‹ Histoire des sciences mathématiques et physiques chez les BelgesChapitre 20 sur 37 · LIEUX · texte numérisé non relu

LIEUX

«bicrfée.

Sainte-Marie

Anvers

Nieuport

Ostende ......

Blankenbcrg

Les résultats pour Ostende et Nieuport sont assez satisfaisants; pour Anvers, ils le sont moins, et quant à Sainte-Marie et à Blankenbcrg, on s’est borné à donner les nombres qui résultent des observations.

Courants maritimes d la surface du globe.

L’idée de rassembler, dans un congrès, les délégués des différentes nations maritimes du monde civilisé, pour arriver, par des recherches communes, à réunir les notions qu’on a le plus d’intérêt à connaître sur le globe, est digne du siècle qui a vu surgir les chemins de fer, la télégraphie électrique, la navigation par la vapeur et toutes ces magniGques découvertes qui font la gloire de notre époque.

D’après les vues combinées des États-Unis d’Amérique et du gou-

vernenienl anglais, les différenU Etais maritimes, sur la proposition de M. Maury, furent inviU-s à se réunir et à se eoncerter pour l’établissement d'un système uniforme d’observations météorologiques sur mer, et à concourir à l’observation des vents et des courants dil'Océan, pour se rendre utiles à la navigation et donner une connaissance plus exacte des lois qui régissent ces éléments. Bruxelles fut le lieu de la conférence, comme Gand l’avait été, en 1816, pour sceller la réconciliation entre l’Angleterre et les Etats-Unis d’Amérique. On vit, pour la première fois, un congrès national où chaque pays maritime se fit représenter par un ou deux de ses oHiciers de mer ('). La même année, on eut, à Bruxelles, l’exemple d’un autre congrès entrepris par les différents Etats, celui pour la statistique, mais auquel on invita , en même temps , des savants qui , sans mission particulière, y apportaient librement le tribut de leurs connaissances.

« Toutefois les divers systèmes de recberches qui ont été entrepris avaient généralement pour objet des observations faites dans des lieux déterminés de la terre; mais la plus grande partie du globe, la surface des mers, restait en quelque sorte inexplorée (*).

» Un olBcicr américain, M. Maury, directeur de l’Observatoire de Washington , eut l'heureuse idée de ebereber à combler cette lacune. Pour concevoir l’ingénieuse méthode qu’il propose d’employer, qu'on se figure la surface des mers couverte d’un vaste réseau, formé par

(') On s'csl beaucoup occupé des congri's : c’est un mode nouveau par leiiuel les sciences et les lettres ont cherché à se répandre, sans obtenir toutefois tons les avantages qu’on pourrait en retirer encore ; les premiers ne remontent guère au delà de 1830. A cette époque avaient déjà lieu les congrès d’Allemagne; et l’Angleterre commcn(,ait les siens sous le litre de conférences. Chaque pays a eu successivement scs concours scientiliques, et Pactivité avec laquelle ils sc propageaient a pu laisser croire un instant (|u’ils pourraient amener la lin des sociétés savatiles. Hais on ne larda pas à voir que ces réunions ont un but bien dilfércnt : en général, ils ont à s’occot>er d’un sujet spécial, comme l’organisation d’un plan commun d'études (lour la marine , pour la statistique, pour l’archéologie, etc. Quelquefois ce sont des reunions nationales qui , sans écarter les étrangers , s'occupent |>lus spécialement des grandes questions qui peuvent intéresser les savants d’une nation, comme l’Association britannique, les Conférences allemande, française, italienne, etc.

(•) Sur la météorologie nautique et la conférence maritime tenue à Bruxelles: dans les Bulletins de f Académie royale de Bruxelles, totne XX, S™' partie , I8.'i3, 11 ’ (I, pages 38 et suivantes; |>ar Ad. Quelclet.

mil' sitIc (le nK'i'idii'iis sc succédant de degré en degré et coupés pur une série de parallèles ayant également entre elles un intervalle d’un degré : supposons, de plus, que dans chacun des compartiments ou quadrilatères provenant de ce partage, on place un observatoire fixe, chargé de recueillir des observations à des heures déterminées, et l'on aura un système météorologique rcrtaincmcnl plus complet que ceux qu’on a réussi à établir sur les continents les plus favorisés au point de vue de la science.

