‹ Histoire des Roumains et de leur civilisationChapitre 17 sur 62 · VIE POUTIQUE DES ROUMAINS · texte numérisé non relu

VIE POUTIQUE DES ROUMAINS

barbare, habitué à guerroyer contre les PotscbénèfBeSf qui év 'i- tuer au retour, accourut avec s«8 coni-

pmgpou.. j. ^. mes et. après avoir vaincu rconemi désigné à ses coups, il s'avisa de prendre la place de ces mâoK-^ ' quelques années

la nou -> qui s'étendait,

ooBune la Scytbie ancienne, dont elle paraissak vouloi! : ivage

oc> ■: atale,

cetie substitution était évidemment intolérable. Les tr* lu nouvel • aitin, l'Arménien

Jt . lii&kès, se «i. < Sviatosiav, qoi

se renferma dans Silistrie, l'ancien Durostorum, pour y - '- , -. I -i ytielques mois, jusqu'à ce que la fa.. là abandonner déiinitivenient le

lieu de ses anciennes victoires.

Sur le champ de bataille, Tzimiskès fit bàtti j.t cité de Ttiéodoropolis. 11 avait rétabli l'ancienne frontière du Danube, et la Scythie Mineure entière fut sans doute rattachée à «l'£mpire. Les RoiHnains de la rive gauche furent soumis à l'auloriié du patriarche de Tmovow établi pour quelque temps à S^slrie. Les Russes ne devaient plus revenir sur -le Danube que presque mille ans plus tard, attirés par Je néme mirage et nourrissant le même rêve de gloire. Sviatosiav avait rapporté ce|>ondanl de son aventure lé«"nda»re une conception supérieure de la vie polit le titre de boïnrs pour les descendants des nncifus Varégues normands et des cnèzes slaves, leurs camara<ies, et le sou%*eiiir, célébré pendant des siècles par iu chanson |»opulaire, du grand llcuve. aux ondes tour à tour dcirées par ie soleil du Midi et figées par ie vent du Nord, qui est le Danube, « père des eaux ». Les pri ouvèrent. au XI' < >i* siècles,

un ir essayer de reiic relations

bn nt interrompues par le siège de Silistrie.

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Mais à la place do strict régime byzantm que remperrur de la victoire avait espéré pou\*oir maintenir, on eut bientôt une vie locale, d'organisation indigène, qui se maintint pendant tout le xi* siècle. A Silistrie et dans les environs, entre le Danube inférieur et la Mer, les Gminène, ses successeurs, nommèrent, dans les « cités » comme les appelle la princease Anne, fille et historiographe de l'empereur Alexis, ou mieux dans les bourgs fortifiés, des chefs autochtones, aux noms roumains ou même slaves, qui continuèrent l'ancienne ^ie locale des territoires gètes et romains: un Tatul, un Chalis. un Salomon, un Sestlav, un Saktschas (c Satzas »). Ils avaient des attaches avec les Cumans de ta rive gauche, dont le nom cachait natut it

aussi la population soumise, tributaire et au le

des Roumains, ces Cumans qui, avec leurs lances aux flammes multicolores, accourureivf " lard,

pour soutenir la cause politique bu ,, e par

rinitiative de leurs frères, les Vlaque< ilcans.

Ainsi donc, dans l'obscurité qui r( " s

siècles du moyen âge sur le territoiii ■ . i-

bien, dès qu'un rayon de lumière perce ces ténèbres, comme celui qu'a projeté le notaire anonyme, on aperçoit la continuation, paisible et modeste, mais d'autant plus acharnée à résister, de l'ancienne population aborigène.

Les Roumains et la colonisation des Saxons. — Dès la fin du xi* siècle, le roi de Hongrie, attiré surtout faut-il croire par les mines de sel et d'or de la Transylvanie, faisait bâtir dans la région occidentale de la province son château de Turda (qui pour les Roumains aussi bien que pour la chancellerie latine des .Magyars s'écrit plus tard: Torda). D'autres forteresses. comme celle de Dej (en hongrois Deés), furent établies sur des points importants du territoire transyl-

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vain. A la même éf>oqae, un évèque de rite latin fixa sa résidence daiM l'ancien bourg sla>'e de Bel^rr ^ près de la rivière du Muras (Maros), ce qui était (i .<>: tant plus nécessaire que le souverain hongrois n'apf>;< ' pas dans sa quadité nationale pn> ^t

dit ^ bien comme « roi apostolique », < i

propager la foi catholique, de « latiniser » le pays, au bo^ ' Vi force, l'n monastère important, >■■'■'

dt^ .> <le Ket/ (C&rta). fut fondé, un peu ,

tard, dans la vallée de l'Oit. Eniin, le roi. pour le représenter, choisit un Voé\'ode de tradition roumaine.

