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CHAPITRE IV. — Rosa tomentosa Sra

Par ses feuilles velues-soyeuses en dessus et tomenteusesblanchâlres en dessous, le fl. tomentosa^ tel que nous Tobservons dans la Sarihe, se reconnaît facilement à première vue (i). L'hispidilé des pédicelles, qui s'étend généralement aux calices, et la forme des aiguillons, presque droits ou faiblement arqués, souvent assez grêles, achèvent de le caractériser suffisamment pour qu'on ne puisse le confondre avec aucun autre rosier de noire pays.

Ce que nous venons de dire implique évidemment la condition de ne pas considérer comme espèces distinctes les R. subglobosa Sm. et R. cinerascens Dum., qui ne sont en effet que des variétés ou même des groupes de variations ; groupes assez artificiels et non pas nettement délimités.

Suivant Déséglise, qui signalait le R. cinerascens {i) à «Le Mans», en 1816 (Ros. cent., nM32 et Cat. n° 353), cette forme se distingue du R. tomentosa, aussi bien que du R. subglobosa, par ses folioles simplement dentées. C'est en

(1) En l'année 1804, Smith (fl. brit., 2, p. 539) donnait de son R, tomentosa la description suivante : — « Rosa fructibus ovatis pedunculisque hispidis, aculeis caulinis aduncis, foliolis ovatis utrinque tomentosis.— Prœcedente {R. viUosa) omnibus partibus minor est, et habilu cum R. canina convenit, uisi quod folia undique pubescunt et subcinerea videntur. Rami erecto-patentes,subflexuosi. Aculei caulini adunci basi diiatati. Foliola 5 vel 7, suaveolentia, eliiptico-ovata, utrinque mollissime tomentosa. Serraturis glandulose ciliatis. Petioli tomentosi muricati. Pedunculi terminales, subsolitarii, setis rigidis glandulosis muricati. Germon etiam muricatum, ellipticum. Calyx glandulosohispldus. Petala basi albida, superne pulcherrime rosea. Fructus ovatus, coccineus, muricatus, magnitudine et forma R. caninœ proximus. »

(2) Voici la description que Du Mortier donnait, en 1827, de son /). cinerascens ifl. belg., p. 93) ; — c Âculeis rectiusculis ; foliolis simpliciter dentatis, ovatis, acutis, petiolisque eglandulosis undique villoso-cinerascentibus ; floribus paucissimis; urceolis globosis, pedunculisque hispido-glandu losis; sepalis fructus divergentibus. »

effet le caractère que Du Mortier donnait comme essentiel, en 1867, dans sa monographie des roses de la flore belge, p. 48 : « Cette espèce... se distingue de toutes les roses de cette section par ses folioles simplement dentées ». M. Crépin (Tabl. analyt., p. 13) le caractérise également par ses «dents foliaires simples ». Les fleurs doivent être roses et les fruits globuleux, portés par des pédicelles hispides-glanduleux.

Si les particularités que nous venons d'indiquer suffisent pour différencier le R. cinerascens àe Du Mortier, dont les pétioles sont en outre habituellement inermes, églanduleux, il est certain que nous rencontrons cette (orme assez communément.

Mais, ces caractères sont loin d'avoir une constance absolue. II n'est pas rare de rencontrer des buissons à folioles simplement dentées, avec les fruits ovoïdes du R. tomentosa type et, sur le même buisson, des folioles à surdents glanduleuses, avec d'autres à dents simples absolument privées de glandes. On trouve également et j'ai recueilli des échantillons avec des pétioles les uns glanduleux, d'autres églanduleux, les uns inermes, d'autres plus ou moins aiguillonnés, sur le même rameau.

Il existe donc des intermédiaires, qui ne permettent pas de séparer spécifiquement le R, cinerascens. L'hésitation qu'on éprouve à le reconnaître est d'ailleurs trop fréquente pour que nous puissions considérer les individus à folioles plus ou moins simplement dentées autrement que comme de simples variations.

