‹ Histoire des sciences et des savantsChapitre 20 sur 82 · DURÉE DE LA CIVILISATION · texte numérisé non relu

DURÉE DE LA CIVILISATION

se former, et si ces instincts s'étaient développés dans toutes les parties de chaque population. Ils savent fort mal l'histoire les misérables qui commettent des cruautés à l'occasion d'une révolution ou d'une guerre. Chez beaucoup d'entre eux, ce n'est pas une imitation des temps passés, puisqu'ils les connaissent à peine. On dirait plutôt une impulsion venant de leurs pères et mères non civilisés ou de leurs aïeux barbares, qui se montre quand la société ne peut plus se défendre. Celte impulsion ne détermine pas précisément les chutes de Tordre moral et social, mais elle les aggrave. Heureusement, il se forme aussi dans certaines nations et certains groupes de chaque nation des habitudes opposées, des instincts contraires, qui luttent contre les retours à la barbarie et qui l'emportent quelquefois. Dans l'intervalle des violences, la sélection doit agir assez ordinairement, mais lentement, dans le sens 'des progrès de la moralité et de l'intelligence. Si les intervalles se prolongent, les instincts eux-mêmes deviennent favorables, et la civilisation profite alors des retours par atavisme.

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