 000' tonnes. Maintenant, plusieurs compagnies ont abandonné cette entreprise, et elles y ont perdu des sommes immenses. D'autres compagnies venr dent leur marchandise à perte et ne continuent les travaux que parce qu'elles espèrent qu'après la crise des circonstances actuelles en politique, la demande du fer anglais à l'étranger augmentera. Mais je crois que les beaux jours pour le commerce anglais de cet article ne reviendront pli. s, car, au lieu de trouver de nouveaux débouchés pour son fer, l'Angleterre peM même les anciens à cause que dans plusieurs pays on a établi maintenant d'aussi.bonnes forges comme celles de l'Angleterre, et, d'après les préparatifs que j'ai vu faire en France pour exploiter cette industrie très en grand, je suis sûr que. bie-ntôr le pays n'aura plus besoin du système prohibitif pour déclarer une guerre ouverte .au com~merce du fer anglais.
,De Merthyr-Tydvill j'aipassé à S\\ansea : aux environs de ce port de mer il y a un grand nombre d'établissements pour fondre le minéral de cuivre, qu'on fait venir ici deCornouajlles.De tous les établissements métallurgiques de J'Angleterre, ceux-ci seulement, où l'on travaille.je cuivre, donnentdes bénéfices assez considérables ; mais leur voisinage est très nuisible à Tagnculture, car la fumée qui s'échappe des fourneaux empoisonne et dessèche les végétaux partout où elle les atteint. On a
dtpense des somme; i ■ cnMdérables dans un grand nombre d'esaai 4 . .. a îaits à plusieurs reprises pour trouver qac. que moyen de consommer: la fumée dans les fournaux, mais jusqu'à présent aucun t-sultat sat -1 lisant n'a été obtenu.
• „De Swansea je suis parti pour RedruLh, en Cornouaailes (Cornwall), et, croyant faire écon-jmie de temps et d'argent, je n'y suis pas allé par terre, parce que" j'aurai dû faire un grand dét'ètir, Tiïaisje me suis embarqué dans un vaisseau a voiles, qur pourtant est resté en mer six jours au !iea"de vi'ngt 'nèures, parce que, peu de temps après notre sortie du port, le vent a changé, et il- nous a été toujours contraire. C'est alors que j'ai apprécié l'important service que la découverte des macliines à vapeur a rendu à la navigation aussi, car' les bateaux à vapeur suivent toujours une ligne droite, par quel vent qu'il fasse. Arrivé à Redruth, j'ai visité les nombreuses mines de- cuivre et d'étain qui se trouvent dans les environs de cette ville et de celle de TruFO. Les travaux d'extraction, de triage et de lavage sont ici conduits d'une manière admirable, parce que les ingénieurs qui dirigent ces travaux sont des plus instruits dans cet art, et puis, les ouvriers de cette contrée ayant toujours été employés dans les mines, de père en fils, ils ont acquis un grand degré d'aptitude à ce travail, et ils s'y consacrent avec beaucoup
4'ardear, v.ar, utant payes, non pas a la journée, mais ,e a raison de. i a quantité et qualité de rûuvi:agô fait, jls sont tous .intéressés, à iravaii- 1er le plus et le mjeux possible. Le ininerai de cuivre qu'on extrait en Cornouaiiles, est envoyé ç>our être fondu ailleurs, dans les pay^p où l'on trbiive du .charbon de terre, car en Coinouailles ce combustible ii'existe pas, tout ce pays étant d'vine formation primitive. Mais, pour le minerai d'étain, il y a des fonderies aussi, en CornouaiJies, parce que, ce métal étant beaucoup plus fusible que le cuivre, consomme très peu. 4è charbon, qu'on fait venir du pays de Galles (Wales). ,,, ,
„De Redruth, je suis allé à Falraoutb, et tk 4à je suis ici à Londres, par un bateau à ya^ur, en 45 heures. Après-demain, je partirai d;'iGi pour Paris, et de là vers Bucarest. Je crois queje.rvQ pourrai pas passer par la Seinç, parce quç, jç crains qu'il ne me restera pas assez d'argent pour faire aussi dans le milieu de ce pays-îà une excursion ; j'aurais beaucoup profité dans 1-es observations géologiques, mais, quant à la métallurgie, je ne crois pas qu'elle y soit plus perfectionnée qu'en Angleterre".
Pendant te règue, toujQurs troubla, des princes tJê cette époque, en conflit incessant aVec leurs
Assemblées et en butte aux intrigues des consuls, russes qui itxcitaient les deux parties au combat, 'les représentants de l'Angleterre) servant la même politique oh'entale que ceux de la Frànoe^^ ' poittiq'ue de nationalisé et d'autonomie, mais sans?.ronftjpré les* liens 'quf attachaient les Principauté*: à là Porte, au^rafent pu jouer un grand rôle. A^' ' près le départ de Blutte •; lé consul anglais Ro^ '^ bert Gilmour Goiquhoun fut consulté, dé ménre^' que son collègue français Châteaugiron^ par rop-"" position valaquê de 1838, menacée des vengeances de lïi Puissance protectrice. Les boïars défenseurs;des privilèges du pays furent exhortés à une pa^ tience prudente, qui n'aurait cependant rien sacri* fié auy exigeances de l'étranger: les signatures^ des membres de l'Assemblée, demandées par \t consul Riickmann, n'avaient pas été obtenues.
Ce furent les consuls d'Angleterre et de France qui fermèrentle conflit provoqué par la demande for-, melle delà Russie, à laquelle s'était ajouté un firmai»'/ : du Sultan, d'admettre que le Règlement Organique ne peut pas être modifié sans l'acquiescement des. Puissances suzeraine et protectrice, ce qui signifiait ravir- au pays son autonomie. L'Assemblée ' s*ô' Ijorriâ a enregistrer par son bureau Tordre venu de Constantincple, s'inclinant devant la force^mais sans avoir fait aucun sacrifice de son droite.