‹ Histoire des Romains depuis les temps les plus reculés jusqu'à la fin du règne des Antonins (volume 5)Chapitre 6 sur 44 · Sali. B. /., 17-18; Procope, B. Vand., II · texte numérisé non relu

Sali. B. /., 17-18; Procope, B. Vand., II

lettres et les arts qui créeront des intérêts favorables à la domination étrangère, pour qu'ils préparent, en un mot, ces peuplades incultes à recevoir l'action directe de Rome*.

1. Je n'ai parlé ni de Chypre, ni de la Sardaigne, ni de la Corse, pays d'une trop faible importance pour mériter une place dans cette revue rapide. La Sardaigne et la Corse, conquises de 238 à 231, formèreut une seule province, la seconde que Rome ait eue hors de TKalie. Les Sardes se révoltèrent fréquemment (215, 181, 177) avant de se résigner à voir leur province devenue henignissima VrbU nvUria (Val. Max., VII, 6, 1) : ce qui ne lui valut cependant la concession d'aucun privilège (Cic, pro Scauro, II, 44). La Sardaigne, alors comme am'ourd'hui, était renommée pour son insalubrité. La Corse, ce rocher aride et épineux {hujus aridi et spinosi taxi, Senec., ad, Helv,, 8), avait deux colonies, Mariana et Alerta, mais était trop pauvre pour donner autre chose que la cire de ses abeilles, ordinairement cent mille livres par an. Chypre, ravie à son roi Ptolémée en bS, avait d'abord été comprise dans le gouvernement de Cilicie. César la restitua à Arsinoé; Antoine la donna aux enfants de Cléopatre. Elle venait par conséquent d'être réunie de nouveau aux domaines de Home (Dion, XLIX, 32). Sous Auguste elle forma une province particulière.

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