RÉVOLUTIONS ET RÉFORMES DANS LES PRINCIPAUTÉS
l'hétairie grecque et le mouvement national. — Lf terrain pour une grande action nationale dans les Principautés était déjà préparé. Il y eut des «- philosophes » non seulement parmi les princes, qui imitaient les souverains réformateurs de l'Occident, et parmi les boïars, portés, dans le bouillonnement de leur esprit vivace, à lancer des critiques qui alttignaient même les bases de leurs propres pri\ilèges, non seulement parmi les écrivains, comme C tin Conachi, créateur en Moldavie de la nouvi i , sie roumaine, qui ne se borna pas à reproduire la lyriqii ' "■' •• ■ ni à travestir P«»!
sev ", ou comme K-^
Jean Vacarescu, Alexandre et Nicolas, et son petitfils, ayant étudié à Pise, lancu, mais aussi parmi les membres du clergé supérieur. Alors que, dans le vieux cloître de Neamt, on continuait strictement la tradition du « staret » Païsius, le Métropolite Jacob Staniati réformait les écoles de Jassy, Amphiloque do Hotin rédigeait des livres d'école d'après les nouveaux systèmes, Benjamin Costachi, fils de grand boïar, se préparait à être le Métropolite d'une renaissance religieuse profondément influencée par l'esprit national. et dans Hilarion. le sarcastique évèque d'Argcs, un voltairien en soutane, les événements révolutionnaires
HENAÎSSAXCE ROCMAINE Al' XIX* SIÈCLE 237
(Je 182 i (ievuM'oi ;."uuver un initiateur ci un miaii^abie conseiller.
L'action des secrétaires princiers, parmi lesquels un FraD\-ais, Haut'-- Vrivit, un peu avant 1789, une des meillcuit-s ions qu'on uit de la Moldavie,
avait beaucoup diminue, et les réfugiés de la Hévolution devaient ^tre, pauvres émigrés se cherchant un abri, inférieurs à leurs prédécesseurs, les anciens précepteurs français, qui avaient été animés de convictions profondes et poussés par un zèle contagieux. Mais les représentants de raristocratie étaient les élèves de s et surtout le»-
de, livi . . de propagande x.
tôt le livre grec de Vienne, de I^ipzig, consacré à cette
nal grec d'A bllé
j , „ ^ i\c plus re^ j i' le
titre de « Mercure Savant o {Logios Hermès), les incitalikjns « ■ des sociétés secrètes, qui,
:il»rès . - du Congrès de Vienne,
s'étaient formées en Russie surtout, vinrent contrit I' I II' itement général, aux aspi"^*' s un
.>\<ini i. aux tendaces de boul'
Les Grecs, qui croyaient bien connaître la psycholofîie docile ' - née de leurs nourriciers, les « Vainques o, s'ii ent {K>uvoir employer pour leurs propres buts nationaux cet état d'esprit. Ils donnèrent à l'Académie de Jassy et surtout à celle de Bucarest un caractère absolument hellénique; ils flattèrent l'aristocratie, qui préférait dans la conversation i'clégance du grec ancien et même celle, moins évidente, du grec vulgaire, et ils promettaient de faire iiie la •> s . de
j„^qu*aux t ..., ne peut
pas dire qu'ils échouèrent complètement. Jamais le ! été plus profond et plus net
.jue .lean Georges Kurutzsn «r;ir;i-
23S UISTOIRS DBS nOt'UAlNS
gta), prince de Valachic. et ScarUte ou Charles Ca ;. prince de Moldavie,
mti..^ .vvilaircs dont ils auraient .„- .-
vcrsités de science et de philosophie, compilateurs di* code qui ne parurent même pas dans la langue, négligée plutôt que mcprimée, des indigènes, se présentèrent comme les chefs politiques d'une nation qui cherche sa propre voie; mais ce n'était pas la nation p
Si des boiars, comme Grégoire Brâncoveanu, d'une compilation philosophique en grec, un des esprits les plus éclairés <î ' r; si des prél i' comme le nouveau , Valachie, !>• . Lupu, qui cependant avait reçu une éducation grecqu*' et était 1< san zélé d'u. " ' ' • ècoroumaine ^ lée par la Kii -.ssement de l'Empire byzantin, montraient déjà Tintention d'ajouter à cette culture d'in • ■ < - - veau timide d'une civilisation maine, leur instinct national, leur large libéraiitv n'auraient ; ifft pour - • Virer par le « roii —
nisme » i .me en\ l que ces men..
de la société privilégiée ne voulaient pas contrecarre dans son action.
