‹ Histoire des Roumains et de leur civilisationChapitre 45 sur 62 · I . on ne 1 c\ \e · texte numérisé non relu

I . on ne 1 c\ \e

if •*, ancien boiar. devait rentrt>;

juiM • -' ' rangs de sa cla>^« .

Ire |)i |iie du Règlrmenl O.

pas un ne linit ses jours sur le tr \andrc *

fut destitué: son successeur en \.....v ...«., George, i.. besru, renversp par une révolution; le troisième prince \. i, fut renversé pendant la <,'»

di : V (|ue son voisin moldave, Grc^

(jhica IV. dont le prédécesseur Michel Sturdza. avait ••! tint de d s

ruu .icnt ou\ -.- - - - s,

des écoles construites, telle « l'Académie » fondée par Si ssy, en opp*- i l'école hu<

loise u abbas. Mais tme classe u

nante avait fourni la preuve de son impuissance à lien faire en '^ " " ..... -" ,,'•

a\ail passé d. is

les Capitales danubiennes.

LlTTÉHATlUi: nuUMAlNK DANS LES PfUNCIPAlTi s.

La vie de la nation se trouvait de fait ailleurs. Lauur, complètement brisé, agonisant, in"» ''"itté, après les truulilcs de 1821, liucarest. en 1 t l'avenir du

pays dont U venait de relever, par »u loi sincère, l'es-

til:^ I < •■ iM m t

prit abattu et humilié. Mais, en iiilaitt mourir chez lui, entre le» siens près de l'église de ses ancêtres paysans, il laissait des disciples, dont certains furent envoyés en Occident. U Pise, à Paris, |>our > i-s

études avant d'être employés dans un ensi.^ iit

(|ui devait progresser rapidement. L'élève favori de l.azar avait été Jean Kliad (Héliade). Né dans les rangs du peuple des villes, il ne devait pas quitter sa patrie avant 1848, c'est-à-dire avant un âge de maturité avancée: il resta donc pendant toute sa jeunesM* av milieu des seules réalités de sa race. Eliad. plus tard, lorsqu'il crut pouvoir faire croire au public qu'il () ' til du prince Radu, fondai- italif de la

\ \ se lit nommer aussi Hau ). Jusqu'au

bout, dans son enseignement, dans ses ouvrages de I' ic, comme sa célèbre grammaire de 1829, dans

^ ^ iiial, paru celte même année, le Curierul Homànesc, dans ses traductions, en prose et en ^'ers, du français, et dans sa littérature originale, il conserva lespril du terroir, cet esprit fait d'humour populaire, de touchante poésie, de forte logique implacable, et aussi de passion et de rancune. De jeunes officiers, nés dans les rangs de la très petite noblesse de province, comme Basile Càrlova, ou parmi les commensaux de l'aristocratie, comme Grégoire Alexandrescu, furent ses collaborateurs littéraires: ils ont été les premiers poètes modernes de la nation. Si Càrlova n'eut pas le temps de développer le talent rli Iliaque qu'il avait fait valoir en chantant les " Ruines de Tûrgoviste », Alexandrescu. lyrique assez médiocre dans ses chants d'amour, trouva, dans les qualités fondamentales de l'Ame roumaine qui avait produit toute une littérature satirique, pleine d'à-propos et (le malice, la saveur particulière de ses fables, dignes d'être placées à côté de celle de La Fontaine, qu'il dépassa quant ik leur portée politique actuelle, à Pin-

RENAISSAN-CE ROUMAINB AU XIX* SièCLB 249

fluence qu'elles exercèrent sur le développement même (!<• " :<iule la n '.

