FABLE —SUPERSTITIONS
Cupidon fit présent au dieu du silence ( Harpocrate) de la première rose qu’on eût encore
un vase rempli d’eau pour lui faire comprendre que, comme ce vase était plein jusqu’au bord, qu’on n’y pouvait rien ajouter, de même
vants , quelle n’en pouvait contenir davantage. Abdulkadri comprit parfaitement cette espèce d’hiéroglyphe ; pour toute réponse il
doucement sur la surface de l’eau contenue
sa place sans déborder l’eau, quoique le vase fût plein. Ce trait parut si ingénieux aux Babyloniens, qu’ils regardèrent Abdulkadri comme un homme merveilleux , et le menèrent en triomphe dans leur ville.
que ni de grâce ni de finesse. Craignant de perdre Rosélia dès son berceau, ses parents alarmés la consacrèrent au culte de Diane. La jeune Rosélia offrait donc, en qualité de prêtresse , à cette déesse, l’encens et les vœux des mortels. Elle ne comptait que seize printemps
• mais les douceurs de l’hymen ! quoi ! les flam-
e beauté charmanl
serait, après elle, aucun enfant pour rappeler
pie sacré pour l’unii
:11e arrache sa fille du temr au beau Cymédore, et la de Diane, à ceux de l’Hyprofère de coupables ser-
Cependant Cymédore , que l’idée de la déesse
sortir avec sa chaste épouse du temple de l’Hyménée. Ils en franchissaient déjà les derniers
sur la nature ; la déesse n’eut pas plutôt aperçu nos époux fugitifs , qu’un trait , semblable à ceux dont elle atteignit les enfants de Niobé ,
▼res de la vierge épouse ; ce fut, dit-on , le seul
reproche qu’elle adressa à la déesse. Cependant Rosélia chancelle , ses faibles genoux fléchissent. Transporté de douleur et d’amour , Cymédore veut soutenir son épouse, mais....
ô prodige!... il n’embrasse qu’un arbuste qui
du repentir de Diane et des pleurs de l’Amour, se. couvre de roses, fleurs jusqu’alors inconnues. Rosélia, sous cette forme nouvelle , coudoux parfum de son haleine ; l’amour et la
épines, que Diane fait croître autour de sa tige, protègent son sein embaumé. Cette belle fleur sera, d’âge en âge, également chère à la vierge