Après avoir longuement décrit leR. subglobosa Sm. (Ess. mon., p. 463), Déséglise ajoute : « il diffère du fl. tomentosa par ses folioles ovales-aiguës ou arrondies, le tube du calice presque globuleux, contracté au sommet et son fruit subglobuleux non ovaide oblong. » Entre les folioles ovales^ qui d'après lui caractérisent le subglobosa^ et les folioles ovaleselliptiques^ qu'il attribue au tomentosa type (1. c.,p, 162),

la différence n'esl pas assez grande pour qu'on puisse toujours Tapprécier sûrement. Sur un même buisson, les folioles sont assez variables ; prendre leur forme en considération serait s'exposer à rester souvent dans l'embarras.

M. Franchet (FI. L.-et-Ch., p. 189), qui d'ailleurs n'admet les B. tomentosa et R. subglobosa qu'à titre de variétés, les distingue comme suit :

«a. genuina {R, tomentosa Sm.). — Tube du calice ovoïde pendant l'anthèse; sépales promptement réfléchis ;

b. subglobosa (fl. subglobosa Sm.). — Tube du calice sphérique dès l'anthèse ; divisions calicinales redressées sur le réceptacle fructifère, mais non persistantes. »

Déséglise (1. c, p. 162) indique également pour le R. tomentosa (( tube du calice ovale ».

Ainsi, d'après ces deux botanistes, « le tube du calice » suffit pour différencier les deux formes en question, que dès lors on pourra reconnaître dès l'anthèse.

Nous rencontrons souvent la forme à « tube du calice presque globuleux, contracté au sommet », et j'en possède en herbier d'assez nombreux exemplaires. Mais, il n'est pas rare d'observer sur le même rameau des fleurs à tube du calice sensiblement sphérique, tandis que pour d'autres il est ovoïde plus ou moins allongé. Dans ce cas la détermination devient

embarrassante et la valeur des caractères indiqués par Déséglise et Franchet se trouve par le fait singulièrement amoindrie. Aussi, M. Crépin n'hésite pas à dire que . « la variation subglobosa m peut se reconnaître qu'en fruits». Cette affirmation écrite parle savant rhodologue à la page 173 de mon herbier de roses sarthoises, me frappe d'autant plus que les échantillons de cette page, provenant d'Avessé, ont des réceptacles florifères parfaitement globuleux et la plupart des folioles nettement ovales-aiguës. Assurément l'observation de M. Crépin ne signifie pas que le buisson d'Avessé n'appartient point 201 subglobosa ; mais, évidemment il estime que la forme du tube calicinal et des folioles ne donne pas d'indications

suffisantes pour Taflfirmer. C'est en résunié la conclusion que je voulais établir par la discussion précédente.

Au total, pour différencier le R. subglobosa de Smith, il ne reste que la considération des fruits assez avancés. C'est un peu maigre et tout au plus suffisant pour distinguer une variété, nullement une espèce autonome. Encore faudrait-il que le caractère invoqué fût à peu près constant. Mais, si Ton trouve des buissons dont les fruits à maturité sont tous arrondis, on peut en rencontrer aussi qui présentent à la fois des fruits subglobuleux et des fruits ovoïdes ou subovoïdes. Et par le fait, chez nous, ces derniers sont plus communs que ceux qui portent des fruits tous ovoïdes ou des fruits uniquement subglobuleux. Les uns et les autres ne représentent que des variations, qu'il est, à mon avis, parfaitement inutile de désigner par des noms diflérents. Dans maintes circonstances, on ne sait au juste comment les appliquer, d'où vient le découragement, qui trop souvent écarte les botanistes de l'étude des roses.

En 1838, Desportes inscrivait dans sa flore du Maine, p. 79, sous le nom de Beloniana^ une variété à « fleurs roses, semidoubles », qu'il indiquait à « Cerans, patrie du célèbre Belon (i) et Oizé, enclos du vieux prieuré. » — Elle existe toujours à Oizé, non seulement dans la haie du champ dit « l'Enclos du vieux prieuré », mais encore dans une haie bordant une pièce déterre nommée le Champ du haut du bourg. Nous la connaissons en outre près de Saint-Mars-la-Bruyère, ainsi qu'à Saint-Calais, au fond de la cour de l'hôtel du Poissond'Or et dans les haies formant clôture de quelques jardins du voisinage, où elle a été découverte par M. l'abbé Bourmault, professeur au collège de Saint-Calais.