toute la 111 .lisante «i , / . '-

venus venaient doubler de leur nombre et de leur élan ambitieux Tancienne noblesse ' ' " *\ vit dans ses apologues, d'une forme si < . ■' dé-

pit des incertitudes du style elle est déjà classique. La Transylv -■ 'empressa d'envoyer des collaborateurs qui, < ••.' paysanne comme I^zar, n'avaient pas trouvé plus que lui une occupation correspondant à leur tendance dans ce milieu restreint où «haque progrès des Roumains devait être regardé avec une extrême défiance par le régime ai i. mesquin et soupçonneux, en attendant, après . ■ ., ia brutale tyrannie du régime maj«yar- La nouvelle école du Héglement Organique fut donc '

chie, un peu contre l'exclusivisme i. : ,

Transylvains, parmi lesquels Auguste Trébonius Laurian fut un | :ie et historien de mérite, et son

prédécesseur, ...... . laiorescu, un des principaux facteurs de l'éducation morale du pays. Grand adversaire des i; 'rangércs insuffisamment assimilées,

des fu ...s — les « masques sans cerveau »

dont il parle dans un écrit polémique — , Maiorescu condamne sov tte classe aristocrai

capable de st , et ses piètres remi

(|ui arrivaient au pouvoir et à Tinnuence. non par le l;,i : I la faveur

♦•t ',1 .u et sans

concurrence. Le bon esprit paysan de sa pro\*ince osa s'," i>> de briser une carrière -i '" — " I.^-

\. M-es Incessant^, contre 1. s

maîtres.

rest leurs études sous la direction de précepteurs tels.

par cxoniplf, que Cf ai

cul un« pari si large .: , , ..: n-

M'ignemont public roumain. Les frères et couxinn Golescu furent p ; is-

tanlin, le pi , i • 1^

voyages à l'étranger, avec de douloureuses considération» sur ' le Radu, gi. ..... •'

Paris, où ils furent aussitôt gagnes par cet esprit de 1 . '^^ ' le ré-

^; •• sous

celui de la royauté bourgeoise de Louis-Philippe. Cet esprit était d'autant plus syn * iiic à leurs jeunes âmes, qu'il représentait en >' et en Moldavie

une opposition naturelle contre ces tendances de la Russie Tzariste d'arriver par l'annexion des Principautci» à dominer dans le Bosphore et à résoudre définitivement la question d'Orient. Un nouveau facteur occidental s'ajoutait ainsi, vers 1848, à ceux dont on était arrivé à s'assimiler tout ce qui. étant réalisable dans les conditions données par la réalité, pouvait hâter le développement de cette civilisation roumaine dont la source devait rester en elle-même, dans la société qu'elle reflétait.

A ce moment, l'initiative avait passé a la Moldavie. Là, c'est Asachi qui avait dirigé le mouvement. Fondateur d'un théâtre roumain ({ui. avant l'année 1821. précéda les représentations données il Bucarest par la « Société Philarmonique » des jeunes boïars. )onrnaliste qui, sous la même impulsion russe !.

publia, la même année que ce rival, son A lu /.-

inainr, organisateur des écoles nationales qui de- \:ii' ni aboutir à leur point culminant avec 1' « Académie de Michel Sturdza. il avait un talent subtil de la forme, un sens raffiné de l'art qui manquèrent toujours à Eliad. Mais l'&me roumaine ne transparaît

^!^^^^cl•. r.iii 4é\i>k At XIX* SlàCLK

pas dans ses écrits, iniluencés surtout par la littérature italirr - -'rssiqae et romantique, qu'il connaissait à la I ii; ses vers, beaux, mais froids, ne font vibrer les rirurs que lorsqu'ils touchent ;• la grande ori^^ine romaine ou v^'^ - -■'crances patriotiqi-v ,i. ' I : lion. Quand à d \ Nejjrurzi, plus jeune '

du Russe ne. un des maîtres de la prose rou-

nv •>

la littérature nouvelle en un :ion dlmitations

, ^ //i était déjà arrivé à la

maturité, une nouvelle génération apparut. Son prin-

f ît ■ ■ ■ ;■■■•"

néité créatrice jusqu'alors sans exemple dans le pays.

s\. "i^anlea de ton st '

ct >n récente pouva>

rtr des notations originales de la poésie populaire. ballâdf s <■ lies, ou du passé r. - ' a

avait lon.j /i aussi dans ses n<

toriques: il pouvait émailler de noms paysans et de

cor* - " - .ises son vers fluide, brillant, maris

f;i. ne descendit cependant janisitn dnn*

ces profondeurs où se révèlent les qualités <

les d'ti" -■•■■'• ' •• ••.••• -•■- '• '- '

que. 1

nairc du Hmde. lut. u s»on lu-uri'. cmorc p. par une* société légère, qui cherchait trop sou. — ..^.^ distractions dans ce qui forme la raison même de vivre d'unr nation; mais son vers finit pn; plus qu'un verbiage sonor'- un f.i/niulli* ,! i <!*• sens.

