‹ Histoire des sciences de l'organisation et de leurs progrès, comme base de la philosphie;Chapitre 38 sur 45 · I. Préliminaires · texte numérisé non relu

I. Préliminaires

Le point de vue philosophique de la science développé par Aristote, l'a conduit à créer le cercle des connaissances humaine^, et à ouvrir la voie à tous les progrès de l'esprit humain dans les sciences d'observa-

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tion. En partant d'Arîstote (Saa av. J. C), nous avons suivi la marche de la zoologie dans la direction romaine, et nous l'avons vue se formuler et se résoudre dans l'ouvrage de Pline, dont l'histoire nous amène à l'an 79 après J. G., ce qui comprend un espace d'environ quatre cents ans.

Pour Pline ^ la philosophie est méprisable; aussi son œuvrera eu pour résultat de pousser la science dans une direction tout à fait matérielle, vers l'utilité de l'indivîdualisme. La science n'a fait de progrès que dans cette voie; elle n'a acquis qu'un certain nombre de faits, et, dans l'application immédiate, elle a gagné quelque chose pour la pratique, les arts, l'agriculture et la médecine empirique.

Nous allons maintenant suivre sa marche dans la direction grecque, qui est venue se formuler dans la personne et les écrits de Galien, philosophe, anatomiste et médecin, représentant la célèbre école d'Alexandrie, avec laquelle Platon, Aristote, et Hippocrate surtout, reprirent leur influence.

Après la mort d'Alexandre, arrivée en 3a4 avant J. C, ses lieutenants se partagèrent son empire avec l'épée, et formèrent plusieurs royaumes dans la partie du périple de la Méditerranée sur laquelle ne dominaient pas les Romains. Celui de Macédoine, y compris indirectement la Grèce, fut envahi par Cassandre; celui de Bithynie, par Nicomède; celui de Pergame, par Eumènes et ensuite par Attale; celui de Syrie, par Séleucus Nicanor et puis jVntiochus; celui d'Egypte, par Ptolémée Lagus, le confident d'Alexandre. Tous ces princes semblaient avoir hérité du goût d'Alexandre pour les sciences.

La mort d'Aristote, arrivée en 3^2, et celle deThéophraste, en 290 avant J. C, avaient, d'autre part, ré-

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pandu leurs disciples dans toutes ces parties deFempire des Grecs, à la cour de tous ces princes; c'est ainsi qu'Hérophile de Chalcëdoine brilla à celle de Cassandre, roi de Macédoine, et Érasistrate à celle de Séleucus. L'on vit en même temps naître à Alexandrie, sous le premier des Ptolémées, la première grande bibliothèque publique^ disposée pour recueillir les savants, et pour leur fournir les circonstances les plus favorables à l'étude ; et bientôt après , celle des rois de Pergame.

Mais comme Alexandrie, par son heureuse position, était devenue le centre de la civilisation , elle dut l'emporter bientôt sur toutes les autres contrées, et devenir la nouvelle Athènes; ce qu'elle fut, en effet, pendant toute la durée des règnes des Ptolémées jusqu'à celui de Cléopâtre, c'est-à-dire, pendant deux cent quatre ans, de 321 à 117 avant J. C.

Quoique ce royaume fût alors tombé au pouvoir des Romains, l'impulsion donnée se continua, et Alexandrie fut toujours, avec Athèues, qui avait considérablement déchu, la ville la plus scientifique du monde ancien. Elle conserva sa prépondérance jusqu'à Galien, sous l'empire d'Antonin et de Marc-Aurèle, de i3i de J. C. à aïo. De sorte que les écrits de Galien peuvent être considérés comme le résumé des progrès que la science des animaux et celle de l'homme avaient faits dans la ligne grecque, depuis Aristote jusque-là, de la même manière que ceux de Pline nous ont montré ces progrès dans la ligne romaine.

Nous avons donc à envisager Galien comme le nœud de cette époque de la science, et toujours en l'étudiant suivant la méthode employée pour Aristote et pour Pline,

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