‹ Histoire des Roumains et de leur civilisationChapitre 1 sur 62 · I . . ' ^ riches . .. >es, et · texte numérisé non relu

I . . ' ^ riches . .. >es, et

où. le lendemain, dans la chaleur moite du dégel, février ressemble plut<^t à un souriant début de printemps.

I^s vallées, d'une orientation tout à fait spéciale, de rOlténie ont une atm - ' - - ' '" rranéenne par rapport à cette plaine tte aux brusques rafales que rien n'arrête dans leur assaut. Il neige souvent -S Jatsv M l'f^poque où quelques gouttes de plaie li»Mlr t'imiM lit .1 |K itu* du ciel rose, à travers les nuages couvrant Iv riant |{ii<arfst.

Ces dilTcrences ne tiennent pas qu'au voisinage des montagnes et de la plaine dans chacune des régions composant un pays si varié d'aspect et cependant si

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unitaire. Cnr, si la Transvlvanif ne i re que

des vallées étroites entre les cime* di t„., . ... >. cl les lignes des rollines qui en sillonnent dans tous les sens l'étendue, si le terrain arable n'est ? i»ar

les " lunci », par les vallées assez la^ ros,

comme l'Oit, les Tlrnave, le Somes; la Valachie. com- ■ Mîint aussi l'Ollénie et la Moldavie, telle qu'elle : lit avant les démembrements de 1755 et de 1812. présente tous les aspects possibles d'un territoire complet, et ces provinces forment comme un 11 ' "" 'les aspects divers que peut avoir une m int

en môme temps du froid Occident aux brumes fréquentes, aux prairies verdoyantes et de l'Orient au ciel bleu, au soleil brûlant et aux moissons fabuleuses. En quelques heures de marche, on passe, en Valal'iiic. des rochers nus. des forêts de pins, des ruissiiuix qui jaillissent des hautes sources pour s'engoufTrer. bruissantes, au milieu des gorges, aux collines où s'élayent les riches vergers semblables à ceux de l'Angleterre, jusqu'à la blanche maison ancienne aux boiseries noircies par les ans. Un peu plus bas encore et l'on se trouvera, sous les rayons ardents, dans une plaine où, en quelques semaines, le brin de blé qui perçait à peine en avril, ploie vers le milieu de juin sous le poids de l'épi doré, alors que dans la montagne les premières fleurs du printemps ne sont pas encore flétries et que, devant les fenêtres des huttes, dans les hameaux, le lilas continue de fleurir. Puis, tout au bout, un monde spécial remplit d'étonnement le voyageur. C'est la zone du Danube, aux forêts de saules noueux, impénétrables au premier aspect, qui cachent cependant les clairières où le pécheur nettoie et rif >de «ies < il prépare le produit de ^ i (s. Dans ■ ,. i. cette lone franchit le fleuve, s'étend sur la rive droite, à travers un pays sans maître ayant un passé plus

BASB TERRITOIUAUI DR UA NATIOM RQUMATKB 3

reculé, jusqu'aux grands lacs, k l'inextricable delta du ^' ' ' ' r. Là, une au*" - *ion de p<^che

att . bien que \\ . qui. depuis

des siècles, accourt du Nord et du Sud pour exploiter ces richesses infinies.

Même spectacle dans la Moldavie: on descend des cimes nues du Ceahlau pour se trouver bientôt parmi les vergers des riants villages et des couvents antiques, dont les coupoles s'élèvent à l'improviste audessus den immenses forêts. Un peu plus loin, la large rivière du StTcth déroule majestueusement ses eaux claires parsemées d'Iles nombreuses: là, les coteaux ba! soleil se recouvrent chaque année de sph-n-

did^ ssons; entre les pâturages qui nourrissaient

jadis une des plus nobles races de bétail de l'Europe, celle des bo-ufs au large Tront et aux puissantes cornes droites, miroitent les étangs créés par les anciens boïars pour nourrir, pendant les longs mois du carême ortî leur « cour » et leurs |- Au delà du

Prti \ eaux lentes, enfin, qu < ut de hauts

rivages argileux qui le cachent presque aux regards, se ■'■ î.- la Bessarabie, avec ses ondu-

lai es au pacage. Cette région peu

peuplée, qui conser\'e partout le même caractère de la * : ''t le souvenir de l'ancien « désert », condu lands lacs du Danube, pareils à ceux de la

Dobrogea voisine, et au •• liman » du Dniester; là se

termine la pri" • 'té que les maîtres du pays au

xiv siècle s'en issaient. dans leur titre même,

d'avoir mené« » de ia montagne à la mer •>.

L'Olténie, à tant d'égards pareille à la Serbie voisine et ayant des similitudes avec les territoires qui tendent, non plus vers la mer de Hyzance. mais bien vers celle de Venise, offre de nouveau cette douce succession de tous les climats, de tous les aspects et de tous les produits, depuis les hauteurs solitaires du

4 HTSTOinK DRS ROUMAmS

Pni din;

e\ du Romanati. et à ces pêcheries du Danube, qui. autour d- lourd'hui »«• de se-

cond oi . au Mil' -

Semblables par cette harmonie de nuances, tes di> verses zones des r»' ' mphiquc t ' ont l'Ol-

ténie, la Valachic, A la Ti . .nie avec

ses annexes, sont cependant séparées par de profondes différences qui font de chacune d'elles un tout distinct et particulier. Nous avons déjt\ dit que l'OIténie se rapproche de la Serbie, TOlt, dont elle porte le nom. étant une Morava de la rive gauche du Danube. Mais, si entre la Valachie et la Moldavie il y a l'élément commun de cette steppe qui, comprenant tout le Sud bessarabien, s'étend en deçà du Pruth dans la région de Galatz pour descendre vers Braila et se développer librement dans l'ancien « désert » de l'Ialomita. pareil à l'océan des riches herbes éphémères de la Russie méridionale, on ne retrouvera point en Moldavie cette molle plaine nourricière ouverte à tous les courants de l'air comme à ceux des immigrations humaines, invasions dévastatrices et transformatrices. Les collines se poursuivent, s'enchevêtrent, mêlant les lignes capricieuses de leurs vieilles forêts aux tapis multicolores des cultures variées. Si le Séreth, le Pruth, le Dniester ont la belle ligne droite des riviêi«s valaques, de tontes les rivières valaques, la \'<dea, l'Argess, la Dâmbovita, la Prahova. l'Ialomita. le Ruzau. descendant des montages occidentales du pays, ne vont pas directement au Danube; elles traversent la région haute du pays pour confondre leurs vagues avec celles du Séreth, qui forme une des grandes artères moldaves. Sur la rive gauche, la mcmc rivière ne reçoit que les eaux mal assurées du Bàrlad qui. après un circuit disgracieux à travers des vallées

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