Ibid., U, p. 3^B ei --.Av. Cf pp
à Napoléon III déposa une couronne sur le tombeau de l'Empereur. Il connut aussi Canning, âgé alors de 86 ans et peu capable d'entretenir une conversation suivie, et assista activement,— prenant même la parole parmi les convives du banquet, pour" recommander cette voie plus courte vers rOrient r^'!? e<?^ so:: ^:'i"i:, - au :;:-.~:l: c^-s orierualistes, dont les préoccupations ne s'étendaient pas cependant sur cet angle européen des Balcans, „I:i Roumanie", écrivait Charles I-er, „est ici une terra incognita, et les sympathies pour la Turquie sont si grandes, qu'il est sans ancune utilité de combattre contre celte marotte. Cependant je me suis mis en relations avec quelques Anglais influents." On n'avait à aucun prix voulu reconnaître au prince la qualité d'un chef d'État ayant le droit d'entretenir des relations personnelles à l'étranger.
Cette attitude fut conservée aussi pendant la
grande crise turque qui s'ouvrit en 1875^ à la
suite des agitations autrichiennes tendant à fake
de François-Joseph un Empereur laiin d'Orient, par
■ la révolte des Bosniaques et Herzégoviniens en
1875-1876. On sait les efforts extraordinaires que
^fit rAng'eterre pour empêcher, contre les projets
'de décenfrajisation et de tutelle européenne d'An-
drâssy, toute atteinte qu'on aurait voulu porter à
la dignité même de l'Empire turc dégénéré. A la
conîércnce de Constanlinople, tenue après la dé-
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claration de guerre et les défaites de la Serbie, â la fin de l'année 187G, lord Salisbury lui-même employa sa grande autorité pour contrecarrer les intentions d'Ignatiev, le "tout-puissant ambassadeur de Russie. Comme l'aveuglement de la Turquie «constitutionnelle", la folle confiance de Midhat-Pacha et de ses adhérents ne faisaient que servir — contre les résolutions de la conférence, pacificatrice, de Londres — les intrigues des panslavistes, on allait bien arriver à cette guerre entre la Russie et la Turquie que tout le mojide redoutait (avril 1877). •
La Roumanie avait suivi d'abord une politique de stricte neutralité, dont elle attendait la reconnaissance de ses droits traditionnels de pleine souveraineté à l'intérieur et des concessions sur le Danube, même l'abandon des embouchures du fleuve, quê le coilgrès de Paris avait réunies à la Moldavie avant de les confier définitivement au Sultan. En novembre 1876, Jean Ghica, turcophile convaincu et admirateur de l'Angleterre, laquelle aurait soutenu volontiers, en 1863, la candidature de cet ami de Canniiig contre le prince Cuza ', fut envoyé à Londres pour exposer à Saliàbury lui-même ces prétentions modestes; on ne voulait, contre lesintentions d'envahissement des Russes et la mauvaisevolonté, doublée d'un si opiniâtre orgueil, de la Turquie, que consolider, dans l'intérêt môme des-