‹ Histoire des sciences de l'organisation et de leurs progrès, comme base de la philosophieChapitre 2 sur 61 · NOTIONS ZOOLOGIQCES ET ANALYSE PRÉLIMINAIRE · texte numérisé non relu

NOTIONS ZOOLOGIQCES ET ANALYSE PRÉLIMINAIRE

Dans une histoire de progrès successifs^ découlant les uns des autres et tendant à un résultat commun , il est nécessaire de définir nettement les points divers et multiples sur lesquels l'esprit humain doit travailler pour arriver au terme. Si l'on se contente d'énumérer les faits, d'analyser les travaux à mesure que le temps les amène, ce n'est plus qu'un dictionnaire utile, il est vrai, mais sans conception comme sans démonstration possible; il n'apporte aucun résultat progressif à la marche de la science; il apprend des faits, mais ne dé- T. m. I

montre aucune vérité. C'est pour éviter ce grave inconvénient que, pendant tout le cours de cette histoire, nous nqqs s^mnies efforcés ^e bien définit* toutes les parties de la scienoe à mesui^ qu'elles venaient s^ajouter au progrès , ou qu'elles en recevaient quelque nouveau développepi^nt, Pèiii )oi^ il nous § été fiicil^ i^e montrer ce que chacun avait fait, et d'en conclure le résultat général. La philosophie ou l'enseiphle des sciences s'est présentée à nous dans sa marche ascensionnelle, comme un grand ft magaifique tableau 9 ou chacun des hommes que nous avons considérés est venu se ranger au temps convenable avec le génie voulu, de manière à compléter Tensemble harmonique de ce tableau ; mais tous n'y sont pas présentés sous le même jour: les uns s'y montrent de face, les autres de profil; les uns dans le lointain, les autres p)i)s n^pprophés^ les uns dominent tout l'effet du tableau, dont ils sont un personnage principal, les autres ne s'y voient qu'avec des proportions de détails, pour atteindre à former des groupes. Cependant, nul ne pourrait en être retranché sans rompre l'enchaînement de l'idée, et il serait impossible d'y introduire de nouveaux personnages sans faire double emploi, et sans masquer sous la minutie des détails les belles proportipps et la netteté harmoaieus^e de l'ensemble.

Telle est l'idée générale qui a dominé la conception et le plan de ce^ ouvrage; et elle en a ayssîi continuellement dirigé l'exécution. En arrivant au:^ derniers portraits qui doivent venir se placer au tableau pour le çompléler^ l'agrandir, le perfectionner et l'achever, cette xnéme idée nous conduit k donner en quelques jfaoXs la çpqceptiofl définitive, la plus élevée comme U seule yi^icj^ de I9 sç^^iiçe de i'pirganisatiop, el^ par suit^ de la

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