‹ Histoire des Roumains et de leur civilisationChapitre 33 sur 62 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Décadence phanariote sur le Danube

Développement de la civilisation roumaine

en Transylvanie

<><< S ÉTiiAXoèRKS. — Déjà* cependant, ce terri-

toire caipalho-danuhien qui avait 't \c la forma-

tion de la race, était en proie à la co...^... -^^ des grands Etal» rhri-ticiis du voisinage, après que la levée du série dc^ gé-

...«cne de S. — «

200 IIISTOIHE UKS ROVMAIKS

Transylvanie, qui devait rester aux Impériaux, en 16U», et celle du Banat, annexé un peu plus tard, en 1718. curent prouvé (jue la force offensive turque était détinitivement brisée.

Au cours des guerres entre l'Empire ottoman, d'un côté, el, de l'autre, la Pologne et la M'» " la

possession de ITkraine cosaque, où un i> ive,

Duca, devint Hetman en 1681, la principauté septentrionale avait subi les <1 i " ^ et les nii i»rovoque fatalement le pa^ ,. s armées ; le Sultan Mohammed IV \int faire ses prières à Jassy, dans réglise d'Elienne-le-Grand. et il y < ' ' > le château de Suceava, où ce dernier avait an .us Jean- Albert, une garnison établie par Jean Sobieski. Dès 1683 les Polonais avaient envoyé de nouveau leurs avant-gardes dans la Molda\ie, où fut établi, à la place de ce même Duca, qui avait été un des auxiliaires du Grand-Vizir, Etienne Pelriceicu, abrité, après avoir trahi son suzerain à la bataille de Hotin, dans les Etats du Roi. Il y eut dans la Bessarabie méridionale des combats entre les Tatars et les Cosaques polonais, auxquels s'étaient réunis des chevaliers moldaves. Deux fois Jean III lui-même pénétra dans ce pays qu'il connaissait bien pour essayer de le réunir à sa Couronne et de gagner ainsi cette frontière du Danube et des Carpathes qui flgurait dans le grand projet d'Etienne Bàthory. Il prit la place du vieux Cantemir, à côté duquel il avait combattu sous les drapeaux polonais, et dans le modeste château des Voévodes il récita ironiquement des vers populaires inoldivi-s pour bafouer le prince fuyard (1686).

Ayant perdu une grande partie de i>es troupes dans le dc.sert du Boudschak, où il alla chercher ses ennemis, il ne revint en Moldavie qu'en 1691 pour se saisir des couvents fortifiés et des anciennes forteresses dans la région des montagnes. Après son départ, il y eut.

LA aVIUSATION ROUMAINE EN TRANSYLVANIK 201

pendant une dizaine d'années, à côté de la Moldavie tributaire du Sultan, qu'appuyaient les Turcs et les hordes des Tatars durs pour les '\ habi-

tants, une Moldavie royale, dans la i , î les ré-

gions voisines, où des offlciers polonais avaient le commaii

L;i . |ilus favora-

ble, mais aussi par l'intelligence politique supérieure i' " ' !" ^ ' . fut épargnée d'abord. Par de

prince, qui avait oppo!»ê un refus poli aux prétentions des Polonais sous Sobieski et s : ' it en demandant le concours des

. pour chasser les Tatars bessarabiens, réussit à empêcher l'entrée des soldats du général Veterani. lis ne purent ccr 'T^t pas être retenus plus longti'mps lorsque la } >n de la plaine valaque devint indispensable pour les opérations des armées impériales qui occupaient la Transylvanie. Bràncoveanu, qui avait désiré maintenir en dehors de toute aventure la situation traditionnelle du pays — car. s'il rendit des services aux Allemands, irritant ainsi les agents français à Constantinople, il le fit seulement pour les retenir loin de ses frontières, — dut subir l'humiliation et les dégâts causés par les troupes du général lieissler. qui s'y logèrent pendant tout un hiver. Il avait fallu recourir aux Tatars. pi« ' iés, pour amener leur première retraite; au c aoemeot, il paraissait bien que les Impériaux voulaient <f;iblir sur le trône princier «l- ^ nt. colonel dans les rangs de Unir ,i lialaceanu. vassal de Léopold I". Ce gendre de Serban < i/ène fut tu<^ ■ ^ tard, lorsque, , 1 il a été déj.t i a en Transylvanie avec une nombreuse armée turco-tatare et con-

