‹ Histoire des sciences et des savantsChapitre 1 sur 82 · H. GEORG, LIBRAIRE-ÉDITEUR LYON MÊME MAISON · texte numérisé non relu

H. GEORG, LIBRAIRE-ÉDITEUR LYON MÊME MAISON

Genève. — Imprimerie Charles Schuchardt.

PRÉFACE

L'ouvrage dont je publie maintenant une seconde édition a paru en 1873. Épuisé très vite, il était devenu en quelque sorte une rareté dans les catalogues de libraires. Je le croyais à peu près oublié, par cette cause ou par l'effet de publications analogues d'un mérite incontestable, lorsque des citations de plus en plus fréquentes et des demandes adressées à l'éditeur m'ont appris qu'il en était autrement.

J'ai revu alors mon ancien travail, pour le publier de nouveau avec les modifications nécessaires et en ajoutant quelques recherches nouvelles.

L'ordre des articles a été changé dans le but de montrer mieux l'enchaînement des idées. Puisque j'avais l'intenlion de parler des effets de l'hérédité et de la sélection dans l'espèce humaine et de la combinaison de ces effets avec les influences sociales, qui détermine certaines conséquences, par exemple, le développement de savants dis-

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tingués; il était logique de commencer par des remarques générales sur les méthodes d'observation appliquées à des objets matériels ou à des phénomènes sociaux.

La statistique est un des meilleurs moyens de grouper des faits pour en expliquer l'origine. Dans un article qui lui est consacré, je m'applique à prouver que les générahtés déduites des chiffres ne sont jamais contraires au libre arbitre de l'homme, attendu que les faits énumérés sont des résultats, non des causes. Sur ce point mon opinion peut être exprimée en peu de mots : l'ancien adage Mimdim regmt mmeri doit être changé en Mmdm régit numéros.

Lorsque j'écrivais, il y a onze ans, les idées de Darwin étaient moins connues et moins goûtées en France qu'en Suisse et en Allemagne. Pour moi, je n'avais pas eu de peine à les adopter, attendu que la géographie botanique m'avait conduit à admettre, avant l'ouvrage du célèbre naturaliste, l'origine par dérivation d'une partie au moins des espèces du règne végétal'. Je crus opportun de donner, dans une introduction, les principaux motifs en faveur de la succession des formes, en faisant ressortir l'importance de la sélection, qui est la grande et originale idée de Darwin. Aujourd'hui le transformisme est s. généralement admis, et l'on connaît si bien les ouvrages

. Géographie Utmhue r^ismnée, 2 vol. ««"'^'Jf 1; pages 1087 à 1098. VOrvine des espèces de Darmn est

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