> On comprend, d'une autre part, qu’un observatoire fixe n’est pas absolument indispensable, et qu’on peut lui supposer une certaine liberté dans le quadrilatère où il doit se tenir renfermé; on peut même le remplacer par d’autres observatoires flottants qui se relèveraient successivement et où l’on observerait, aux mêmes heures, avec des instruments et des méthodes parfaitement comparables. Or c’est sur cette substitution que repose tout le système d’observations; on voit dès lors la nécessité de s’entendre dans les différents pays pour réaliser un plan aussi gigantesque. Les principales nations maritimes .savaient déjà que les plans de M. Maury n’étaient plus des spéculations théoriques, mais qu’ils avaient produit, dès le début, des perfectionnements notables dans la navigation, que la traversée des Etats-Unis au cap Saint-Roeb, dans l’Amérique du Sud, s’était faite en vingt-deux jours au lieu de quarante et un; que le voyage de la Californie avait été réduit de cent quatre-vingts jours à ccnl seulement. Aussi , sur l’invitation du gouvernement des États-Unis d’Amérique, n’ont-ellcs pas hésité à envoyer des délégués à la conférence, dont l’ouverture était fixée à Bruxelles pour le 23 août dernier (1853) (').

(') Les gouvernements représentés étaient ;

1“ Les Êuits-Lnis, M. K. Maury, lieutenant de la marine, directeur de l’Observatoire de Washington ;

2° La Grande-Bretagne, F.-W. Iteechey, capitaine de la marine royale, membre de la section navale Board of trade ; — Henri James, capitaine au corps royal du génie, etc.

3* La France, A. Delà Marche, ingénieur hydrographe de la marine impériale;

4" Les Pays-Bas, M.-H. Jansen, lieutenant de la marine royale;

5" Le Danemark, P. Rothe, capitaine-lieutenant de la marine royale, directecir du dépèt des caries de la marine;

6” La Norwége, Nils Ihlen , lieutenant de la marine royale;

7* La Suède, ('.arl-Anlon Peltersson, premier lieutenant de la marine royale;

> Le Danemark, les États-Unis, la France, lu Grande-Bretagne, la Norwégc, les Pays-Bas, le Portugal, la Bussie, la Suède et la Itelgique s’y étaient fait représenter par des olHeiersd’un grand mérite; et ee n’est pas sans raison que le savant américain, promoteur de cette conférence, disait, dans la séance d’ouverture : « Nous assistons

> ici à un spectacle dont on chereherait vainement un précédent dans s l'histoire. Jusqu’ici, lorsque des ollieiers de nations maritimes se ■ réunissaient en aussi grand nombre, c’était pour délihcTcr, sous

• la bouche des canons, sur les moyens les plus énergiques de des-

• truction de l’espèce humaine; aujourd'hui, ou contraire, nous

> voyons assemblés des délégués de pre.sque toutes les nations mari-

> times dans le noble but de servir I bumanitc, en cherchant h assii- » rcr de plus en plus la sécurité de la navigation. Je crois, messieurs,

> que nous pouvons constater avec bonheur que nous ouvrons cette

• ère nouvelle. »

• Les principaux objets de ce vaste champ de recherches sont : la ronnaissancc des directions des vents aux dilTércntes époi|ues de l’année, celle des courants maritimes, des profondeurs des mers, de leurs températures, etc. Les moyens principaux à employer pour les obtenir se trouvent indiqués en quelques mots dans le passage suivant du grand ouvrage de M. Maury, Sailing directions ;

• Il c.st à désirer que les marines de toutes les nations soient ap-

• pelées à faire des observations, de telle manière et avec de tels » moyens et instruments, que le système soit uniforme, et que les » observations faites è bord d'un navire de guerre puissent être » comparées aux observations faites à bord d’un autre navire de

> guerre, dans tontes les parties du monde. En outre, comme il est

• désirable de pouvoir enregistrer les observations des navires mar-

> chands de toutes les nations, aussi bien que relies des navires de

• guerre, il est jugé non-seulement eonvcnablc, mais politique, que

• le modèle du journal, la description des instruments à employer,

> les observations à faire, la manière de se servir des instruments O et les méthodes et modes d'observation soient déridés en commun

> par les principales jiartics intéressées. »

8° La Ru.ssie , Alexis Gorkovciiku, capitaiuc-lieuteuaul de la marine impériale; 0° Le Portugal, J. de Mallos Corréa, capilaine-lieuteuaiit de la marine royale; 10“ La Belgique, Ad. Quelelel, président, directeur de l'Observatoire royal; — Victor la Hure, capitaine de vaisseau, directeur général de la marine.

