‹ Histoire des relations anglo-roumainesChapitre 51 sur 74 · Ibid., p. 732, n · texte numérisé non relu

Ibid., p. 732, n

moins à Paris ou à Londres, sans que nous puissions suivre à ce moment la marche de ses négociations. Son plan' était cependant connu par les lurcs, qui donnèrent l'ordre, par firman, de le conduire à Philippopolis comme exilé politique. Le gouvernement autrichien le fit donc revenir alors qu'il avait déjà quitté Vienne, pour le soustraire à l'exécution de cette mesure. Alexandre Ghica, dont il avait préparé la chute^ eut la magnanimité d'arracher à ses patrons de ronstantinopie la grâce de son adversaire ^

Càmpineanu resta quelque temps enfermé au couvent valaque de Mârgineni, et la chanson populaire fredonnait: ..Allons,' frères, à Màrgineanu pour délivrer Càmpineanu": il en sortit seulement gracié par la Russie, en 1841 -.

En ce qui le concernait le prince lui-même, i! avait dû répondre, en septembre, au nouveau consul Cle Russie, Titov, et ses déclarations portaient -que, bien qu'il eût parlé aussi à Colson, en janvier passé, il ne pouvait être responsable des „baf vardages de Bucarest, de Paris ou de Londres, où l'on pouvait agiter la question de la réunion des deux Principautés et d'une ligue slave 3, j! ne resta 'de toute cette affaire que la brochure se-

• i. . en juin

^rète de Colson, publiée en août ef répandue dans un cercle très restreint, Précis des droits moldo-valaques, qui est, de l'ait, le mémoîr* du parti de Câmpineanu et le premier manifeste des unionistes roumains '. Elle faillit perdre d'opiniori MicheJ Sturdza, le Tzar Nicolas ayant parlé de la possibilité de , faire enlever, de chez lui ce Hospodar à Taidde quelques Cosaques" 2.

Or l'idée de la réunion des Principautés fut reprise aussitôt par la Russie. Le consul de BMcaresi, Riickmann, qui s'éîail rendu antipathique à tant de monde et qui devenait impossible par son -mariage a^ec une Roumaine, femme divorcée d'un hhDïar, fut remplacé par Titov et puis par un autre Russe authentique, moins raide dans ses allures que cet Allemand, Dachkov. On a vu que Nicolas I intervint pour la délivrance de Câmpineanu. On fit S3Voiraux Valaques qu'on regarderait" 'de bon œil la naturalisation du général Kissélev, l'ancien président-plénipotentiaire aimé par toute l'aristocratie, qui avait refusé cet honneijr alors

1. Ibid., pp. 7f»â-756, 110. 7;i8. — Sur d'autres euvrages de CoÎ3on : „Coup d'œil rapidt? sur l'état de.-* populations chrétiennes de laTurquie d'Europe" et „T>^l'état préseat et de l'avenir des Principautés d* Moldavie et de Valachie". — tous deux paruK en 1889 (pendant sa' vieillesse il donna aussi un ouvrage etendu,, intitulé „'ationalité tt régénération à^^ paysan.-î moldo-vala<nie3'^ ■ aris 1862), voy. la note de Nerva Kod ç. .o.\/.. p. im. n. 1.

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