‹ Histoire des Roumains et de leur civilisationChapitre 2 sur 62 · BASE TERRITORIALS DR LA NATION ROUMAINE · texte numérisé non relu

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tourmentées, paraissent devoir s'engloutir dans leur

terre j.i ' ' " " Le Pruth i'

eaux \>.' ijia. sur la ri'

seuls, deux cours d'eau plus importants sillonnent la

Bessarabie pou ' ' ' ' î)niester.

Pour la Tr;i ne des eaux, déter-

minant, quant au caractère d'un pays, est encore plus diflft^rent. Malgré la séparation des Carpathes, il est évident cfue la partie méridionale de la province, avec son « Pays de l'Oit i>, son -< Pays de la Bàrsa », son district de Sibiiu, appartient k la Valachie. où se trouve la source de ses rivières: les princes valaques ont réi iites fois à l'avoir, de même que ceux

de la M, ont cherché, par la Bucovine et la Po-

cutie. à atteindre les sources mêmes du Séreth. du Pruth et du Dniester. Les autres grandes rivières cependant, le Muras, le Somes, les trois branches du Cri», les cours d'eau du Banat de Temesvar, vont, du côté de l'Ouest, se jeter dans ce grand fanal collecteur de la Theiss, qui rriri«liir:j !«• T):imil)»> d*' fiiiiff^ ces eaux confondues.

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une lai..

logue qui flxe les éléments constitutifs d'une chaîne de ■ ■ 'où

cou : 'lui

où elle arrive à dominer le paysage, ce qui est essentiel au point d. t ' ' îiie « humaine », et surtout de la , , i«-. On ne le trouverait certainement pas en Galicie, où les hauteurs se succèdent snns toutefois que le pays tout entier leur appartienne. t:int au point de vue de l'anpect de la nature que di's (onditions humaines dans les domaines

économique mx et politiques de la vie. Le pays et

l'homme v'. t bien h la montagne qui borne à

l'Ouest la grande plaine marécageuse de la Pologne.

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dont le nom !li^niiic " payii de la plaine ». rnnU ce n'est p:i!t la montagne qui crée den limites et qui donne une pliviiionomie h tout ce qui %e trouve dunn son ombre, pr' et inspiratrice en mi^nie temps.

Il en c ■: .;u..tment dès <(ue les Carpathes atteignent ces régions qui représentent la patrie ancienne, tr «le la rare roumaine. is

ses . lussi bien que danr. les p : s

qui se creusent entre les dernières ramiflcations l>oisecs de la montagne. Observez d'abord leurs no n la citadelle des Carpalhes, qui recouvre toute la i • gion de ses lignes, qui sont comme les circonvolutions r î ' r et d'i. ■ * ■ ii jadis I . . • uvahisM .

pables de coloniser à eux seuls la forêt, « la forêt du roi »; elle correspond en Orient .'i la grande forêt de la Serbie, allant de Belgrade jusqu'à Niche et qui dévora, par tous les dangers qu'elle recelait, un si grand nombre de croisés, ou bien encore à ces grandes forêts de rOcrident, la Hercynia de César et de Tacite, la forêt des Ardennes du moyen ûge, qui recouvrent le plus souvent les replis montagneux. Ce qui se trouvait au delà fut pour la latinité médiévale une « Transylvanie »', terme qui se f^énéralisa ensuite, comprenant la province tout entière. l)e ce •• pays au dolà des forêts »), on descend dans la « Transalpina •>, la Havasalfôld des Magyares, « le pays au delà des Alpes ». Pour les Roumains de la Moldavie voisine, de création plus récente, c'est la « Muntenia ». le « pays de la Montagne ». où habitent les « Mon !s »>. le» • .Munteni ». Lorsque le patriarche i:. ...ance créa au xtv siècle un archevêché pour les Roumains de celte Valachie. le nouveau siège reçut le titre de « Hongrovalachie et des plateaux montagneux » (zXtrfTt'ti, roum; plaiarO. Le Nord, riche en forêts, de cette Moldavie elle-même, la future Buco\ine de

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l'usurpation autrichienne en 1775. apparaît pour la prcni - dans la chr- naîse sous le nom

'le <- 1 iv », les " iji ,

Len bergers, dont l'activité errante à travers les val- If. ■•• • • • ],^^ jjQiij 1^

j»i il que ses

pins et ses mélèzes. Les premières formations politi-

qii ' ' *' !os à l'ombre des

hu >. non point dans

le but de pouvoir s'enfuir par cette porte ouverte du côté de l'étranger, mais bien p' — — 'ter l'envahisseur aux premiers pas qu'il j tenter contre les défenses naturelles de ia frontière. Là, s'éle\'èrent les premières églises en pierrt- et les premiers châteaux autour desquels se rassemblèrent les h is des marchands. Même en ce qui concerne ' ...iure. il est prouvé aujourd'hui qu'après l'in- |4ion de l'œuvre civilisatrice des Roumains, elle reprit son activité sur les hauts plateaux à l'abri des invasions.

Cette terre roumaine, la montagne l'entoure, l'embrasse de tous côtés. Trois grands boulevards de rochers la surplombent, et chacun d'entre eux sera le berceau d'un Etat. Il parait bien que l'ancien Voévot] ' -ur à l'invasion hon-

g! jn centre et son point

d'appui dans ce massif du Bihor qui domine la province à l'ouest. Ce fut d* ' n lu Jiu que partit la vie pou ^ ^ ^ .<laque. Enfin, sans la Bucovine et même sans ce comté m * -ux du >T n est la continuation o« lo et au il n'y aurait pas eu la dynastie moldave, condition déterminante pour la création du pays lui-même, î *' * î ' 'il pas formé le second des Etats li fut l»endant longtemps le plus vigoureux. Jusque dans la

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