‹ Histoire des relations anglo-roumainesChapitre 64 sur 74 · JbifJ., p · texte numérisé non relu

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-Cette gue-^ ^^ termina par une victoire, par •yj^g 5y^,.aie victoire tardive sur la Russie. Lorsque 1.0 diplomates de l'Europe se réunirent d'abord à Vienne, pour des préliminaires, puis à Paris pour revoir, sous la présidence de la France impériale de Napoléon III, les clauses des traités conclus, a Vienne, sous la présidence de l'Autriche, contre l'ancienne France impériale de Napoléon I-er, l'Angleterre proposa, il est vrai, de demander aux habitants des Principautés, d'après le système qui avait changé la forme politique de la France, leur opinion en ce qui concerne ces réformes dont avait parlé quatre ans auparavant Palmerston et que la Turquie n'avait jamais envisagées sérieusement. Palmerston fut même un des principaux facteurs de l'idée d'Union. Mais il n'entendait nullement porter atteinte par la création d'une Roumanie unifiée aux droits intangibles de la Turquie: Canning s'y opposait de toute sa volonté prépondérante, et il n'y avait pas eu à Londres cette"~propagande roumaine qui aurait pu déterminer un courant d'opinion plus fort que la résistance de ce diplomate intelligent et opiniâtre. Les rapports de Thouvenel, ambassadeur de France auprès de la Porte, nous montrent jour-. nellemsnt tous les efforts qu'il fallut à l'Empereur Napoléon pour faire triompher contre la résolution implacable du représentant de l'Angleterre son point de vue, qui était celui de l'Union des deux Principautés. Encouragée ouvertement par

Canning et subreptieement par rambassîîcrx>.^ , < l'Autriche, qui appréhendait dans le nouvel État cff--.nubien unifié un point d'appui pour les revendication des trois millions de Roumains qu'elle détenait dans des conditions d'infériorité absolue, la Porte résista à tous les ni03-êns de la persuasion.

Ayant nommé comme second Caïmacam en Moldavie, chargé de présider aux élections du „Divan ad hoc" (..Assemblée à but déterminé") qui devait manifester les vœux des Roumains de cette Principauté, un jeune Grec 'ambitieux, rêvant du trône, Nicolas Vogoridcs, elle s'entendit avec lui pour la falsification des listes électorales, et le résultat de cette manipulation malhonnête allait être confirmé, par le Vizir, lorsque Napoléon ordonna à Thouvenel d'amener pavillon, et de s'embarquer pour la France. Il fallut cette pressiori menaçajite pour que les listes fussent cassées, et on pense bien que l'assemblée élue sur une base tout à fait nouvelle énonça forriiellement le vœu d'Union.

Mais r Empereur des Français avait vu, à Osborne, la reine Victoria, et, pour gagner, contre Canning, l'appui de la Cour et du Ministère, ii avait fait des concessions étendues en ce qui con^ cerne la forme du nouvel Éta'. Cette Union allait comprendre deux princes, deux Assemblées, deux armées; une commission législative siégeantà Focsani, sur la limite même entre la Moldavic et la Valachie, et une. banderole com-mune sur le?

^ ^jjeaux distincts représentaient ia faible innovation dans laquelle on avait transmué un si grandprojet. L'Angleterre avait gagné la partie : riem n'était changé dans les ressorts essentiels de^ la- Turquie intangible K

En dehors de ce souci l'Angleterre n'hésitait pas à se mêler des affaires roumaines. Lorsque- Colquhoun, qui était devenu le plus expérient et le plus influent des consuls à Bucarest, signala à^ Constantinople et à Londres l^ cession de nouveaux terrains, à titre de location, obtenus par la^ Compagnie autrichienne de la navigation à vapeur du Danube, elle protesta, accusant l'ancien prince- Ghica, devenu Caïniscam de Valachie, d'avoir soutenu ces empiétements 2. Colquhoun ne se gênait pas de critiquer avec sa vivacité habituelle la conduite des troupes autrichiennes, qui, dès 1854, profitant de la guerre, s'étaient établies dans les Principautés, sur la base d'un traité formel avec la Porte, qui semblait redouter une seule annexion,, celle de la part des Russes 3.

On en revint cependant ; pendant l'été de l'année 1857 le consul faisait, à l'occasion d'un-

L On a prétendu {Le Constitutionnel du 19 février- J856) que TAngleterre avait eu un caEdidat"~pour l'UïiioD, le prince de Savoie-CarignaD.

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