‹ Histoire des sciences et des savantsChapitre 40 sur 82 · Multiplicité d'associations ou académies scientifiques · texte numérisé non relu

Multiplicité d'associations ou académies scientifiques

20. Habitude des voyages et surtout des séjours à l'étranger.

HISTOIEE DES SCIENCES.

Telles sont les causes favorables. Il suffira maintenant de les rapprocher de nos tableaux indiquant la valeur scientifique des diverses populations, pour voir qu'elles influent toutes et qu'elles se justifient par les faits, aussi exactement qu'on pourrait le prévoir.

Dans cette partie du travail, je ne saurais étudier tous les pays et indiquer ce qu'ils ont présenté ou présentent aujourd'hui de causes favorables ou défavorables. Personne ne connaît assez bien toutes les nations civilisées pour pouvoir le faire. Je prierai seulement chaque lecteur de compléter ce que je dirai, en pensant à la nation ou aux nations qu'il connaît le mieux et en notant pour chacune les causes favorables ou défavorables qu'il sait exister. Il verra que l'abondance et l'importance dans un pays de causes favorables, avec la rareté et le peu d'importance de causes défavorables, ont toujours pour terme correspondant une position élevée sur les tableaux XI et XII, tandis que les conditions inverses concordent avec une position inférieure. Pour citer les deux extrêmes, la Suisse, ou plutôt certains cantons de la Suisse, en particulier Bâle et Genève, dans le XVIII™® siècle, réunissaient toutes les conditions favorables et ne présentaient aucune des conditions défavorables. Or, la Suisse est à la tête du tableau p. 402, et dans le XVIII"® siècle c'était à cause des savants de Bâle et Genève. Au contraire, la Turquie d'Europe et les colonies intertropicales, n'ayant jamais présenté une seule des conditions favorables et ayant eu toujours rensemble des défavorables, ces pays ne figurent pas même sur le tableau.

Je désire justifier mon assertion relative à la Suisse, d'autant plus qu'elle a présenté des faits curieux au point de vue de l'histoire des sciences. Comme il s'agit de mon propre pays, je puis en parler pertinemment. Je serai plus bref sur les autres.

AiîAX.YSE DES i^AITS.

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