J'ai visité plusieurs fois ces différents buissons, assez dis-

(1) La Soultière, où naquit Pierre Beion» est un hameaa situé dans la commune de Cerans-Foulletourte, à deux petits kilomètres du bourg d'Oizé. — Nous ne connaissons pour le moment aucun buisson de Beloniana sur le territoire de Gerans.

tanLs les uns des .lutres (1). Ils sont semblables, autant qu'on peut le désirer, étant donné qu'on ne rencontre jamais deux buissons du même rosier rigoureusement identiques. On ne peut les rapporter qu'au R. tomentosa. Plus ou moins robustes, pourvus de folioles, quelques-unes assez grandes, ta plupart moyennes, h dents simples ou h peu près, ils ne diffèrent d^ailleurs du type que par la belle couleur des pétales, le nombre de ces derniers, qui varie de 7 à 42 dans chaque fleur, et l'hispidité surabondante des réceptacles et des pédiceltes. La forme et la disposition des aiguillons, qui garnissent les tiges et les rameaux, ne présentent rien de particulier.

L'bybridité n'a rien à voir dans la procréation de la forme qui nous occupe ; il ne s'agit que d'une variété ou même simplement d'une variation. Est-elle spontanée ? Ne serait-ce pas un produit horticole, passé des jardins dans les haies ?

Notre Beloniana se trouve en effet à Oizé dans plusieurs jardins. Mais, les différents pieds, qu'on y rencontre, proviennent tous de la haie du vieux prieuré. Tai fait à ce sujet une enquête sérieuse, qui ne me permet aucun doute sur ce point et je suis absolument certain qu'ici le passage a eu lieu de la haie aux jardins et non des jardins à la haie.

Sans doute, la présence dans cette haie d'une certaine quantité de buis, dont la plantation est de date ancienne, peut faire penser que notre rosier lui-même a été planté là jadis, probablement à la même époque que les buis et peutêtre intentionnellement. Mais, dans le champ du haut du bourg, rien ne donne à soupçonner une plantation faite avec intention et les conditions d'existence sont les mêmes que pour tous nos autres rosiers, qui croissent dans les haies à rétat sauvage.

Transportons-nous à Saint-Calais. Dans la même rue que

(1) Oizé, Saint-Calais et S aint-Mars-la- Bruyère forment les sommets d'un triangle, dont les côtés mesurent, à vol d'oiseau, d'Oizé à Saint- Mars 32 kilomètres, de Saint-Mars à Sainl-Galais 31 kilom., et enlin de Saint-Calais à Oizé 49 kilomètres.

rhôtel du Poisson-d'Or, quelques maisons plus loin, au pied du même coteau, sont bâties des maisons derrière lesquelles s'étendent des jardins en pente, à flanc de coteau. Plusieurs buissons du Beloniana se trouvent dans les haies séparant les jardins des champs, qui leur font suite. Derrière le Poisson*d'Or, ces jardins sont remplacés par une cour, mise au niveau de la rue par une forte entaille pratiquée dans le coteau. La cour de Thôtel se termine donc par un escarpement de 7 à 8 mètres, au sommet duquel on accède par un escalier assez raide. Notre rosier couronne le talus en haut ei à gauche de Tescalier, tout près des champs voisins.

Bien que le fait d'une plantation dans ce coin, absolument inculte, soit peu vraisemblable, on ne peut toutefois refuser d'en admettre la possibilité. Mais, dans ce cas, les quelques pieds qu'on y voit ne pourraient guère avoir été pris que dans les haies du voisinage; car il n'en existe dans aucun jardin de Saint-Galais et les horticulteurs ignorent complètement cette variété, dont la culture ne présenterait pour eux aucun intérêt. — Nous arrivons donc à penser que la spontanéité originelle du Beloniana peut être admise à Saint-Galais, tout autant qu'à Oizé.

