LA CÎVIUSATIOK ROUMAINE EX TRANSYLVANIE
temps et pris parmi celte classe et par elle-même, les droits souvrains seuls devant être exercés par le général russe établi dans la ' du pays (1).
On parlait déjà de l'ii ...ii qu'avaient le» jeunes
gens de cette aristocratie roumaine de voyager au loin pour leur instruction; on voulait établir dans le pays même, à côté de ces écoles grecques qui, souvent réformées, restèrent dans les deux Principautés le seul centre i :it de culture hellénique, des « ' " nies de Se. ... . d'art et de langues ■'. On sent nce des précepteurs étrangers, venus soit d'Allemagne, î' •• Obradovilch, le créateur de la littérarnc, soit surtout de France, pour enseigner la langue qui dominait alors l'Europe entière et ■ -;c accès à la pli:' ' ' «litlque ! ^ <'S phanariotes, «[ > *e servir du français dans leurs relations internationales, * ' 'lires français comme Linchoult .ens comme Nagni, qui. tout en remplissant leurs devoirs officiels, contribuaient à introduire dans la société l'esprit occidental. Déjà les livres français étaient lus avec avidité par les lettrés de ce monde qui. sous une apparence toute orientale, toute con.stantinopolitaine. et plutôt turque, gardait cependant une propension marquée pour les idées de l'Occident. Leurs lectures étaient peu variées; c'étaient des romans d'aventures et des traités sur les mysli-res de la franc-maçonnerie, des livres de sciences exactes à côté des fantaisies pastorales de Florian et des poésies de Racine et de Voltaire — on s'empressait de pasticher en grec ce dernier, — e'étaient surtout les journaux en langue française, venus de Hollande aussi hirii «ju»' «le Paris. L'évéque de RÂmnic,
(1) V. ootre Hiêtoin été rtlations nitao' nu mainte, p. lëJ et saiv.
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(^saire, nn des principaux représentants de la cul* ture religieuse k cette époque, faisait venir pour son iisaj:' 1 VEncyclopédie, ai]' ' toutes let
héri-s lUses à une Ame o < ; un peu
plus tard, l'évéque moldave de Hotin, Amphiloque, qui avait connu l'Italie et parlait l'italien et le français probablement aussi, donnait la première Arithmétique et la première Géographie qui eussent été publiées en roumain, et peut-être fût-il aussi le traducteur des Voyages de l'abbé de La Porte, qui avaient t^té d'abord imprimés en russe. La typographie métropolitaine de Jassy donna une version roumaine du roman français CritiU et Andronius, La première Histoire de la Moldavie et de la Valachie, par Carra, le futur conventionnel, qui n'était à ce moment que l'ancien précepteur, fort mécontent, des enfants de Grégoire Ghica III, parut, contenant des critiques injustes plutôt qu'une information exacte et sincère, à NeufciiÂtel, en 1782, presqu'au même moment que l'opuscule de Raicevich, les Osseruazioni. Il y avait déjà à Jassy et à Bucarest tout un monde de lecteurs assidus des produits occidentaux apportés par la poste d'Autriche et que distribuaient les agents de cette puissance. L'Académie moldave avait été réformée dans un sens moderne, et on y faisait des leçons de latin et même de français. Des satires véhémentes s*'" ler
les vices de la classe dominer . ies
■ vertus », comme celles que pratiquait et prêchait R(rf>espierre aux dél. ni-
que ». Des Grecs des 1 ^ )n
seulement des témoins de la Révolution française, comme ce Constantin Stamati qui avait espéré pouvoir être consul de France à Bucarest, mais aussi des hérauts au mouvement révolutionnaire de la Grèce renaissante, car Rhigas. l'auteur de la « Marseillaise » hellénique, avait débuté dans l'antichambre de tel
I^\ CIVIUSATTON nOtVMVF rv TnAXSYI.VANÎK 219
bi'1.1' 1 ;it 11 etail nei.
Ou aii.»it entendre d . , . . , ,^
inaines les accents téméraires de la Carmagnole.
Ce fut alors que les Russes et les Autrichiens c- ;t hirent de nouveau les Principautés, où ils rencoi. rent tout un parti de boiars qui étaient habitués à parler des origines romaines, de la liberté néces^^nire au développement des peuples, de « l'Etat chrétien grand et puissant •' qu'il aurait fallu créer sur le Danube dans l'intérêt même de l'Europe. Il s'agissait maintenant de « nation roumaine •. qui demandait le respect de ses droits naturels, et non seulement des privilèges de classe que le passé historique lui avait légués. On voulait la restitution de la ligne dn Danube, 'orteresses turques, le payement du
' «< bourses », à 500 piastres, par le
moyen d* >sadeurs chrétiens à Constantinople,
la lil>erté du -^ les produits d'un pays
qui tendait u v. vage, comme principale
source de revenns, contre Tagriculture. sar nn sol n": ' «ordinaire. On arait dé-
sir ion commune de la Ras-
', de l'Autriche et de la Prusse: on s'arrêtait à ce nionunt \ les deux Puissances impériales seu-
les <iui |i.: < lit à la nouvelle guerre. Mais il fal-
it aussi qu'un prince élu selon la coutume, qu'on
;i. ' * •' ment pour l'élection d'Alexan-
(\ i. disposât d*iine armée na-