11 fallait l'âme nouvelle d'un homme du peupU. s'adressant aux âmes nouvelles des gens appartenant k ïu même condition sociale, et aux jeunes boîars euxmêmes, seulement s'ils consentaient à se confondre avec la conscience de leur nation. Cet homme fut Georges Lazar. que sa province d'origine avait contraint, à force d'humiliations et d'injustices, à s'expatrier.
Malgré ses études à Vienne, il était resté absolument paysan dans sa foi profonde, dans les ] qui dirigèrent sa vie, dans sa vénération , science, seule capable de féconder la vie humaine.
nENAlSSANCE ROUMAINE AU UX* SliCLB 239
dans la naïveté et Ténergie d'un langage dont le style touCTu ne permet pas toujours de reconnaître aujourd'hui la verve pr ue. Déjà avant lui. ^
Asachi, fils d'un , étranger venu de Ci !
d'une Roumaine, avait fondé, après des années puN- M't's dans
tiqufh cl .1 j ., ^
sciences exactes en roumain, à Jassy; U avait gagné
cl • '■ , . ■■
actions au proUt de son peuple, qui devait être plus
I;i ' " " hel Sturdza. L'école d'ingé-
iii. c pour les délimitations dont
l'ère était venue par la promulgation des nouveaux
codes, eut dc^ ■ ■> -••- m -• provoqua
pas dans la ( ^«^néral
qui accueillit i:: > :>s les p
l'œuvre scolaire tic dcoi^ts L:r':tr, ! ^vj.vi.
par le contrat avec les éphori i . s aux si inathi'm:it'>(iirs (' ' res. L'Acadcini'- ^rccfjiu- \it
purlii hou noiuhii v^v .,< . élèves, qui prélcraitnt écouter dans les pauvres cellules abandonnées du couvent lii AS cettf ire, grave et
:>uu , .,;arde de s ,.-. niant animée
par l'essor invincible des espérances les plus légitimes.
' formé, et il devait donc
et -- 1 -.- oie. Ce qui se passa de
mais dans l'ordre politique et social — et ced s'applique h " ' '•' ■ ,.
tôt le . . ; ne fut qu'un concours bien venu ou qu'une résist.i :
di ' * ' ' ' ' " I !ii II ■. I ; 1
on., I I ■ - . , ; l I I ■ I .
le grand facteur de ehan.: . la source de toute
CUV. 'il pour les mau\ uu-vitablM et de tout les fs, iulant un siècle entier.
HISTOIHE DBS MOUMAINS
Si récole grecque, tout en étant maintenue par la Cour et la plupart des boïarx, plus ou moins m&Unés de Grecs, fut rt^ellement vaincue dans cette concurrence avec la modeste école roumaine presque sans appui; si la littérature hellénique, jusqu'alors si florissante dans les Principautés, devait s'arrêter brusquement dans son développement* l'invasion, au printfnips de Tannée 1821, des " hétairistes «» (membres de l'Hétairie, de la « Société des amis », fondée à Odessa), à Jassy, puis à Bucarest, parut enrayer le mouvement. Alexandre Hypsilanti. connu dans le pays comme flls d'un prince-régnant, se présenta, non seulement comme chef d'une armée libératrice qui ' ' (il se former dans les Principautés mt^mes, premier 1' veau de la rénovation byzantine, mais aussi comme mandataire du Tzar Alexandre, dans le service du- '■\\,\ il venait <Ie perdre un bras. Ses av i us
< rapport amenèrent le Métropolite Ben^ nii
en grande pompe aux Trois Hiérarques le drapeau, portant le phénix renaissant de ses cendres, de l'Empire grec ressuscité. Mais le Tzar avait des engagements comme membre de la Sainte Alliance, et les insurgés en furent réduits à leurs propres moyens. A Constantinople, on massacrait leurs complices: en M'>rée, on faisait marcher les troupes contre les premiers rassemblements des rebelles; en Molda\ie et en Valachie, on écrasa les bandes d'Hypsilanti à Dragasani, prés de l'Oit, à Sculeni, sur la rive du Prulh; les derniers défenseurs de la cause révolutionnaire. l'Arndute d'origine roumaine, de Vlacholivadi, Jordachi (le Géorgakis des Grecs), et ses camarades, furent détruits entre les murs du couvent de Secu.