» Ces mots ont formé en (juclque sorte le progrninme des travaux de la Conférence.

• La dinicullé la plus grande qui se soit présentée d'abord, pour l'adoption d'un plan uniforme d'observations, résultait de la différence des éebelles en usage dans les différents pays ('). Il est à désirer que cette diffTiculté disparaisse; mais, après mûre délibération, il a été résolu de ne suggérer aucune modiffeation à eet égard, et de laisser chaque nation continuer d'employer les éebelles <?t les étalons auxquels elle est habituée. Une exception cependant a été faite : on a recommandé l’emploi du thermomètre centigrade.

> Les avantages que présenterait l'uniformité des méthodes adoptées simultanément par les météorologistes à terre et par les observateurs à la mer, sont d'une évidence incontestable. Mais tout en prévoyant rétablissement de ce système commun d'observations météorologiques, il a été jugé que les considérations relatives aux éebelles devaient être réservées pour des conférences ultérieures; du reste, les instruments doivent être comparés h des étalons reconnus, de manière que les erreurs puissent être déterminées avec exactitude et que les éléments de correction soient toujours inscrits en tète de l'L'xIrait du livre de bord.

• Les objets que doit contenir eet extrait et la manière dont les colonnes des tableaux d’observations doivent être établies pour être comparables ont été discutés avec un soin particulier. Quant aux instructions h donner pour recueillir les observations, on a abandonné le soin de les rédiger aux différentes nations, qui jugeront sans doute à propos de prendre sur ce point l’avis de leurs corps savants.

• Le programme arrêté contient, au tiiiniiiium , les objets suivants : la position du navire, le courant, la hauteur du baromètre, la température de l'air et de l'eau, une fois par jour; la force et la direction du vent, trois fois par jour (quatre heures du matin, midi et huit heures du soir), et la variation de l’aiguille, quand clic aura été observée.

> Pour les vaisseaux qui prendraient une part plus active aux

P) On remarquera que cet appel pour l'unité de mesures, qui a clé formule depuis par dilTérenls congrès, se trouve énoncé déjà dans le procès-verbal de la Conférence marilime, tenue a Bruxelles, en t8“i3.

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üliscrvatiuiis, et surtout pour les vaisseaux de guerre, les colonnes à remplir sont assez nombreuses ; les observations se feraient de dewj en deux heures, comme dans le système d’observations météorologiques recommandé par la Société royale de Londres : ce qui permet de lier ensemble le système des observations & terre avec celui des observations sur la mer, et de couvrir la surface entière du globe d’un vaste réseau scientifique qui ne laisserait passer inaperçu aucun pbénomène de quelque importance.

> Il a été eonventi qu'on recommanderait h chaeune des puissances eoopérantes d’adresser toutes les observations recueillies sous son pavillon à un ollieicr désigné à eet effet cl de les faire soigneusement c.xamincr; mais, dans le cas où ces observations ne seraient pas assez nombreuses pour donner lieu à un examen et & un dépouillement séparé, on les enverrait en original ou en copie pour être examinées au bureau rentrai d’une puissance voisine et amie, mieux pourvue de renseignements.

» La Conférence a cru devoir s’abstenir d’exprimer une opinion relativement à la question de savoir quelles sont les contrées où pourraient être établis des bureaux pour la réunion des journaux de bord; mais elle a exprimé indirectement l'espoir que les gouvernements, prenant part à ce système d’observations , ne se contenteraient pas de demi-mesures, et que, après avoir fait les dépenses nécessaires pour obtenir les observations, ils ne permettraient pas que les tableaux fussent mis de côté sans examen et enfouis dans les cartons comme des lettres mortes.

> Pour le succès de ce plan, il a paru désirable que les personnes, chargées dans les différents pays de la direction des opérations et du dépouillement des journaux de bord, entretinssent une correspondance suivie et fissent des échanges fréquents de renseignements.

• Après quinze jours de délibération, la Confércnec,dans sa séance du 8 septembre 18S5, a adopté, h l'unanimité, la rédaction du rapport sur .scs travaux, qui a été imprimé depuis et envoyé à tous les gouvernements représentés A la Conférence. » Conformément aux désirs exprimés, les divers gouvernements ont fait connaitre, depuis, que leur intention était de prescrire, chacun en ce qui le concerne, que les marines nationales eussent à se conformer aux instructions indiquées par la commission.