Le contemporain et l'ami d'Alcc^andri.

IIISTOIHH MS HôrMAINS

^.ildioranu. rcxint presqu'à la même époque de l'Oc- <.-i(l(>nt. où il avait étudié à Lunévilk, puis en Allemagne; tout en gardant une fraîcheur d'enthousiasme, une curiosité toujours alerte, une jmi vibrer

ù toute idée supérieure, à tout sen ic, qui

sont bien des qualités latines, il dut ù la nature de ses occupations spéciales de ne pas tomber dans l'imitation superficielle, scintillante et stérile. Il fit une profonde étude des anciennes chroniques, qu'il publia, après les avoir utilisées pour son Histoire des Roumains, parue en français, à Berlin, dans sa grande collection de sources; il se familiarisa avec les anciens diplômes, qu'il édita dans son Archiva Romàneasca; il acquit laborieusement cette connaissance de la vie roumaine dans toutes les classes et dans toutes les provinces qui se manifeste dans la direction même de sa revue Dacia Literara; il entretint un contact ininterrompu avec la réalité sociale de son époque, comme officier, comme avocat, puis comme agriculteur et industriel; enfin il fut parmi les hommes politiques de l'époque celui qui eut une vue plus large et découvrit mieux le chemin qui devait conduire au seul avenir possible pour sa nation.

Les deux courants dans la vie nouvelle de cette jeunesse: celui qui copiait servilement l'Occident et celui qui cherchait une orientation dans les traditions du pays et dans les qualités de la race, se rencontrèrent |)cnilMn! ]t's. r'\»'iiciniiifs /Ii- 1S4H,

ThMAllVI.S HtVOlX riO.NNAlULS KT PROPAGANDE

ROI MAINE A l'Étranger. — La révolution de fé\Tier précipita le retour en Valachie des étudiants roumains, les frères Démètre et Jean Bratianu, Constantin A. Rosetti, etc.; puis survinrent des agitations secrètes, un attentat contre le prince Bibescu, romantique distingué, mais sans énergie. En même temps

RENAISSANCE ftOtTMAINE AU XIX* SIÈCLE 253

Eliad, qui poursuivait un idéal mystique de liberté humaine s t des avantages per

pour son m il 'ion, se réunit à un ' -

lescu, il quelques jeunes officiers et à un prêtre de \nllagp, poil ■ ' ■ ' ' ' 1 ()I-

ténie, la li- iiiple

de Tudor. sur Bucarest, lorsqu'il apprit que le prince a\:i ' ' (jué au II t où on lisait à la foule la

pi< on rév(. i lire. L'n gouvernement pro-

visoire, composé des chefs de ces deux mouvements, parfaitement distincts dans leur origine et dans leur caraitère, conserva le pouvoir du mois de juin au mois de septembre, non sans être entré en conflit avec les commandants de la milice ni sans avoir cédé, à une heure de panique, le terrain aux boîars. L'intervention ottomane, exigée par la Puissance protectrice, qui avait déjà fait entrer ses troupes en Moldavie, amena l'établissement d'une Lieutenance Frincière et, après une échaufl'ourée entre les troupes du Sultan et les pompiers de Bucarest, venus ù leur rencontre pour leur rendre les honneurs, les lieutenants furent chassés et les chefs du mouvement escortés au-delà des frontières. L'influence russe, qu'on avait voulu écarter, revint plus menaçante; et la convention russo-turque de Balta-Lin :int une période d'occupation par les forces m i . s des deux Empires, bornait à sept ans la durée du règne des nouveaux princes, Cirégoire Ghica en Moldavie et Stirbei en Valachie.

En même temps, les Roumains de Transylvanie s'était "'i>'-% en nation, d'après les traditi< tel 1 puis cinquante ans, du Supplti lus. Alors que les Mag>'ars, connaissant la nature passive des Saxons loyaux à leur T : iir, faisaient tous leurs efl^orts pour faire voter | .K-te du pays »la réunion de cette province transylvaine au royaume

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