' ■ • ' 7 • (leBrasc>\ Tî 1er

■ . :- r du Vo» . .'US-

202 lllilTOIHB DKS noDiiAn<t

qu'ji in conclusion de la paix, pendant une vingtaine d'années, la Valachie, malgré les troubles provoqués en Transylvanie, par le fils de la femr- ! Tokôly, François, héritier des Ràkoczy, qui, d'ii u'c avec

les Turcs, uv:iit relevé le drapeau de rindcpendance nationale, n'eut h soufTrir que des t"^ mlcH exigences des m.iilres ottomans qui réc' i des provisions, du bétail, des auxiliaires, de l'argent. Brâncoveanu était toujours à sa place lorsqu'il s'agissait de rendre les honneurs au Vizir, au Khan des Tatars, à la personne impériale du Sultan lui-même.

Plus tard il eut à supporter une gm-' irlie des

charges qui retombèrent sur les pays r^ au mo-

ment où Charles XII, vaincu h Pultava, vint se i ■ en 1709, sur le territoire de la forteresse turque ... ..y ,.der, dans le village moldave de Varnita. Toute une petite armée l'entourait, ayant à sa tête les officiers et les dignitaires qui avaient accompagné le roi dans sa grande aventure orientale; les Polonais, restés fidèles à sa cause, demanderont des quartiers dans la principauté, et le souverain que Charles vainqueur avait imposé à la nation. Stanislas Leszczynski. vint trouver son protecteur dans la modeste demeure de cet exil. Les Cosaques du Hetman Mazeppa. qui mourut en Moldavie et fut enterré dans l'église de Saint-Georges à Cfalatz. établirent leurs tentes sur < re de Be^^ '

rabie; des émissaires de toutes les is. des avrn

riers, des intrigants, des espions affluèrent à Varnita. Il fallut que le Trésor princier et les paysans de la Moldavie prissent le soin tout ce monde exigeant, dont on admirait la vaillance, tout en gémissant sous le poids des impôts et des réquisitions.

De ce séjour du Roi de Suède en Moldavie devait résulter bientcM. en 1711, une guerre entre Russes et

I^ CIVIUSATION ROI'MAINE EN TlUNSYLVAMi: 2U3

Turcs, dans laquelle Bràncoveanu voulut garder une

" lutanl plus que le Tsar avait

irias Cantacuzène, qui. avec les

allures d'un prétendant, vint assiéger la forteresse tur-

(|iir> (]r fîriila. Quant au jeune et inr^- '-■-r'nté Démé-

t: uv (:.:i: iMÎr. il s'était déclaré ri it pour la

> iM* des chrcticns. sans pouvoir leur fournir cepen-

' ' ■" .- . . '-'mises, car la sécheresse et les

:it deux récoltes moldaves suc-

- -Mvc». Pierrc-le-4irand ne put arriver au Danube

ni que le Grand-V'i2ir eût passé le fleuve au gué

jccea: ce qui suivit, ce fut. dans ces régions qui

il vu périr l'armée polonaise de Sobieski,

ua. i\i.\A.:c longue et désastreuse, avant et après la

(onclusion de la paix du Pruth qui sauva les restes

'•. Pour le Tzar et ses soldats, les

--- lorsqu'ils touchèrent la terre amie

lie Polo{(ne: elles n'avaient fait que commencer pour

i fut. par un «< fclva » ou décret reli-

I, livrée aux Turcs et aux Tatars, avec

l>ermission de tout détruire et exterminer. Des régions

)( complètement désertes une di-

.rd.

