ISTOIRE
réfugier dans un temple consacré à Diane. Elle s’y crut en sûreté, mais trois de ses amants eurent la témérité de suivre ses pas et de briser les portes du temple. Il paraîtrait alors que la
telle viguet
jadis, chez une jeune princesse, le désir de conserver son innocence ! Soit que la pudeur alarmée prête de nouvelles grâces à la beauté, soit que l’air martial et redoutable qu’affec-
«Que la belle Rhodante soit désormais la
« déesse de ce temple.... Otons-en Diane
Mais hélas ! sur quoi compter dans ce monde; il fallait qu’Apollon se trouvât précisément
de l’outrage fait à Diane, il métamorphose Rhodante en rosier: et, le croirait-on? ce même peuple qui naguère était l’instrument de son triomphe, s’arme alors contre elle:
les Romains se moquèrent du philosophe , et n’en perfectionnèrent pas moins leurs serres chaudes, au point que lorsque, sous Domitien , les Égyptiens crurent avoir fait à la Cour un présent magnifique en lui envoyant des roses au milieu de l’hiver, cet hommage n’ex-
d’hiver que l’art avait fait éclore , étaient alors abondantes à Rome. « Dans toutes les rues.
n voit briller l’éclat des fleurs essées en guirlandes. « Enblé, Égyptiens, nous vous
Les médecins avaient déterminé quelles espèces de fleurs il convenait d’admettre dans les couronnes de festins, pour ne pas nuire à la santé. Le persil, le lierre, le myrte et la rose passaient pour dissiper les vapeurs du vin. Au temps d’Athénée, l’odeur des roses
pour empêcher les fumées du vin d’obscurcir
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meil, des esclaves brûlaient autour d’eux des pastilles odorantes. L’empereur Gallien dormait dans des berceaux de rose; le Sybarite que le pli d’une feuille de rose empêchait de
Les premiers Chrétiens blâmèrent l’emploi des fleurs, soit dans les festins, soit près des tombeaux , à cause des rapports qui se trouvaient, de cette manière, exister entre le culte du vrai Dieu et la Mythologie païenne. Tertullien a fait un livre contre les couronnes et les guirlandes : de son côté , Clément d’Alexandrie
nassent de roses, parceque Notre Seigneur avait été couronné d’épines. Quand Saladin prit Jérusalem, en 1188, il ne voulut point entrer dans la mosquée du temple, convertie en église par les Chrétiens , sans en avoir fait laver les murs avec de l’eau de roses. Cinq cents chameaux, dit Sanut, suffirent à peine pour transporter toute l’eau de roses employée dans cette occasion. Voltaire dit qu’après la prise de Constantinople par Mahomet II , le 39
mai 1 453 , l’église de Sainte-Sophie fut semblablement lavée avec de Feau de roses, avant d’être convertie en mosquée. On portait jadis aux baptêmes de grands vases remplis d’eau de roses. Bayle raconte , à ce sujet , qu’à la naissance de Ronsard , sa nourrice cheminant vers l’église, le laissa tomber sur un tas de fleurs, et qu’en ce moment la femme qui tenait le vase d’eau de roses le versa sur l’enfant : cette circonstance, ajoute notre auteur, fut depuis
e poete remporta le premier prix des Jeux Floraux; mais, au lien d’une églantine d’or, la ville lui remit une Minerve d’argent, dont il fit présent au roi. Marie Stuart aimait tellement Ronsard qu elle lui envoya un magnifique rosier d’argent qui valait deux mille écus; en effet, ce poete avait composé quelques vers sur la rose, fort joli»
Mignonne, allons voir si la rose Qui ce matin avoit déclose
aïliüi
castre et celle d’Yorck. Un duc de ce nom, descendant d’Édouard III, se trouvait plus près d’un degré de la tige primitive que la branche régnante , il portait dans son écu une rose blanche, et le roi Henri VI, de la maison de Lancastre, portait une rose rouge.
Après plusieurs guerres civiles, après l’effusion de mille flots de sang par tout le royaume,
e à parler de l’antique ins lard, qui consistait à cou tous les ans, une rosière dans l’église de Salency : le prix, pour la fille du village la plus modeste, la plus soumise à ses parents et la
La première rosière fut la sœur du saint évé- <jue , qui la couronna lui-même dans l’église de Salency . Depuis des siècles , cette pieuse in-
aussi joignait-on une petite dot à la couronne ;
tri
lèbre princesse Nourmahal fit remplir d’eau
de roses tout un canal, et quelle s’y promena
Saint Basile prétend qu’à la naissance du inonde les roses étaient sans épines , et quelles 1 en eurent à mesure que les hommes méprisèrent leur beauté.
Dans les fêtes de l’Hymen à Athènes , les jeunes filles couronnées de roses, le sein paré de fleurs nouvelles , formaient , avec de jeunes garçons, des danses pastorales, pour peindre l’innocence des premiers temps.
On rapporte qu’une palme sortit de la bouche de saint Julien, après sa mort : on raconte un prodige semblable de saint Louis évêque, neveu du roi de France Louis IX. Après sa
bouche.
Les cénotaphes, en usage chez les Grecs et
les Romains, étaient entourés 4e roses. L’une des principales cérémonies usitées en ces oc-
beaux ; on faisait bâtir tout auprès de petits logements destinés à des esclaves qui venaient, à des temps fixés , orner ces monuments de guirlandes. Les citoyens à qui la médiocrité de leur fortune interdisait ce luxe faisaient graver des fleurs sur la pierre qui devait couvrir leurs cendres ; a tion ils sollic quelques instants pour jeter des fleurs sur leurs tombeaux.
Il existe à Florence une superbe statue grec-
secours de l’infortuné Adonis, immolé à la jalouse fureur du dieu de la guerre.