Xenopol, Cuza-Vodâ, I, p. 274; note
grandes Puissances, cette «barrière forte contre <les tendances qui, à des époques périodiques, menacent la tranquillité et l'équilibre politique en Orient"; on veut fortifier le pays, assurerson avenir— et rien de plus. „La garantie de l'Europe", disaient ses instructions, „telle qu'elle existe actuellement, telle qu'elle résulte des traités de Paris pour la Roumanie, n'est pas suffisante, et il serait d'un intérêt européen qu'elle soit rendue plus efficace." Or, la réponse fut que l'Europe, s'en tenant à son propre programme, ne peut s'engager dans ancune action sépa'rée et que le moment est mal venu — le ministre anglais connaissait déjà la résolution du Tzar de se faire restituer les trois districts de ;la Bessarabie mérid'onale: Caiiul, Bolgrad et Ismaïl, rétrocédés à la Moldavie, dont ils avaient été d'abord* détachés en 1812, par le même traité de Paris,— de soulever des questions relatives au Danube inférieur 1. Lorsque les offenses apportées au prince par le régime constitutionnel otonîan, non moins que les intérêts actuels du pays et ses traditions historiques amenèrent la conclusion d'une convention avec la Russie, d'autant plus nécessaire que les troupes du Tzjr auraient en tout cas passé le Pruth, l'Angleterre fut indignée de cet acte de «trahison". Personne des hommes politiques c&nsultés
1. Notre Politique extérieure du roi Charles /(en roumain), Bucarest 1910, pp. 171-172. — Il était question aussi d'une convention de commorce (Carol 1, ouvr. oité, 111, p. 04).
par le prince en avril n 'avait parlé, du reste, de î Angleterre ; ceux qui ne voulaient pas d'une collaboration avec la Russie invoquaient l'appui de l'Autriche, qui avait déjà signé une convention secrète avec sa rivale, lui abandonnant les districts bessarabiens en échange pour son propre établissement en Bosnie et Herzégovine K
On n'essaya même plus, pendant cette guerre qui donna aux Roumains la gloire de Plevna, mais amena leur dépouillement final, — avec. la compensatioi, acceptée de mauvais gré, de la Dobroudscha turque, — de sonder les intentions de l'Arfgielerre, même au moment où le chancelier Gortschacov, énervé par les réclamations roumaines, menaçait de faire désarmer les troupes qui avaient sauvé, en août 1877, l'armée du Grand-Duc Nicolas. On connaissait bien la conception anglaise : alliée de la Russie, la Roumanie ne pouvait pas invoquer la médiation d'un tiers et d'autant moins son opposition énergique contre la Puissance même qu'elle s'était empressée de suivre dans sa nouvelle croisade baicanique.
Tout en ne manquant pas de ménager le Tzar, dont les troupes furent cependant empêchées d'entrer à Conslantinople par l'apparition de la flotte britannique, la politique de Disraëii, lord Beaconsfield, coitinua celle de Palmerston dans la dernière phase. L'Angleterre ne paria au congrès de