i-, ■ .. .'i'I II' 1 l'..:;,KTOUr d"Al-

ii i > 1,. .ij-it \ 1 iii».tM(<ii des Turcs

dans la Morée vénitienne, amena le retour de ses sol- ■ ' * ' ' • — - -' ■ -■' Déjà un étranger, un ( se targuait de descen-

dre par les femmes d'Alexandre-le-Bon. régnait à Uu-

' rïprès la di'>^-*'"'' -•! du Caatacuzène Etienne.

rs, qui ne - : pas de lui, de même que

Mcnt pas voulu auparavant les ^' >. chez

■' tvait fait sa premièrr ■'»•"•• ••-•■»re,

>sés à accepter la d me

lie» lm|iêrtaux comme une délivfajice; tout uu parti

204 ili>|i>liii l'r'N ii'M *iM>^

allemand sYlalt forin*^ pour appeler le» soldatH de (Iharlcs VI. Quelques centaines de cavaliers suffirent pour enlever dans sa Capitale ce prince abandonné par les siens; mais, lorsqu'on essaya du nii^ine jeu en ^' ' davie. où régnait quelqu'un qui, Houmain lui-niii.tv. avait de profondes attaches dans le pays, Michel Racovita, apparenté aux Cantacuzène. les envahisseurs furent battus par les Tatars appelés au secours, et un monument en ruines rappelle encore la place, sur la hauteur de Cetatuia. au-dessus de .lassy. où fut exr comme <■ chef de bande » leur capitaine. Les .\ . mands s'étaient rendus maîtres des monastères situés dans les Carpathes; une expédition des Mol" ' <I -s

Tatars réussit h les déloger; en outre, cll< , . i < n

Transylvanie jusqu'à Bistritz, cruelle pour les Honf^rois et les Saxons, mais, d'après l'ordre eM 'i

Voévode, pleine d'une fraternelle pitié pour : i-

mains de ces contrées où Etienne-le-Grand et Pierre Rares avaient été jadis les maîtres.

L'Olténie, conquise, avait été confiée au fils de Serban, Georges Cantacuzène. qui, ayant espéré devenir Prince, ne fut qu'un simple Ban: lorsque la paix de Passarowitz reconnut la domination impériale sur les cinq districts, le prince de Valachie resta seulement administrateur du territoire s'étendant de l'Oit au Milcov. Dans la nouvelle « Valachie Autrichienne »» commença alors un régime où le manque d'intelligence politique s'alliait à l'avidité la plus éhontée. On toucha à tous les privilèges et à tous les droits: ceux de l'évèque, auquel on donna un autre supérieur, le Serbe de Belgrade, et un concurrent catholique, pris parmi les Bulgares catéchisés par les Franciscains; ceux des couvents, dont l'autonomie fut attaquée en même temps que les relations traditionnelles avec les Lieux Saints de l'Orient; ceux des boiars, qui devaient se soumettre k la moindre injonction des officiers allemands qui, de

LA CIVIUSATIOS BOUMAIME BX TKANSYLV.VNIE 205

fait, conduisaient, au nom du Ban incapable, les ;«:Vaires administratives à Craïova. Quant au peuple, on

remployait sans mr -^nt à tous les travaux pu-

IJics, des routis. ti , ^, des casernes; en même temps qu'on faisait cet appel incessant à ses forces, la défense de faire du commerce avec les Turcs et même avfo leurs frères de la « Valachie turque », la déprê- ; ition et l'interdiction de la monnaie ottomane, lUoignaient les sources mêmes de ses revenus. Lors- <;u'une nouvelle guerre, malheureuse pour les Autri- I ce régime d'extorsion sans vergogne , il ,....:.... .lient maladroit, personne ne regretta < (>s maîtres chrétiens, • libérateurs « et « civilisans ... qui ne ' nt d'autres trac<- ' ■ »s-

i-L' que des fi». : i organisation adu et

le fiscalité, à la mode du xviii* siècle, que s'empressètrr les !• Ir ta Valachie réunie dans

i: ,'s par If '.'• Belgrade.

