I.' :*ion (le Génois (Dschin^uiz). qui mt
siii)| I de bande dans He désert avant de devenir
le grand Khan, l'empereur unique de 4a steppe, jeta de nouveau vers l'Occident les multitudes touraniennes qui avaient emprunte à leur immense voisine, la (Ihine. son grand idéal d'unité mondiale. Il était impossible d'arrêter cette nouvelle invasion, qui, si die n'était pas animée par le fanatisme d'une nouvelle religion, avait, en dehors du prestige et des talents de son chef, la force décisive d'un ordre «parfait dans tous les détails de son action. Les descendants des Voévodes de Kiev devinrent les humbles vassaux de la Horde dominante: quant à la Hongrie des Arpadiens, elle ris<iua une faible résistance dont l'insuccès rejeta le roi et les restes de son armée vers la Mer de l'Occident.
Les notices, insuffisantes et con/iises, que noua possédons sur cette conquête foudroyante, ne prouvent pas une occu{>ation talare dea régions roumaines entre les Carpathes; le Danube se trouvait du reste en dehors du chemin suivi par ces tures et de butin; ils n'avaient :<) tion de s'établir, comme ies Bulgares, ;yars de
Jadis, sur un noaveaa territoire, car ils avaient déjà.
VIE poiJTici'K nr.s roi mains S9
dans l'Asie centrale, leur patrie, et dans leors con- * ' "• • -*:' ,]f^ foyers qu'iH ne
■ iicT. Sur ce territoire, qu'ils ne traversèrent même pas, ils ne firent que
r •- fr la dominn'- — • - ^' '^•" ^—^ les restes,
s ou même ler un rt-
luL'c en Hongrie. Les 1 nt que chan-
g.r '!'• maîtres: il y eut jr-^u. x«.» .^u.^inent un autre r< ! ' iir de la dîme aux époques fixées de l'automne et un ' ! 1 • ! i r' les ports de la Mer Noire. Mai> t.lî .;i i...n;i pour toujours le ressort
de l'invasion h<>; < , qui prétendait travailler au 110 et de la civilisation latine de
.,:. ^iic l'ennemi se fut retire dans ta
'['pe, laissant derrière lui d'affreuses ruines, des .tlort*. fiittnt tentés pour revenir à l'ancle na-
tion. Des «lievaller» venus de Terre Saintr^ i<js-
pit»liers français, furent appelés, en 1247, à Severin; on leur promit k-s revenus dus à la Couronne par les chefs des Roumains de la « Transalpine ». dont les noms sont donnés par un précieux privilège de l?tr.: les « juges » Jean et Farcas daiM l'Olténie • ne, le Voévode Litovoiu, dans la nnmtagne du Jiiu. le Voévode qui. au delà de l'Oit, résidait dans *ité d'Argea, «■ food da la montagne; la réel' e d'Arget, Senmluv, aant eompHar let pêcheries de Celeiu et d'autres avantages sur ce territoire qui. avec ses moulins, ses liltogi. i. florissants, ff\'ec ses guerriers et ses cliefs aoblea donne l'impression d*un pays de très anelMMM dvilisaUoo.
Le Pape avait coflAnsé, en 1251, eet aete de donation, qui n'eut peut-être pas de suite, à maître Raifliba«d. celui anqînl s'était adrsaeé le roi, n'ayant vrai- «emblaMement Jamais plis déllBtIlwJMent ses quartiers à Séverin. 8*11 ea «i«it été antrement, on aurait eu. sotts le coavcrt de In Hongrie royale, déiégiiée
60 HisToinK oes roumains
j>. iitc du s en* français fcur !«
I).i lUssi; 111 1 ^ric inéniie de* Arpa-
diens était, dans fétat où l'avait laissée l'invasion tatare. un instrument dont on ne pouvait plus se servir. Les Cumans l'avaient laissée dans un tel état qu'un des derniers représentants de la dynastie, le roi Ladislas, s'était converti à leurs mœurs et qu'on mettait en doute sa constance dans la foi chrétienne. Des querelles pour le trône éclatèrent, amenant en deçà des montagnes le « jeune roi Etienne » qui. appuyé sur la TransNivanie et en guerre avec les Bulgares jusqu'à Plevna. paraissait devoir refaire dans une forme magyare l'unité territoriale des Roumains: avant la fin du siècle, les Saxons, << hôtes » de la Couronne, en devinrent les ennemis qu'il fallut soumettre par la force des armes. Après la victoire, le Voévode transylvain, le rude Ladislas Apor, resta maître presque indépendant de la province. Le Nianmoros, le Zips, le Banat de Severin, où apparaît le rebelle Dorman, se soulevèrent contre les officiers royaux. La défense du latinisme revint alors à la race française et à ses associés italiens; car ceux qui la servirent désormais, d'une manière indépendante de la royauté magyare, furent, en efTet, en première ligne les Franciscains, auxquels appartient un Plan-Carpin, visiteur de la Tatarie, et toute la série des moines d'Italie qui fondèrent plus tard, vers 1330, le diocèse latin d'Arges. L< ' r
Arpadien, Aiidré III, était le ftls d'une Vci i-.