M. Maury a fait paraître, plus tard, neuf éditions successives d’un

grund travail in-4", renfiTiiiunt, sous le litre de Sailiny dirnlions, avec les décisions du congrès, les développements qu’ils comportent et tous les renseignements nécessaires pour rendre l'exécution plus facile : il expose en même temps les résultats déjli obtenus dans les dilTérents pays. Il a paru, en 18SU, une traduction française de ect ouvrage, par M. Édouard Vanceckliout , lieutenant de vaisseau; elle a été publiée au dépôt de la marine française par ordre de son Excellence l’amiral Hamciin, ministre secrétaire d'État ou département de la marine, et elle porte pour titre : Instructions nautiques destinées à accompagner les cartes de vents et de courants, par Ed. Van Eeckhout.

Sans les malheurs qui ont affligé depuis l'Amérique du Nord, l'ingénieux navigateur américain s’était proposé de compléter son grand travail ; il aurait demandé cette fois aux nations les plus avancées que chacune d’elles envoyél des délégués, pour établir, de commun accord, un système universel de recbcrchcs météorologiques sur mer et sur terre, et pour généraliser les beaux résultats obtenus déji par quelques-unes d’entre elles. Voici le commencement de la lettre qu’il m’a fait l’amitié de m’adressera ce sujet, en mai 1860 {Bulletins de l’Académie royale de Belgique, 2' série, tome IX, pages 415 et suivantes) :

< L'époque est venue où , d'après les prévisions des membres , il serait désirable de se réunir de nouveau pour essayer d’étendre nos recherches au dclk des mers.

» La Conférence recommandait un programme dans lequel étaient spécifiés tous les genres d'observations qu’exige la bonne conduite des vaisseaux. Ce plan a été encouragé par toutes les nations commerçantes, et généralement adopté par les marins les plus intelligents naviguant sous les divers pavillons, de manière que la mer est maintenant couverte d’observatoires flottants qui tous agissent de concert et qui observent, avec un intérêt philosophique, les phénomènes des vents, des ondes et du temps.

> Ce système a si bien réussi, il a été si abondant en résultats pratiques et si riche en promesses pour l’avenir, que j’ai pris la liberté, comme un hommage du respect et de l’estime que mes collègues m’ont inspirés pendant la Conférence, de vous transmettre, comme à son président, la communication ci-jointe : faites-en tel usage que vous jugerez convenable. Ce n’est pas, vous le verrez, un rapport sur

les progrès accomplis, car cela exigerait également iiii travail de chacun de nos collègues et associés b nos travaux ; ce n’est point un exposé des résultats obtenus depuis notre réunion, en 1853, ni un aperçu de In durée des voyages à travers les mers, qui ont été taut abrégés et dont les dangers ont Umt diminué ; ce n'est point un rapport de ce que chacun de nos corps sociaux a si admirablement opéré, c’est le simple récit de quelques faits, de quelques-unes des circonstances i|ui ont passé de nos travaux rollcetifs dans l’expérience et qui montreront que ce mode de rechcrehes ne doit pas être resserré plus longtemps dans les limites des mers.

• L’avantage d’avoir à terre des météorologistes, pour coopérer avec les navigateurs dont la conférence réclamait l’appui, est maintenant rendu si évident, que tout progrès ultérieur de lu science météorologique demande absolument que ce système s’étende A la terre. La note suivante a pour but de démontrer brièvement un ou deux des grands problèmes sur lesquels nous avons appelé l'attention des marins, de ces problèmes qui se rapportent à l’atmosphère entière et qui ne peuvent être résolus qu’à l’aide d’observations correspondantes faites sur le continent. >

Voyez, dans les Bulletins de l’Académie royale de Bruxelles pour mai 18110, lu lettre intéressante de M. Maury: on ne peut que regretter davantage les malheurs qui désolent actuellement son pays et qui privent la science de scs ingénieux et utiles travaux.

Magnétisme terrestre en Belgique.

La déclinaison magnétique, à la fin de 1827, était de 22*28;o ; depuis elle a successivement diminué, et, au mois de mars I8b3, elle n’était plus que de 18”58]3. La diminution, a donc été de dans une période de près de trente-six ans, ou moyennement de six minutes par année. Cette diminution est assez régulière pour l’époque que nous avons eu à traverser. D’après M. Hansteen , la déclinaison positive se prolongera, à Bruxelles, jusque dans le siècle prochain, et ne finira très-probablement qu’en 1924, pour devenir négative ensuite.