Pendant ces hostilités qui durèrent trois ans, la no- ■ 1 pas seu' '' "■ s, aux

^ i*s des Al. . "î ren-

contrèrent pas même les restes de l'ancien parti favorable à !' ' ■ tion, mais elle s*- - . '' i -ourir sous I V du jeune Const.. . o-

las Maurocordato, qui en arriva ainsi à se former une \- - tite armée pour soutenir les efforts victorieux %. Si les Autrichiens avaient occupé certains |M>tiits importants de la région montagneuse, ils ne pu> ; i-nt guère renouveler leurs exploits <le jadis.

Fn Moldavie, en \it réapparaître les Russes, alliés

riaUN de l'Occident, l'ne campagne en Crimée,

*K ^..■■. . à soumettre les Tatars. avait échou»^- '•• "'«né-

ral Mimnirh essaya de se refaire sur celle p ilé,

aux s intactes, qu'il croyait prête à renouve-

ler 1 .ne, aux suites si douloureuses, de 1711.

Après la victoire de Stauceni, il occupa Jassy, que les

206 HISTOIItK tIRS ROUMAINS

Bu«scs admlnkitrèrent par le moyen des boîars pendant quelques mois, ln'

hiibitimts et leur j [ . : l .. j. .:

beaucoup inférieures à celles de Jadis, qui avaient prévu, lion sn " ■ Mî Miomlc entière d*'

complété par it : ^' mais aussi le n <

d'une dynastie indigène.

Ln paix de Belgrade dunna uu paN's une tr;: relative qui dura près de trente années, car c\>. . ment en 1768 qu'une nouvelle guerre entre Russes et Turcs rappela les soldats - <lans les vallées mol-

daves et les plaines de la \ : . Il y eut cependant,

entre-temps, une émotion causée par les troubles incessants entre les sujets du Khan et les '"" ' cadence en continuelle discorde, qui s< davie à une dévastation fondamentale.

Pendant cinq ans, les Russes de Roumientzov et de Patiomkine séjournèrent dans les deux Principautés: on espérait même réunir ces contrées dans un « royaume dace •>, qui aurait été confié au favori disgracié de la puissante Impératrice. On s'inia:

ce que dut leur coûter cette espérance de fori*.v.

ce même dans ces conditions, qui n'étaient pas, sans doute, les meilleures, un Etat uni et indépendant. Lorsque le traité de Kcutschuk-Kaïnardschi, en 1774, accorda à la Tzarine d'intervenir pour le maintien des droits traditionnels dont ' * jouir 1-

du Danube et que le prenj.: - .>,ul, aux a ..... ..

minatrices. parut à Jassy et à Bucarest, il fallait )>our-

voir avant tout à ces mesures de

étaient absolument nécessaires pour i^-^

économique des Principautés. Par des exemptions de

triVii: ,•,••••..•.■•■• ,•,,•■••

antérieur, lorsque la coalition entre Catherine et Jo-

I % CIYIUSATIOK MOUMAINE EN TRANSYLTAKIE 297

Ncph II, par le partage immédiat de l'Empire ottoman, ramena les hostilités, auxquelles les Autrichiens par-

I)i étaient arrangés pour avoir,

^:lns participer a la guerre de 1769-1774. au moins une ' - ■ -' ' ' ^' " -■- r - : * ' ret avec la

>. payer des

tenu en 1771 la promesse de

i> m .!< . .1 «les r-^— '•' ■' f^omme la cam-

de 1774 finit à par un traité

«' aux intérêts de la l^ussif, Marie-Thérèse, très

-V .vie par son ambassadeur à Constantinople,

,'ut, et par son chanceUier. Kaunitz, s'empressa de

u'diale du territoire qu'elle

lait pas nouveau, car une

'■ d'années auparavant on avait gagné sur la

Mu.i.oi.. ;>ir un simple « ava; ' des aigles «•.

tout If li.Mijct montagneux, du ..-s Szekler. que

Joseph II déclarait, après son inspection personnelle.