A Saint-Mars-la-Bruyère, ce n'est plus dans le voisinage des habitations ou des jardins que se trouve le Beloniana, mais en pleine campagne, faisant partie d'un groupe de buissons du R. tomentosa à fleurs simples, d'un rose pâle ou même tout à fait blanches. Les rameaux de l'un de ces derniers et ceux du Beloniana sont tellement enchevêtrés qu'il est difficile devoir s'ils partent du même pied ou de pieds différents. J'ai d'ailleurs observé sur le même rameau des fleurs d'un rose assez pâle, avec deux ou trois pétales surnuméraires, et d'autres d'un rose vif, nettement semi-doubles. Il y a donc ici passage du type à la variété.

Du reste, les buissons groupés en cet endroit sont certainement de même âge ; il est évident qu'on doit leur attribuer à tous une commune origine. On ne saurait admettre raison-

nableroent la plantation d'une forme horticole au milieu de pieds sauvages. A mon avis le Beloniana de Saint-Mars-la- Bruyère se présente dans des conditions telles qu'il est difficile de méconnaître sa spontanéité.

Dans la haie d'un champ, près de la Foucherie, à un kilomètre environ d'Oizé, en pleine campagne, se trouve un tomentosa très robuste, sur lequel notre honorable confrère, M. Lemée, curé de Foulletourte, recueillait au début de la saison (3 juin 1894) des fleurs semi-doubles, tandis que plus tard (11 juin 1896) nous les trouvions simples, mais toujours d'un beau rose. Ce fait, concordant avec nos observations sur le rosier de Saint-Mars-la-Bruyère, paraît donc bien indiquer que la multiplication des pétales peut se faire spontanément. Le rosier de la Foucherie établit ainsi le passage du type au rosier de Saint-Mars-la-Bruyère et ce dernier nous conduit aux rosiers de Saint-Galais et d'Oizé, qui conservent leurs fleurs semi-doubles pendant toute la durée de la saison.

Les modifications, qui différencient cette variété, sont au demeurant bien légères et ne portent que sur des caractères d ordre secondaire. Quelques pétales en plus, leur coloration plus vive, rhispidilé plus grande des réceptacles et des pédi celles, voilà tout ce que nous observons. Mais, Tintensité du coloris, qui s'atténue d'ailleurs après l'anthèse, est un fait sans importance, l'hispidité surabondante n'est pas plus étonnante ici que dans la variété gallicoïdes du R. arvensis et personne, je pense, n'oserait refuser à la nature le pouvoir de produire, sans l'aide des horticulteurs, des fleurs semidoubles dans le genre Rosa,

Quelle que soit son origine, hR. Beloniana que, dès 1828, dans son Rosetum gallicum, n"" 1777, Desportes indiquait comme « indigène » à Oizé et que nous retrouvons dans les haies sur plusieurs points assez distants (1), est une forme

(1) Dans son étude sur le genre Rosa dans l'Eure, M. l'abbé Gutlin signale une forme, trouvée par lui dans une haie à Saint-Didier, dont il a eu Tobligeance de m'envoyer des échantillons, qui me paraissent

intéressante, qui méritait autre chose que Tindifférence et l'oubli. Mais, ce n'est au fond qu'une variété, dont je me garderai bien de vouloir exagérer Timportance.

En inscrivant dans sa flore du Maine, p. 79, la variété albiftora, Desportes ne pouvait avoir en vue qu'une modification de couleur assez fréquente. Les buissons du R. tnmentosa portant des fleurs blanches sont chez nous aussi communs, sinon plus, que ceux à fleurs roses. Généralement, après avoir été plus ou moins roses dans le bouton, les pétales pâlissent quand la fleur est épanouie et finissent souvent par devenir tout à fait blancs. Les fleurs blanches dès le début n'ont donc rien d'extraordinaire ; c'est la conséquence d'une tendance générale et ce fait ne sutTit pas pour caractériser une variété méritant d'être distinguée par un nom particulier.