(juant il rinclinaisun , sa marche est extrêmement régulière; la

première observation faite à Itruxelles date de la lin de 1827 et sa valeur était de 68“5G].'i. Au eommcnccment de 1863, elle était de Ii7°23[0; ce qui montre qu'en trente-six années In diminution de la déclinaison a été de 1°3I|5, ou movennement de 2,'S par année.

En 184U fut prise la résolution d’observer, à Bruxelles, la déeliliaison magnétique, ainsi que rinelinaison horizontale et verticale cinq fois par jour, dans la vue d’en rcconnaitrc les variations diurnes et annuelles; et au mois de juin de l’année suivante, les observations furent faites, en même temps que les observations météorologiques, nuit et jour, de deux en deux heures, en y ajoutant encore les observations de neuf heures du matin , ainsi que celles de une et de trois heures de l’après-midi; elles furent eontinuées jusqu’à la fin de 1847, c’est-à-dire pendant six ans et demi. Ces observations SC rattachaient au système d'observations combinées, recommandé spécialement par M. de llumboldt à l’Angleterre qui le fit exécuter sur plusieurs points de ses colonies, comme il fut suivi aussi à Londres, à Munich, à Vienne, à Bruxelles et en Russie. M. le professeur Gauss, avant ce temps, avait déjà publié, |iour plusieurs années et d’heure en heure, aux époijucs des solstices et des équinoxes, les variations de l’aiguille magnétique de concert avec différentes stations de l'Allcinagne, et la Hollande ainsi que la Belgique s’y étaient réunies. Après ce dernier terme, on eu revint, chez nous, à l’ancienne méthode, cl l’on reprit les observations quatre fois par jour seulement, à neuf heures du malin, à midi, à trois et à neuf heures du soir (').

Ces observations horaires, qui portaient sur le déclinomètre et sur les instruments d’intensité verticale et horizontale de la force magnétique, ont été publiées, pour Bruxelles, dans les Annales de l'Obserraloire, et les résultats calculés ont été exposés dans l’ouvrage Sur la physique du globe (pii en fait partie.

L'intensité absolue, mesurée au moyen des oscillations de raiguille aimantée, a été observée à l’Observatoire de Bruxelles par plusieurs

(*) C'est aux iiiêm(*s lieures (|ue les oltservalioiis eoalinueiit encore aujoanrimi. ■fous les rê.siillats i|ui sont raenlinniies ici se irouvcnl e»(K)sés avec tlélail dans l'ouvraiic Sur tu ph;/sique du ijlobe qui a paru en 1 86 1 , en 1 volnnie in— l*, cl qui coni|K>se presque en entier le treiziéme roluine des Annales de robsereatoire de Detgique.

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oksrrvateurs connus, et a donné l’occasion de vérifier à dilTérenlcs reprises les valeurs déterminées {'). Pendant quelques voyages faits en Allemagne, en France, en Angleterre, en Suisse et en Italie, de 182'J à 1830, des comparaisons furent établies par moi entre les forces magnétiques horizontales dans ces divers pays. Plus tard, je repris ces mêmes observations à neuf années de distance et dans les mêmes lieux, mais en ayant soin de joindre cette fois à l’intensité horizontale l’inclinaison de l’aiguille (*).

Nous donnerons ici les résultats observés à Bruxelles avec ceux qui ont été calculés par le savant professeur danois .M. Ilanstcen. I.a formule qu'il a employée pour ces calculs de vérification est la suivante :

t = efS’I'.btte — (( - I8Î7) + »' ,017071 (l — 18i7)'.

I,e coefficient du facteur (f — 1827) varie selon les époques indiquées dans les deux dernières colonnes de la table ei-après, page 408.

On n’a pas fait la correction pour la variation horaire; on s’est borné à prendre la variation pour la moyenne des heures.

P) Les savants qui ont déterminé la toree magnétique du globe ü Ilruxelles, ont été successivement MM. le général Sabine, Hudberg, Eil. Forbes , Alexandre Uaclie, Langlierg, Lamont, Kaemtz, Mahmoud, etc.

(*) En 1838 et en 1800, mon fils, Ernest Ouetclet, a repris ces observations dans la plupart des localités indiquées, et il eut soin d'y joindre encoie ses oliservations faites en Hollande, h Vienne et dans plusieurs villes de la Grèce, telles qu’Atbènes , Sparte et Argos. Ces divers résultats ont donné lieu h quelques mémoires insères dans les n'cueils de l'Académie royale et dans les Annales de rOluierialoire de Belgique.

Décliiwison magnétique à Bruxelles.

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