à deux comté». On avait parlé alors

litières violées par l'insatiable avidité

des mauvais vosins roumans que dominaient les pau-

' ' ' '" ' ui la nécessité

ii»rie et la Gali-

cie que. sans plus de droits, on venait de s'annexer aux

i'* ''ologne, sans compter qu'il fallait un

iidu sur une centaine de lieues dt* lar-

r. pour défendre les Rtats héréditaires de l'Impé-

,. .^ ■ , . ,. ^ Turquie.

tkm de la part des iUisscs en retraite, étaient arrivées a Homan, |(>rs«|ii.' ' - • -étions furent ouvertes à Constantliii'i»< . 1. 1 lurqiif fut rapidement étouffée

par des présent i es, mais distribués à

■'■"••'- f ■' ,1111. Ml ,i. t .iiainutca annexa donc k

iva. l'ancienne dpitale moldave, les

208 HISTOIMI DBS ROUMAIN!

beaux monastères des en\irons. avec Putna où repote

Etienne-le-Grand. Rudaiiti, !:•

princes et la résidenrc d'un i\ j

res des paysans libres du Câmpulung Moldave et du

Cànipulung Russe, le gu<^ du Prulh iW te

la bunde de territoire qui s'étend uu h

jusqu'à la rivière du Ceremus (Czeremosz). alors qu'à l'Est la frontière touchait à la forêt de Hotin. Pour faire oublier le passé, on s'empressa de trouver à ce territoire un nouveau nom, celui de Bucovine, emprunté aux forêts de hêtres, et, par des < ' 'us de Ruthènes galiciens, de Magyars de 1 •', d'Allemands, de lui donner aussi un caractère ethnique nouveau.

Kn 1788, les Russes retardèrent l'invasion de la Moldavie orientale, où l'ancien consul Lachcarev, un Géorgien, allait être associé aux boïars du Divan indigène pour l'administration de la province. I^s Autrichiens, qui avaient mis tout en branle par leurs intrigues, se présentèrent, eux-mêmes, sensiblement après que la Russie eut déclaré la guerre: dans leur zèle d'avoir pour eux les deux provinces, ils s'attaquèrent à Hotin et se saisirent, d'après le système pratiqué déjà en 1716, de la personne du prince, le Phanariote Alexandre Ypsilanti, qui les attendait, du reste, depuis longtemps et avec la plus grande impatience. On ne leur abandonna pas cependant la .Moldavie entière, car les Russes passèrent la frontière en juin 1788, et alors les premiers occupants durent se borner à conserver ces districts qui avaient été compris jadis dans le projet d'une Hucovine plus large, de Dorohuiu à Roman et à Néamt; le siège d'une seconde administration étrangère fut établi à Roman, où commandait le prince de Cobourg, généralissime des Impériaux, alors que Patiomkine, l'ancien amant de Catherine, donnait de brillantes fêtes à Jassy. Il fallut, en automne, une coopéra-

t-K rivii.is\Tio\ ftni'MAJNE KV tiiansylvamk 209

tion 1 u" lies Hus>- *>. Miix'j ' principal lu !• la victoirt- de Han:. i raral puur que

l'armée autrichienne, qui avait redouté jusqu'à ce moment les I organisées par le courage du prince d< îas Maurogéni (Mavrogheni), un Grec des Iles, pût se saisir de Bucarest, où elle fit m ' ■ ' V ,. ç| g^n^. Ce fut par cette ni él iorophe partagé et dans lequ< tpeau des Habsbourg n'avait pas eu la part principale, que le» <•• ' mts arrivèrent à Craiova. Inr '' ne dans le !, Temeschvar Joseph II en , le prenait la fuite devant les armées victorieuses du Tirand Vizir YoussoulT.

