‹ Histoire des Romains depuis les temps les plus reculés jusqu'à la fin du règne des Antonins (volume 3)Chapitre 30 sur 45 · III. Les Décurions · texte numérisé non relu

III. Les Décurions

On vient de voir Pline proposer à Trajan de contraindre les décurions à souscrire des emprunts dont ils n'avaient pas besoin. C'est l'idée de mettre au compte des curiales les charges des villes qui commence à se faire jour et qui rendra bientôt leur condition déplorable^. Déjà aussi on appelle à la curie plus de membres que le nombre réglementaire, et ces membres doivent payer un honneur qu'ils n'ont pas toujours sollicité. Pline voit dans cette exaction une source de revenu pour les cités, et voudrait en faire une prescription légale. « Dans certaines villes de la province, dit-il, les décurions sont obligés, en entrant au sénat, de donner les uns 1000, les autres 2000 deniers. Il vous appartient, seigneur, de faire une loi générale. — Non. Le plus sûr est de suivre là coutume de chaque ville, surtout à l'égard de ceux qu'on fait décurions malgré eux. »

« La loi de Pompée, observée en Bithynie, exige trente ans pour exercer une magistrature et entrer à la curie. Mais un édit d'Auguste a permis de remplir à vingt-deux ans les magistratures inférieures. J'en ai conclu que ceux qui arri-

1. CL L. t. m, n° 1562, en l'année 150. — 2. Au troisième siècle les décurions furent généralement appelés curiales. Henzen, n. 6414 et C. I. L. t. V, n. 335.

valent aux charges à cet âge devaient siéger au sénat mu nicipal. Mais que faire à Tégard des autres qui, ayant l'âge prescrit pour les magistratures, ne les ont pas obtenues^?

— Leur fermer la curie. »

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