Jordachi s'était entendu, quelques années auparavant, à Vienne, avec un jeune Valaque de l'OIlénie, au district de Gorj, flls d'un paysan mais élevé dans la maison d'un boïar de Craiova, dont il venait défen-
RENAISSANCE ROUMAINE AU XIX* SlACLC 241
dre les intérêts prives contre la chicane de ces légistes autrichiens, qu'il maudissait. Ce Théodore (Tudor
pour 1rs : ; .: ^^jj.g j^ Vladimir, d'où son nom
de Vlu.l i été aussi un des offlciers des
pandours indigoiu's que les Russes avaient employés dans leur dernière guerre contre les Turcs, Comme il avait pris part à des raids en Serbie, il y avait connu l'armée rustique de Carageorges, qui. tout en combattant sans relâche, représentait en même temps 1* « Assemblée du peuple •, d'un peuple qui. ayant rompu avec son < Kmpereur • païen, n'entendait plus avoir d'autre maître que ceux qu'il se choisirait au roilieu des guerriers. Tudor s'enrôla par un serment secret dans l'armée Tuture de l'Hétairie. Mais, quand l'heure de l'action fut venue, il se rendit compte. a\ec son instinct populaire, qu'il s'agissait d'une cause qui n'« ' nne. Au dernier moment, avant la
IcN' ^ .. averti par le consul russe, le Grec
Finis, un des chefs de la conspiration^il avait quitté Bu' ' I bleu à l'aigle valaque
HOU ^ , avec une étonnante ra-
pidité, son armée de pa^ours. Il occupa les monastères furtifirs. cotnim- r;i\;ii( r:iil !;tiîis. ■ ' " gri'f L«M»n. M.il!i:.U l;;i>;U;ili, il iil I. ^ . 1
paysanne, la tradition. Le vieux prince Alexandre Sutr '■' ' (il de mourir à Bui-arcsl. et Tudor
n':i .|ue les ri'])ré.sent;iiiLs sans autorité
de l'interrègne. Bientôt on le vit arriver à Bucarest, où il fit sor -' ^ I . ;',nt le bonnet au r ' " drap I» ..• là réservé les i
les siens acclamaient le '• Domnul Tudor », le » prince Tudor «: jt • '--s quelques boiars qui étaient restés dans l;i •- et qu'il faisait surveiller de prés, il y en avait qui auraient été disposés à reconnaître momentanément cette dictature d'un caractère si inattendu et plein de menaces. Il leur parla ainsi qu'.iux
242 iiisToinB DRS roumains
rtrrc^, sans pouvoir les rattacher solidement à cette
c nouvelle qu'il appelait, d'après l'exemple des
:vv.ijc5, la « cause du peuple ». A la fin d'une de ses
entrevues avec cette noblesse dont la partie roumaine
s que l'autre ne faisni' 'r.
li .,j tcria. dit-on, de son air t '
ne plains pas ma propre personne, car je n'ai jam;«i>« rêvé de régner dans ce pays, i " ^ le pays luimême et les boïnr<;. nui no pr i>as ce qui les attend.
Le i;rcc cluil Ueja a ' " ' i
enli< 0 celui qu'il qualili.. -t
Des explications ne firent qu'envenimer la querelle. Lorsqu'on In * ' i de quel droit il se réclamait
jxair agir >< >pre volonté, Tudor répondit:
« Du droit que me donne, dans mon pays, mon '
Mais déjh les Turcs pv ' ' «^ -:•'
de répondre même à si
tiré aux pieds des collines, vers l'Olténie protectrice, le chef du mouvement roumain -■■' -a de nouveau, par ses mesures d'implacable d le méconten-
tement des capitaines pillards, parmi lesquels les Bulgares, Makédonski et Prodan, anciens auxiliaires de Carageorges. Ils eurent la hardiesse de lui faire des remontrances et même, ainsi que Basta l'avait fait à l'égard de Michel-le-Brave, de l'arrêter. Les pandours, agités contre un chef trop dur, acclamèrent les deux .' gospodars •> bulcaniques, qui mettaient, h la merci de leurs appétits, le pays entier, ce pays que Tudor avait si strictement épargné, parce qu'il l'aimait pront. Ces bandes, désormais sans drapeau, allè- ..... ,..iir pour le phénix byzantin à Dragasani, pendant que Tudor lui-même, après on emprisonnement |ues jours, était ass;i ^ - ,no
jj. :ade, par deux offici' ., li-
belle répandit la consternation parmi les multitudes.