11 fallut les troubles provoqués dans toute l'Europe

par la Révolution française pour que les Autrio! lâchassent une proie dont ils paraissaient <\''^'être sûrs. Une médiation prussienne et h(< amena, en août 1791. la conclusion de la paix de Sisktova, qui laissnit les territoires occupés dans le statu quo avant la f^uerre. Au même moment, un armistice et 'c les Russes h Galatz. et le 9 janvier de

l'a .:...uite la paix de Ja^^^^v n-niliit '• «'II»* în Moldavie complètement épuisée.

ion, la Pria»

! , -. utionnaires. <ju. . -. 1 u . .

lient disposés à soutenir, des agitateurs qui rr|Kinil s les plus bizarres et, lorsque Napo-

li . tre de l'Europe, se mit k régler selon

s goûts et ses intérêts les anciennes frontières, 1» >\ ' ' ' "n* ' il pas se soustraire au

En 1800, comme le Sultan, violant la con%'entlon de 1^"" assurait aux princes roumains u

t« 1 venait de déposer Constantin ^

d'Alexandre, et Alexandre Mourousi. comme suspects de sympathies pour la Russie, cette dernière puissance»

210 lIltTOIRl DES ROUMAINS

qui ft'ctttit entendue ji Tilsit avec le dictateur, n'hésita pas 6 occuper la Moldavie & titre de Ka{{c, mais avec la r.' M ferme d'en faire, un ' ' ' u-

j» ,1 pour l'expansion «i^ > . u-

çais. 11 en résulta, dès 1807, une guerre avec les Turcs, qui la conduisirent, di) î (I*une manière tr t "•; et. tout en agitant 1 a- idée de la D.i te

sous le drand-Duc Constantin ou sous l'archiduc autrir* ■ -' 'm, avec la Transylvanie au besoin, on décréta 1 !i, reconnue solennellement au Sénat français

1 ir 1' )léon, des deux Principautés à la Hussie.

Peiiiiant trois ans, le Tzar Alexandre put croire que rien ne serait changé h cette situation. Après les scènes d'amitié de l'entrevue d'Erfurth et le nouveau projet d'un partage de la Turquie, il fallut le conllît entre les deux Empereurs et la campagne de Russie en 1812 pour épargner au territoire roumain une perte plus étendue que celle de cette région entre le Pruth et le Dniester à laquelle on attribua le titre de Bessarabie. Le Grand Vizir avait risqué une ofTensive, qui fut arrêtée net par le général Marcov; toute son année devint prisonnière, et, bien que le Sultan Mahmoud s'obstinàt à garder ' s du Danube in' i,

puisqu'A.....^ .y, l'émissaire de - i, ii-

core, conclure, le 28 mai 1812, le traité de Bucarest.

Ainsi qu'on le voit, pendant une bonne ' lu

XVIII* siècle, les Roumains durent subir i >n

étrangère, un régime qui était presque celui de Tannexion, des conl: ' ^ exlraoi ' •»

insupportables, 1. maux i[\. ; nre

l'oppression et l'insécurité. Finalement, leur territoire se tr<'i !<• de la Moldavie sep! ' ' -•-

nue :u. . et de la Moldavie << <ie

russe; de l'ancienne principauté d'Etienne-le-iàrand» s'étendant de lialicz au Danube et des Carpathes au Dniester, il ne restait qu'un tronçon. Quant à la Vaia-

Ls f villK^TItiV IIMIUAISK t'N' TIIANSVLVAXIK 211

rhic. ce I ^i»

pas la l\.... -...V. i-.. - . os

plus ardemment convoités et le plus souvent dominés par les rois de Hongrie du moyen Age.

