Hurmuzaki, XI, p. 744, note 2 ; p. 750, note
Solikowski, forçaient les AUemarids étabHs dans la prTri^jpaiité à «Jùitter leur tradition prolestarrte, et, pour empêcher leur conversion, rambaSsadcur anglais envoya, en 1593, des agents que Tarcbe- /vê(fu€ Signale avec irrdignation et colère: „c€t ambassadeur", dit-il, „ se fera Itii-même Turc, et on croit qu'il deviendra un grand Bâcha; Qui ^h si sa souveraine ne promet pas à la Porte de faire de même, pour pouvoir d^autant mieux l'iftcjfer à troubler l'état de là chrétienté '."
Bartofl avait déjà des relations d'affaires avec te ^ÏKcesseur de Pierre-le-Boiteux, Aaron, qui, destitué en 1591, regagna le pouvoir par Tappiii totrtpuîssant des janissaires, ses créanciers. lesquels n'entendaient pas perdre leur argent 2, 11 confia à ce protégé, qui hébergeait volontiers les marchands anglais (comme William Aldwich, qui était à Jassy en 1592), ainsi qu'à nombre d'autres agents et amis, un rôle assez important après le début
î. /6/t/., p. 309, n. ccccxixv ; pp. 316-317, n. ccccxi.vi.
2. firown. loc. cit., pp 41-42, n. 89; pp. 44-45, n. 9fî ; p. 5S, n. 18] ; p. 107, n. 221; p. 114, n. 237; p. 140; Hunnuzaki, 111, rapports dos 10 juil'et et 10 aoiH 1592, tien H février, 2 octobre et 22 novembre 1593. Barto» clut se présenter ensuite en justice, comme garant 'l'- Aaron. avec les héritiers du nég'ociant Charles Elmau, sujpt vénitien, qui avait été un des créanciers du Votvode (Brown, loc. cit., p 128 et suiv.). Pour nne ceinture d'émeraudes, Aaron avait mis en gage d'a«h'e!< émeraudes, une épée ornée de joTfvux, »«# dagne, efe. mid., p. 13.^., H. 289).
' <k»"8 hostilités entrfi impériaux et. Turcs, en 1593. 'Quelques jnois après, ij intervenait pour faire nommer prince de Valachje ce Michel qui lui avait été ifccommandé par Balthazar Bâthory ',
Dès la fin du mois de mars de l'année 1595, le ,,çommissaire de la r^ine d'Angleterre" et un envoyé du prince Aaron se présentaient à Cracoyic pour préparer une action contre l'Empereur et son nouveau vassal de Transylvanie, Sigismond Bâthory2. A la même époque, le 13 (23) mai, Barton faisait envoyer à Bâthory par ses amis de Constantinople le tschaouch Houssein, porteur d'une lettre dans laquelle l'ambassadeur, qui en avait déjà • écrit au prince, intervenait pour une entente entre ie Sultan et son sujet révolté 3. Les anciens privilèges accordés pat* Soliman-Ie-Magnifiquc à la principauté de Transylvanie auraient été confirmés dans la nouvelle capitulation.
« Au mois d'août, le prince de Valachie, Michel, remportait sa victoire de Câhigâreni; et Sigismond Bàthory, qui était devenu par un traité le suzerain des deux principautés voisines, venait, un peu lentement il est vrai, au secours du vainqueur, forcé de se retirer devant le nombre écrasant des troupes que commandait le Vizir Sinan. Giurgiu, 'qui permettait aux Turcs de surveiller Bucarest,
1. Wolfgani? Befchlen, Hisloria, d'après les notes d* •Pierre l'Arménien, IV, pp. 274-278.
' 2. Hurmuzaki, Xll, p. 35, n. lxxxiv.
3. Ibid., p. 49, note 1 ; p. 54, n. cxv ; p. 55: p. 69, m. ' «ïxiT ; p. 74. n. cxxxv.
fut comiujsç et ruinée ; il était ùésormais possible ^'incfufé.ter sans cesse -les Pachas et begs du l[^a- Tiut>€. Mais, presque en même temps, k nouveau prince moWave, Etienne Ràzvan, qui avait fcmpiacé Aaron, suspecté par Bâthory, puis arrêté par sa garck îiongroise et emmené en Transylvanie, perdait à son tour le pouvoir par l'Iritervention «fe Jean Zamoyski, et, après avoir installé un prince à sa guise, Jérémîe MoviJâ, le chancelier parvenait à imposer la retraite au Khari, qui, à son tcur^ avait passé le Dniester.
Barton était atteint dans ses intérêts personnels par la captivité d'Aaron, qui, enfermé dans k cfiâleau d'Alvincz, où il mourut bientôt, pe pensait guère à payer ses créanciers, au nombre desquels l'ambassadeur anglais figurait pour une forie so«jme. D'un autre côté, celui-ci paraît avoir reçu des offres de la part de Mihnea, anden prince de Valachie, qui, comme renégat, ne pouvait plus espérer son rélablissement à la place de Michel le rebelle, mais croyait pouvoir obtenir à son jeune fils Radu la dignité princière. Pour arriver à ses fins, Barton, qui entretenait, en Moldavie et en Pologne, des relations avec l'agent tatar Achmed-Aga, députa, le 12 décembre, son secrétaire, Francesco Marcio, ù Zamoyski aussi.bien qu'à S'etsmond: le premier devait intervenir auprès du Khan, qui avait ses motifs de mécontentement contre les Turcs, pour l'amener à abandonner l'idée d'une prochaine incursion en Valachie et en Transylvanie. Même sî
Hs TatArjs se bomiaienti piller en .décades Cârpathes, S^'gismond se txouverait certainement en danger et il ne pourrait empêcher l'attaque que par sa décision d'abandonner Michel et d'agréer un\a y tre voisin valaque.^ Dans ce cas, le Suttan., qui comptait se meUre, à la tête de ses troupes, n'ayant plus rien à venger de ce côté, se dirigerait certainement contre la Hongrie Marcio devait :s'interposer. aussi ponr la délivrance de Jacob Ruben, médecin du Vizir Sinan ; ce Juif influent, que Barton lui-même avait envoyé en 1594 à son ami Aaron, et qui avait été pris en Moldavie, devait être ensuite employa!'. pour négocier un armistice entre Sigismond et le séraskier Hassan-Pacha, qui commanderait au printemps l'offensive turque ', Et enfin Barton n'oubliaiti pas non plus les deux serviteurs de Harebone, qui, originaires de Kronstadt, s'étaient enfuis, lors de son passage par la Moldavie, dans leur ville natale, dérobant le coche de l'ambassadeur, 400 thalers et „autres choses de prix^."
1. ]fes instructions ont ôté publiées dans Hurmuzaki, 1112, pp. 158-159, H. CLXXviii; pp. 30'4-305, n. occuv i^fausse date : en féi^umé, d'après un aiitrp manuscrit, énns le vol. Xll^np. 112-113, n. clxxx : cf. ibid., pp 193- 194, n. ccxcvO. On voit que Barton avait des relations «vee des Italiens qui faisaient, en Moldavie et en Va- Iae{)ie, le' commerce de fourrures: Sebastiamo et Luciaji» ^i Biagio. Il voulait acheter un coche et des chevaux ^n Transylvanie pour son prochain voyage à la saitt 4u Sultan.