HENAISSANCE ROVMAIlirB AU XIX* StÊCLS 243
l'n prêtre de Tillage l'exprima dans ces termes touchants: « Et nous apprîmes avec un serrement de I T ■ ■ MX de ses capt-
t 1 et nous pleu-
râmes. Et nous nous rendîmes avec le père Hilarion * ■ e, dans ' ' ' Vy célébrer un service di- 1 âme. I - monde pleurait aussi, et
le père Hilarion se frappait la poitrine, et il offrait au p ' 'i croix. Et nous ressentîmes tous une tristesse 1- ■• ».
Les Turcs rétablirent l'ancien ordre de choses, mais
- ' • ' • et à Bucarest ces Grecs qui
.;ereux. De ^ieux boïars indi-
s, les remplacèrent: Jean Sturdza
,1 M. y>v. ..>.>. -^..^-..rc Ghira en Valachie.
Ce% prinres, d'uuf ijitilli^pnce modeste et d'une mé-
;ie, ne nuiinjuaicnt pas cependant d'un
.. vlcvé de leur propre dignité et de celle de
s; on le vit bien à l'entrée des troupes russes
•>y en !'*■ jue Sturdza refusa la garde d'hon-
... qu'on y^. — ait, en déclarant " Dieu est là
•our me garder » : mais fis étaient emp<k;hés dans leur
'■c le bien par l'insécurité continuelle de
. .... n. La Hussie. qui avait rompu dès 1821
tvec la Porte, parce que celle-ci avait destitué et fait
rrcuméniqit rnéme
des traités, . -s, ne
voulut pas les reconnaître, et 11 faHut que le Sultan
'' k \a c>' Me convention.
\kkerni2i:i mément à la>
{uelie les princes roumains devaient régner pendant
' sept années. Vn peu plus tard, cependant,
>qu'on pouvait croire que la tranquillité
tait enfin solidement garantie, les complications de
I qti'vti ■■ qui pa»!-' * '* ''*■' -"Ve,
.. îiiiv.i; .. ;!le nav;i nt
244 HISTOIRS DBS ROUMAINS
roccupntion des Principautés |Hir les années du nouveau Tzar, le " général de brigade " Nicolas I". ! souiTrunccs de la guerre ravivèrent les profondes L.^;. sures qu'avaient faites au pays la révolte grecque: lorsque l'avance rapide des armées russes sur (',' tantinople amena, par une médiation prussienne, a conclusion du traité d'AndrinopIe, qui fixait le régne vi:i " Hospodars »> et restituait aux î'
le t re des anciennes forteresses tui ^
eurent encore à subir une occupation de cinq ans jusqu'à l'établissement d'un nouvel ordre légal.
Agitations constitutionnelles: le Règlement Organioik. — Régner dans de pareilles conditions ne pouvait pas signifier grand chose. Ces pauvres princes qui végétaient, toujours en butte aux intri^u ^. sur des trônes que ne défendait encore aucune f" ■ militaire, ne se signalèrent donc ni par des bâtis ni par des établissements. Ils n'étaient qu'une forjiie passagère, recouvrant un développement national, basé sur la nouvelle civilisation moderne, qui est \v seul ])hénomène intéressant désormais.
L'activité même, l'agitation nerveuse des boîars ne peut pas tromper un observateur attentif. Ces chefs aristocratiques d'un pays de villages se soumettaient seulement à l'influence des idées occidentales, qui. en les galvanisant, leur faisaient affirmer des volontés, des espérances qui n'étaient pas cependant, dans .-.■ qu'elles avaient de plus vivant et de plus efficace, Kproduit même de leur intelligence. Le lendemain do l'invasion d'Hypsilanti, ils se mirent, dans leurs refu ges de Transylvanie, de Bucovine, où cependant ils n'eurent qu'un contact tout à fait accidentel avec leurs frères en pleine tr " " «n. en B- ■
h rédiger des inéni ne ceux i ;
le contenu dans les journaux français et allemands.