SirrATioN DES PRINCES^ — Ce siècle, qui aurait po

r — ' -- - deux ou trois grands r^-"— '-""tv»" celui

.-•, compta des dizaines - s pas-

res, de trois ans, si les < licnt favo-

• .•i'ic'S aux simples fermiers uv. .,...v..... i.^ ^^^ux ans, ou

le plus souvent même d'une seule ann<^e. L'instabilité

, car les I m moindre

t ., ,..v .. . personiK ■ ;..... , . ..loienl à la

('(>ur corrompue de Constantinopic: on ne pensait qu'à 'er le nombre des - tables en ouvnmt

....„ ni les portes à tous . ingers, qui étaient,

comme nous l'avons dit, en ce qui concerne les artisans

's du Trésor par! du

;■• force les émig: «les

;>aysans exaspérés, à perfectionner la machine fiscale

lies les termes déjà r ' .ur

1 d'êlrc en mesure d uir

i la Porte ces bennes dispositions dont tout dépendaiL

s- ! • • • • • • . . . ^jç

remcnt friands des compliments qu'on pouvait leur faire dans les livres de voyage et dans les gazettes de

I !:ince, si des « réformes » leur apparaissaient

une le principal but d'un règne digne d'être ins-

II il dan^ ' ' ■ '■• l'histoire, on voyait bien que

leur prt laïc restait la même: se main-

tniir conlre (ies concurrents qui étaient souvent leurs propres j' ■■•-••-. leurs cousins leurs frères.

Les )' irs constantinopolitains étaient le seul

appui réel de ces |>otentats que les boUrs n'avaient ni élus ni acclniués et que personne ne devait regretter à

212 iiisroiiii: lies ROUMAINS

leur il<|>.irt. La pi' . ! i ! i

eu?%M'«t coinniciic» \> m i tiii r .Lm .

cielles leur descendance des anciens princes, ainxi que Pavait fait Nicolas M:.ti î ito. On î * ' '"

nariotes, parce qu'ils i de Ph;: ,

néral de Taristocratie grecque à Constantinople, où ils a\ ' î ' urs «< palais » médiocres, où ils :i! * ' it leii illusions et leur misère. Il y eut a.. s

Roumains d'origine, tels que les Racovita, de >ieiUe souche moldave, les Callimaclii. qui avaient échangé pour le nom de l'ancien poète hellénique celui de Cj\masul, le « kalmouk », porté par leur ancêtre, simple offlcier au service de la Pologne, les Ghica, établis en Molda\ie dès le commencement du xvii* siècle; mais ils avaient tous le cachet grec, plutôt le cachet b\ tin. En outre, ce n'était pas en leur qualité de Uwumains ou d'étrangers roumanisés qu'ils obtenaient le trône de Bucarest et celui de Jassy, mais bien comme fonctionnaires turcs, imbus de cet esprit politique commun qui confondait Grecs et Turcs dans les mêmes concupiscences et les mêmes ambitions, malgré la différence du sang et de la religion. Les attaques incessantes des voisins de l'Est et de l'Ouest avaient rempli d'appréhension l'Ame, naturellement ^ neuse. des dignitaires de l'Empire ottoman: u.:. gue expérience leur avait démontré que les Voévodes indigènes, reflétant dans leur action les sentimenttoute la classe dominante, préféraient le régime cl. . tien, quel qu'il fût, à l'oppression turque; après la trahison d'un Petriceicu. d'un Orr ihica I", d'un

Bràncoveanu, d'un Etienne Cunta , ils ne pou-

vaient espérer une attitude loyale de la part de ces PI. ■ ! ■ 1 * ~ instruments de la Porte,

ail avec le passé des pays roum

et avec les traditions qui s'y rattachaient. Sans compter que seuls ces bureaucrates, élevés pour les fonc-

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