Desportes indique encore une variété leiocarpa, à « fruits glabres, » observée à La Flèche par Lemeunier. Sans doute les fruits du R. tomentosa sont habituellement plus ou moins hispides- glanduleux ; c'est pour cette espèce un caractère assez important. Cependant, il faut remarquer qu'il n'est pas d'une constance absolue. Le même buisson peut donner des fruits hispides et d'autres lisses. Ces derniers peuvent même quelquefois être en assez grand nombre. Pour ne citer qu'un exemple, sur un échantillon de mon herbier, provenant de Neuvillalais, je compte : 9 fruits complètement lisses, 3 ne présentant que quelques glandes et seulement 2 nettement hispides. Je n'ai jamais rencontré de buisson ne portant que des fruits absolument lisses. Ce ne peut être qu'un fait exceptionnel, un accident qui ne saurait constituer une variété. Ce nom de leiocarpa, pour une /ariation rarissime, ne mérite donc pas d'être conservé.

Il me reste encore quelques mots à dire au sujet du R./œ-

se rapporter à notre Deloniana. Le département de la Sarthe n'aurait donc pas seul le pi ivilège de posséder cette variété.

iida Bast. que les rhodologues s'accordent aujourd'hui généralement à rapprocher du R. tornentosa. — Dans son catalogue (1853), Diard rindique comme étant « A G. dans les haies autour de Saint- Calais ». Il ajoute cette description, qui concorde assez bien avec celle de Baslard (1) : — « folioles ovales presque glabres en dessus, finement glanduleuses en dessous et sur les bords ; pétioles, stipules, pédoncules, calices et sépales couverts de poils mêlés d'aiguillons fins ; lobes du calice lancéolés acuminés tomenteux en dedans, styles laineux, fruits fétides par froissement, fleurs roses à onglet plus pâle, en corymbe fourni. » — D'autre part, si réchantillon de Therbier Diard, que j'ai vu au collège de Précigné, n'est pas absolument le R./œtida de Bastard, il m'a paru du moins bien voisin de ceux que MM. Lloyd et Grépin m'ont donnés sous ce nom. - Cependant, nous ne pouvons le retrouver aux environs de Saint-Calais, où M. Bourmault et moi l'avons cherché vainement plusieurs années de suite, avec une constance digne d'un meilleur sort. Ne pas retrouver une rose signalée comme assez commune est assurément chose singulière, d'autant que M. Bourmault a sérieusement étudié les roses des environs de Saint-Galais, qu'il connaît fort bien. La seule explication plausible qu'on puisse donner serait l'existence d'une coquille dans l'ouvrage de Diard, où l'imprimeur aurait mis AG au lieu de AR. La subsliturion d'une lettre à une autre pouvait échapper facilement à M. Guéranger, chargé de corriger les épreuves du livre de Diard, après la mort de ce dernier, survenue pendant l'impression. Ge sont des inadvertances, qui peuvent

(1) Voici la description que Bastard, en 1812, donnait de son /?. fœiida (suppl. fl. M.-et-L., p. 29) : — a R. calicum tubis ovatis, pedunciilisque hispidis ; petiolis aculeatis, aculeis sparsis, subrectis; foliolis ovato-acutis, subtùs pubescentibus. — arbrisseau rameux, à aiguillons peu courbés, épars ; folioles ovales-aiguës, pubescentes en dessous; fleurs solitaires, pédoncules et fruits hérissés. Fleurs roses. » Il ajoute l'observation suivante : « Ge rosier doit son nom à l'odeur désagréable qu'exhalent ses fruits, surtout quand on les froisse. »

arriver à toiU le monde. Dès lors on comprendrait que jusqu'ici nos recherches soient restées infructueuses. Dans cette hypothèse, la plante étant assez rare, il s'agit d'arriver au bon endroit, et encore faut-il que les haies connues de Diard n'aient pas été détruites.

Au surplus, l'existence du R. fœtida dans la Sarthe n'a rien d'invraisemblable. C'est une plante à rechercher : on finira par la retrouver peut-être. Mais, pour le moment, nous ne pouvons l'inscrire dans notre flore.

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