Rh.NAl'*:^ \ >i I. H'Ji. JiAi.^c A», ai.n SltCLE 2-1 Tl
Les grands boïars voulaient une oligarchie organi»ée. l'ancien Conseil de douze ou de dix membres, le «< décem virât ». Les Moldaves demandèrent même à la Porte que le pays ne fût pas gêné dans ses difficultés actuelles par la nomination d'un prince dont l'entretien serait fort coûteux. Sturdza et Ghica réussirent ù obtenir le trône par le < s des petits boïars. qui.
de leur côté, s'étaient j ..es pour un régime de
plus large oligarchie, composé de tous les détenteurs (le tous los porteurs dr ' " les. ! HH, le Vornir lordachi 1> ., ., > en 18*22 une Constitution moldave, dont l'adoption par le son pK'' i|»épar lev de Hussie. Il demandait une •• Assemblée générale », ' ' ' liés de la magistrature et des no- 1 ^s et dont les décisions seraient soumises seulement au prince, élu par l'aristocratie entière: l'administration était réservée à ce dernier, mais l'Assemblée aurait aussi le contrôle des finances. Mrme après que ce projet eût été enseveli dans les archives du consulat, relTervescence continua: on voulait à tout prix une Constitution, une vraie Constitution, comme celles pour lesquelles en Occident conspiraient les carhonari, s'élevaient les b:»'-'-* ■••'? • *•••
renversaient les trônes de la légitimitr
Lorsque les Russes pensèrent donc, en ltH2U, u donner une nouvelle forme moderne aux Principautés, dont ils étalent depuis un demi-siècle les protecteurs
irels. ils demandèrent aux
1 , ...:. i-r cette loi fondamentale,
qui. pour éviter un terme désagréable aux oreilles des lies d<' l:i Sainte Alliance, fut " • d'une
I • plus simple: « Règlement ()rg;t! , . Cona-
chi, le poète, le fin Grec de Bucarest Vellaras, et d'autres \ travaillèrent longuement, avec un vrai zèle pa-
2lfl iiiSToinr nrs norMAiNx
exéculifs ». ce voitairien égalitaire et passionné de
' ' '■ (|uc fut le pî' '" ' ' ^':»ul Kisselev; le» »e-
s de lu C(>! it Asachi. le lettré
moldave, et un jeune boiar valaque, d'une activité
f ' • ' ' ' ' '■' rrinde distinction d'ir* "■ ,
. On eut enfin la sé\> pouvoirs, le Conseil dos ministres, une tiuriM à la française, des finances organisées, une I.-».....c toute nouvelle, des communes et cette armée nationale, cette « milice » qu'on avait si lo- Il n'y eut désormais plus d'autres Lu...., ^^v^v ... luactionnaires. Comme dans le projet de 1822, le prince était élu, mais par une <■ Assembl- aie », composée de 150 membres, et pris slj ..^at parmi les
grands boïars. L' •« Assemblée Nationale » ordinaire contenait des <1 rs élus ; as. Elle
avait le droit ii ... r des dt--... iitre le
prince à Pétersl n:.:^ aussi bien qu'à Stamboul, et ce prince lui-ménic, qui ' être •
cause de délits », si le i ur et le ^
d'accord là-^lessus, avait le droit d'accuser l'Assemblée ce tribunal suprême étranger, et même de la i< lire.
L'oligarchie était satisfaite: une belle forme moderne harmonieuse m * " • ••• ^j^j moyen âge, qu'on s'él ; . La bourgeoisie qui, en Valachie, avait déjà un caractère national, par la fusion rapide des <"'' ' . -.i n'exerçait aucune inllurnce; en >i invasion des Juifs de Gulicie au xviii* siècle et dans les premières années du xix* l'avait étoufTée dans <:on germe. Quant au paysan, il n'avait pas même le di> it d'administrer .sa commune, il n'était pas admis à voter pour l'Assemblée qu'on appelait, comme en dérision.
RENAISSANCE ROUMAINE AU XIX* SlâCLB 211
< nationale . S'il n'était plus lé|;alement l'ancien Hcrf, il l't'-tail r. vtr (\>- f:>' " «il
pour le niaitrr, <1 uric jm , !>-
parenoe, contenaient en réalité presque autant de seiji ■ "' ■ ■ • ■ fissail ù oppo-
s. : ^ irs, dont les
chefs rêvaient du trône, même lorsqu'ils avaient les <h: * • s d'un (" il. et il t "
t; 1 de Rus t le plu^
\ent un simple aventurier allemand ou polonais, :
;r ' " - ' acariâtT' ' ' ' - ■ -•• - suur.