Au-delà du rayon des forteresses et du groupe des villages où vivaient les serfs de race roumaine ou des colons destinés à fournir leur dhne et leurs services à l'évèijue. s'étendait, sous la suzeraineté des Petschénègues, puis des Cumans. la Tara-Romàneasca, le " pays roumain ', avec ses forêts, ses clairières, ses vallées parcourues par les troupeaux, ses hauts plateaux où l'on pratiquait depuis «les siècles l'agriculture. Il y avait donc vers l'an 1 lOU une grande « Roumanie > rurale, sans forme politique unitaire, mais ayant sa « loi > re!' ses coutumes, son ancienne culture,

que la con ■...un des termes latins même, pour les

éléments supérieurs de la vie sociale, montre assez avancée, avec ses chefs isolés et avec son instinct BJté parfaite. Cette • Houmanie » devait être refou . de cime en cime, de vallée en vallée, par la conquête hongroise et qui d'ailleurs ne songea

même pas à en., rolons de race magyare. Re»

jetée sur les territoires médiocres des vallées de l'Oit et de la Bâpw. it bientôt pour frontière les Car-

pathes; de •• i ^aine •> qu'elle était, elle devint

» transalpine ». Ce pays situé « au deU des cimes ■» en altr: ' ' il'être. pour des raisons qui seront expo- «ées p. ,. partagé en deux par la formatioD, au

XIV* siede. d'une .Moldavie, opposée à la • Rooma-

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nie ' . qui était une VMÎuchiu l<M'ali!»éo. Pour

le moment, au l — I de Thistolre où les Mag>'ars

apparaissent comme représentant la civilisation ceci- (! iont it* Pape était lu rlief, d'un bout a l'autre

Uu ... Loire roumain, il n'y avait pas encore de frontières. D'autre part, on ne saurait, sans anachronisme» l>rèteir au roi de Hon^^rie l'intention de ^er

le peuple qu'il subjujfuaii ainsi en Tran , >un

ambition, à cet « apostolique », était d'accomplir en Orient la tâche de pupille <î lissante

où avaient échoué les cmpt nation

geruianique. En dehors de cet « apostodat » armé, il voulait i' î fermer aux <' Scythes » de la

steppe 11 > Carpathes et tirer de plus riche»

revenus possibles de sa conquête.

La co' ion aJIemande. " ' ich

Osten iii i de» peuples .i .en

âge, battait son plein au temps où 4es Croisades attir. ' \*rs l'Orient le trop-plein des - - :' '■ -is occi- <i . Le roi Geysa ne lit que c;i partie

de ce large courant vers la Marche de Transylvanie que ses propres moyens n'avaient pu qu'entamer. Les premiers « hôtes •» venus de Flandre — d'autres vinrent aussi d'Alsace — s'établirent dans trois villages placés sous la protection même de l'évêque. qui du reste encouragea lui-même cette n?u\Te d'expansion, toute à son avantage.

Plus tard, d'autres groupes se formèrent sur la Tàrnave (Kùkùllo). au beau mi^lieu de la province, puis au Sud-Ouest, à Sibiiu (le ^illa^ porte le nom de la rivière voisine, à laquelle Jes étrangers ont conservé le nom roumain de Zibiu). qui devint plus lard « la ville de Herniann ■». ou Hermaii cf. les

villa;;es qui continuent à s'appeler en . a Har-

nian): euiin. dans la régioti opposée de ce quadrilatère montagneux, près des mines de Rodna et de

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Baia. an delà des moatagnes qu'il s'agÎMati d'exploiter aa prc!

Ces ^ , ^ > avaient un caractère parement rural. C'étaient des paysans» qui oe nourris- ]Nis pl«s de projets poHtiques que ccax qui se I nt aujoanflmi des régions aarpenplèes de l'Enrope pour chercher une occupation en Amérique. Le roi lui-même ne pensait guère à leur inpascr un régime unitaire, lui qui n'antit pas d'adminfttlration •ur ses propres terre». Les « MXes royaux » durent se pHer à la manière de vivre et à l'organisation de la population aborigène, sans la présence préalable de laquelle ik» n'auraient pus même risqué t'aventure de ■- que le roi nommait le • désert »• du noi, parce qu'aucun privilège de sa p«rt n avait cooflruié les droits des pre-

mtr- - i|>ant?«. Ils revètircoC parfois ce vêtement po-

pu Hou main s qui rapfwtfe la eult«re génénde

de» ancêtres thraces; iU intrc» ' t des habitudes

étrangères dans la manière d*e . la terre, tout en

gardant he type d« la maison l; m inique des liords du Rhin: i "' il ^ in -^ m trésor

tique rouni : i'- m1 -}jl«.rc;il les forni^ ;.,..>

lesquelles sVlait Rrouj- < vie de ces précurseurs dont iK auraient v> m i; i ; .ir le troN'ail: à cdté des « juges u romIlain^ il v • nt «loru" des « comtes <•, Grafrn, gérebë saxons et l< ,>i .vinces dans lesquelles fut f»arlagé le pays coloi eut éfm Sêde»f m tribunaux ». correspondant des ni<hnes )u-> ges

l^fU a JM'U cfs viHa^^cs f\t»iiit'rfn' .>.\r-

fois <les villes appelées a un granii nlile

de ces établi-sscmi-iits allvuniiids en terre roumaine fut consCitué en - nation • autonome, à Véftrd du roi, auquel elle i>uyuit un cena» et de l'évèqve luimême. En r224 le roi André II les raeoMMitaait e<

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« un seul peuple >. ayant un seul juge •> et jouisMmt d'une spiilr if m«'«ni«' situ:»tinn. assurée par des actes écrits.

