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qu'elle n'a pas de nom distinctif. Peut-être s'appclaitelle jadis le •« Caucase ", mais ee nom mi^me ne signifie pas plus que celui des ■ Alpes >», car il vaut autant que le terme commun de •• rocher ". Cett lî livres d'école que les jeunes Roumains ap-
I' i le nom des Carpathrs: pour If pctiple. r'e^t
tout simplemei¥t: « Muntelt
Pour avoir le sens eomplft ne i iimu- <;t'(»;;r;ij)iii(|uc de ces reliions, il faut tenir compte d'un autre élément qui est la rivière, le Danube, car c'est de la réunion de cette montagne et de cette rivière que dérive le caractère unitaire d'une réj/ion dont les apparences sont si variées.
Il n'y a pas qu un >fui l>;iiiuiir. n \ m .1 jMii>iiurs, au moins trois. Le rapide cours d'eau qui Jaillit des profondeurs de la Forêt-Noire garde pendant longtemps le caractère romantique d'une rivière allemande. .Même lorsqu'il porte des vaisseaux de jurandes dimensions sur ses ondes accrues par les torrents des montai^nes, il n'a pas encore l'aspect imposant d'un fleuve. A Vienne, il ne domine pas encore la grande qui. malt^ié « ses ondes bleues », n'en tire aucun 1ère. Entre l'ancienne Bude historique des rois ;irs et des pachas turcs, leurs successeurs, le Peslh la ville parvenue, aux maisons de pierre dé- ..'-■ style, il est déjà souverain; ses ponts gigantesques sont le principal ornement et la plus grande œuvre technique de la capitale hongroise. Malgré ces di-
BASE TBRfUTORUUS DB LA NATION ROUMAINE 9
mensions qui font déjà du Danube une des principales artères fluviales de l'Europe, il lui manque encore cette t" •Ile il doit
d . ^ s du com-
merce européen, mais, en même temps, l'immense
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entière d'un pays, la défense et l'appui, la suprême beauté et le pUi ' il d'une race qui voit
dans ce fleuve in >mv une figure légen-
daire d'ancêtre et comme un symbole d'avenir dans lesquels ■• --nt so fondre tous les souvenirs d'un passé \< . . les apports d'énergie d'un présent
agité, pour s'harmoniser, enfin, pour s'apaiser dans le sort même de la nation.
Ce caractÏTe. le Danube ne l'a pas même au moment où, à travers la puszta hongroise, il risque hardiment sa grande cascade vers le Sud. Sur les deux rives, ce n'est pas la plaine qui est déterminée par le fleuve, mais bien le fleuve lui-jnême qui se perd, malgré ses 1 .iM.-s proportions et la riche constance de son cours, l'immensité d'une région que rien ne vient définir. Pour être le Danube célébré avec enl! ne par le^ poètes et profondément aimé par l..v.v...;ue des peuples naissants, il lui faut le voisinage de la »" "• qui. après l'embouchure de la