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science en générah Quand, par une définition exacte de toutes les parties de cette science, nous l'aurons fait connaître et estimer à sa valeur, en mettant le lecteur au même poifit de vue que nous, il nous sera plus facile de lui montrer ensuite la part que chacun des hommes qu'il nous reste à étudier, a prise au prc^rès; mais surtout que la succession logique des idées est parallèle à la succession logique des personnages, à tel points qu'elle ne laisse plus au tahleau de place pour d'autrea personnages, qui y seraient inutiles.
Une science est tout entière dans sa définition gêné* raie et dans les définitions de chacune de ses branches. Cependant, lorsqu'on se demande ce qu'est une science en général, on ne tarde pas à se convaincre que de son progrès même découlent la rigueur et lexcellence de sa définition, laquelle ne peut être nettement établie que quand la science est faite ou à peu près. C'est pour cela qu'on a défini d'une manière extrêmement différente ce qu'on entend par une science en général. L'école scolastique , qui nous parait l'avoir mieux compris, a défini une science : Disciplina quœ certis demonstrat argumett^ lis quas tradit régulas. Aujourd'hui, que toute science ne semble plus être que l'application immédiate à l'utilité de l'espèce humaine, une science est définie : la coordination des principes qui la concernent pour arriver à la prévision. Tandis que la scolastique, déviée par la direction actuelle, est ainsi sortie de l'idée catholique, la direction aristotélicienne, cherchant à combiner ce qu'il y a de vrai dans la définition scolastique^ avec ce que l'école actuelle offre de juste dans la sienne^ semble arriver à une définition plus complète. Pour nous, en effet, une science est la connaissance de l'en-t semble des lois qui la concernent^ dans leur exposition
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et leur application aux divers élres dont cette science s'occupe 9 pour arriver à la prévision et à la démonstration des principes; et le mot principes doit être pris dans le sens où Newton l'a entendu en exposant le système du monde.
Par science de la zoologie , on doit comprendre tout ce qui regarde les animaux. Et alors arrive l'étude de l'organisme en général , d'abord à l'état statique, ce qui renferme : i® la matière, c'est-à-dire les éléments chimiques et les principes immédiats qui résultent de leurs combinaisons dans l'oi^anisme ; a^ la disposition intime de cette matière, ou la structure oi*ganique; 3^ la forme extérieure que cet assemblage de matière affecte.
En second lieu , l'étude de l'organisme à l'état dynamique, dans lequel la matière est considérée en mouvement; ce qui renferme: i® la composition, d'où résulte l'augmentation ou l'accroissement du corps; a* la décomposition, d'où résulte son décroissement ou sa destruction.
Cette étude générale prépare et conduit à l'étude spéciale des corps organisés animaux , dans lesquels on doit envisager et étudier successivement: i® la structure, la forme, la disposition, les rapports des différents oi^anes , dont la combinaison produit tel ou tel animal, ce qui constitue l'anatomie, ou la connaissance de l'organisation des animaux ;
a® Le mode d'action de ces différents organes en particulier, et les uns sur les autres, ainsi que les résultats de ces actions, pour produire tel ou tel degré de vie, on ce qu'on nomme la physiologie animale;
3® La forme générale et spéciale que ces difTérentes combinaisons d'organes affectent constamment, et qui fait à nos yeux tel ou tel animal; l'art de le reconnaître