Le territoire roumain était donc morccli^ j-ar .ft établissement d'une laborieuse population étrangère, capable de progresser rapidement et favorisée par la Couronne, à cause des gains supérieurs qu'elle attendait d'une ]>areille substitution. Cela ne suffisait pas cependant, car ces Saxons n'étaient pas en état d'assurer à la nouvelle province ses frontières.

Pour fermer les défilés des Carpathes et leur assurer une garde vigilante, le roi employa donc deux moyens différents. André II avait fait le voyage de Jérusalem en croisé malheureux et il avait pu voir l'étal de décadence où se trouvaient les restes de la domination chrétienne et la milice des chevaliers qui les défendaient. Une évacuation de ces soldats de la croix était évidemment nécessaire. Les Che>*aliers Teutons devenaient disponibles; on les fit venir dans les Carpathes, où ils bâtirent, sur la place du village slavoroumain de Brasov, leur « ville de la Couronne », Kronstadt; puis, pénétrant bientôt au delà des montagnes, dans le « long champ » de Clmpulung, ils fondèrent une nouvelle ville, leur << Langenau ». Ils auraient sans doute rempli cette mission et brisé pour toujours l'essor d'un nouveau peuple, si des dissensions ne s'étaient pas produites entre cette milice ambitieuse, la même qui, plus tard, en Prusse, voulut créer un véritable Etat pour son Grand-Maître, et le roi. alléché par l'espoir d'une proie facile. Aprèt une querelle qui nécessita plusieurs fois l'interventioil du Pape, ils durent partir, laissant une viUe d'avenir, un défilé tout préparé pour des invasions dans la « Transalpine » et des relations de suzeraineté avec les Cumans, menés par force au baptême et soumis à l'autorité, visiblement p<^itique, d'un nouvel évèque.

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dont la résidence fut la première des vttles noovellement créées, Milcov, sur 4a rivière du même nom.

Un f comte » saxon« Corlard. reçut en même temps (1233) 4es territoires nécessaires pour entretenir le* ouvrages de défonse qu*il avait fait élever au <l''1' de roit, à la Tour Rouge. Des groupes de pa>*s i. gyars furei^ détachés vers la frontière orirâtale. du côt ■ !" 'iiz et de Ghimes (Gymes), aux anciens nom*; sc\ . |>our y former, dans des sedes spéciaU v, à côté des Roumains dont ils empruntèrent les mœurs et les coutumes, une garde permanente. Ce fut le grou|>e militaire de ces Szekler. dont le nom même vient de Szek, sedes, qui formèrent la Marche défensive de la Transylvanie. Enfin, j>our fermer tout défilé à l'ennemi, des moines franciscains entamèrent, le long du Danube, par l'Ouest, le territoire qui de\-ait fonner la principauté de Valachie. Le château de Severin fut élevé dans le voisinage même de Vancierk |>ont de Trajan et du camp fortifié qui le défendait. Un dignitaire portant le titre avar de Ban y fut établi pour garder le drapeau k la croix latine de la conquête catholique; la première monnaie qui fut frappée pour les seuls Roumains et sur leur territoire étant celle de ce Ban. le mot de ban, finit par signifier toute espèce de monnaie.

11 ne faut pas oublier non plus que, non seulement les salines valaques d'Ocnelc-Mari. en Olténie, et de SI' t de Prahova. mais aussi celles

de .-- ... .- ., à la nouveUe Ocna. près d'un

nouveau Slanic, furent certainement englobées dans les enclaves magyares sur le territoire roumain.

I.KS RoL'MAiNS ET l'Empire Tatar. — Un événenK'iit imprévu vint, en 1241. arrêter ce mouvement envahissant du catholicisme romain. Le roi de liongrie, avec ses colons saxons et flamands venus du

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Rhin moyrn et ur. avec • ,|u. s (t ses féo-

daux d'origine ^. i ai uiniui*, avec v s as^Hies, les chc- Nuliers venus de Jérusalem pour combattre contre les païens cuiri < • 4e dernier rqirénentant d

le serviteur . ;*- grande «luvrc historique.

Contre ces » Scvihes » inag>'ars, bientôt mêlés de Slaves, influencé» dans leur "'«• proi'ince par

les Roumains et soumis <run' re permanente

et profonde à l'influence de 4a civilisation aUcmande, 96 leva un nouveau flot de Sc\"' étaient restés dans la steppe < < les anciennes coutumes de leur vie nomade.

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