L'essor français vers l'Orient devait donner à la Hongrie une nouvelle dynastie, originaire < " le Naples et de provenance angevine, celle - s- Robert.
La domination tatare eut un a\ " Me
pour le développement ultérieur <i t'
à la fortune qui aocompagnait partout les drapeaux du grand Khan et de ses fUs et successeurs, il n'y avait
vie POUTIQUE DES ROVMiiINS 61
plus d^ormais de frontières occidentales depuis la Chine: de l'Asie centrale jus<|u'aux Carpathos roumains s'étendait un seul Etat, un seul territoire politique et économique. Les routes, dont la sûreté était désormais garantie par l'autorité profondément respectée de « l'empereur •• mongol, étaient ouvertes à quiconque possédait un sauf-conduit délivré par sa chancellerie. La m^me monnaie était partout acceptée: les mêmes poids, les mêmes mesures servaient à tous ceux qui pratiquaient le commerce d'un bout à l'an' ■ ce monde n i créé par une conquête
sai; aple: le syst uanier était à peu près
partout le même, d'Akkerman. l'ancien Maurokas- Iron des Byzantins, le Moncastro des Génois, le Belgrade des Slaves, la Cetatea-Alba des Roumains, jusqu'à Caffa, en Crimée, où, vers la fin du xiii* siècle, vinrent s'établir les Génois pour faire de la Mer Noire leur domaine, et nu\ ports lointains des Mers asiatiques.
Les liens ^n i >im.iu i> qui existaient entre les frères de Gengis maintinrent pendant un temps l'unité politique du grand empire. L'unité économique, si rémunératrice pour le trésor des différents chefs de la Horde d'or, ne fut pas entamée quand ensuite l'empire fut partagé, et ce fut tout à l'avantage des Roumains, dont le territoire venait d'être traN-ersé par les voies de commerce menant du Nord et de l'Occident à Caffa, à Akkerman, même à Braîla, le grand port du Danube, j ' humble \iliage où vivaient les descendants de i ci cétre paysan Braila, mais qui était devenue déjà le principal entrofxjt du Danube vers l'an 1300.
Cependant la condition naturelle des territoires provoqua des tentatives de séparation politique: à l'époque o'"i " ' ' I ' ■ f ■ liée, le pr" ■!• la Canij ^y , . - . i se main i encore, avec leur langage archaïque, les restes des
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;iM< ions Germain», commença à se distinguer des «Bti< s pays de 1* « Empire », Nogai. un des chefs de l'Occident, prit sur le Danube inférieur la place des anciens rois scythes et de leurs successeurs huns, ftYales bulgares, magyars, puis pétschénègues el cumans. Môles continueMement aux alTaires de la Bulgarie décadente, qui reçut dans Trnovo un Tzar talar de sa création. Tschouki, pour en arriver ensuite à des dynasties cuniancs, de sang prob:i^ 'in, originaires de la région du Vidin, i ! ; ;iuis les Siohmanides, aHié d'une certaine manière aux Paléoloques de liyzance, Nogaï, auqii ' "' «on rival de même sang, Toktai, au: , c k fonder sur cette lisière de l'Orient un établissement int abandonné ses pratiques païennes, 1 ^1 par Tislaroisme envahissant, H avait adopté, comme les chefs bulgares et magyars, la religion de ses sujets. Ne l'ayant pas fait, les Roumains, que les sources byzantines alTublent à celle époque du nom suranné d'Alains, profitèrent des avantages d'ime vie commerciale intense, d'une paix garantie par la force tatare et même des enseignements militaires fournis par leurs maîtres passagers. Ce sont eux, en effet, que Nicéphore Grégora dépeint comme « les Gètes d'au delà de l'Istros, ayant le même armement que les Scythes et qui, étant des chrétiens, soumis ensuite par la main violente de ces dits Scytlies, se soumirent à eux matériellement, bien que contre leur gré, mais gardèrent, par le .sens de leur supériorité (lé^ei? et par un sentiment d'isolement il l'égard de ces infidèles, leur qualité de peuple autonome » (1).
Il» I. p. 204.