INTRODUCTION
L'importance que l'illustre Descartes, indubitablement le plus grand philosophe des temps modernes ^ attacha sur la fin de ses jours à Tétude de l'organisation de l'homme et des animaux, comme nous l'apprennent plusieurs de ses lettres à ses amis, qui le sollicitaient de publier enfin son ivRité De mundo f œuvre immense, commencée de bonne heure, et qui cependant n'a pas été terminée; le peu de progrès réels, c'est-à-dire, incontestés et acceptés unanimement, qu'a faits la psychologie, et par suite la philosophie, malgré les travaux d'hommes aussi éminents que Malebranche, Leibnitz, Locke, Hume, Condillac, Cabanis, Destutt de Tracy, Maine de Biran, Kant et toute l'école allemande, Reid et l'école écossaise, la Romiguière et toute la nouvelle école française, m'avaient montré de fort bonne heure , et surtout depuis l'immense effort produit par Gall dans sa physiologie du cerveau et du système nerveux, que les sciences de l'organisation seules pourraient fournir les moyens de résoudre le problème de la nature humaine, problème que l'on trouve proposé depuis si longtemps dans cette inscription hiératique : Connais-toi toi-même ; puisque seules elles pouvaient offrir les éléments de la comparaison, 'base.de toutes les sciences, quelque élevées qu'elles soient, et par conséquent de la connaissance '.
' La science «st l'opinion vraie d'une chose, accompagnée de sa raison, iogos, c'est»à-dire, de sa différence avec les autres. (Platon, Théétète, ad, fin.)