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L'in»truiiicnl Uc ilédiiiuison, ronslruil éguloincnt par l’habilu mclaiiicicn Troiighum, n'uffrc ccpcndaiil pas la m^mc précision , quoiqu'on puisse le cilcr parmi les bons instruments de re genre. Il est juste de dire aussi que les variations diurnes du tléclinomètre sont beaucoup plus fortes que celles de rinclinomcirc, et nous donnons ici les nombres tels qu'ils ont clé observés.
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Kleclricilé statique et électricité dynamique de l’air; orages.
Ia’s observations sur l'électricité de l’air étaient trcs-négligécs en Belgique, roinnie clics l'avaient été d’ailleurs dans tous les pays, même dans ceux qui s’étaient tenus le plus au courant du progrès des sciences. On savait que les orages et que les effets de la foudre appartiennent complètement à cette théorie; mais l’attention s’était peu tournée versl’appréciation des quantités, soit statique, soit dynamique, développées aux différents instants du jour, comme aux différentes époques de l’année. Aujourd’hui meme cette théorie est encore peu avancée, et il existe beaucoup de dissentiment sur scs effets.
En 1844, dans le désir d’étudier la nature de l'électricité en Belgique, j’eus recours à -M. Pcitier, dont l’électromètre me semblait l’instrument le plus propre aux recherches que j’avais rintention de faire. M. Pcitier eut l’obligeance de m’aider de scs conseils et de me prévenir des dangers que j'avais à éviter, dangers qui lui ont fait sentir l’impossibilité d’observer eonvcnabicment dans Paris. Nous fîmes ensemble l’expérience sur le .sommet de la tourelle la plus élevée de l’Observatoire de Bruxelles, dans un lieu d’où nous dominions absolument tous les environs. Ce point fut marqué dès lors d’une manière fixe, pour recevoir chaque jour l’élcctromètrc et y estimer l’électricité statique de l’air. On trouvera la description de l’instruincnt et la manière de s’en servir dans les .innates de l'Observatoire, tome VII, page 4, et dans l’ouvrage Sur le climat de la Belgique, S"' partie. De l’électricité de l'air, page 4.
.Mes premières recherches, basées sur cinq années d'observations, de 1844 à 1848 inclusivement, me permirent d'en déduire les conclusions suivantes, qui se sont confirmées par les expériences sur l’état statique de l’électricité, continuées cba(|ue jour depuis cette époque :
1* L’électricité atmosphérique, considérée d’une manière générale, atteint son maximum en janvier et décroit progressivement jusqu’au mois de juin, qui présente un minimum d’intensité; elle augmente pendant les mois suivants jusqu'à la fin de l'année;
2" Le maximum et le minimum de l’année ont pour valeurs respectives 005 cl 47; en sorte ([ue l’élcetricité, en janvier, est Ireizc fois aussi énergique qu’au mois de juin ;
La valeur iiioyeiine de l'année est représentée par les valeurs que donnent les mois de mars et de novembre.
3“ L'élcetricité de l’air, surtout en hiver, est plus intense par un ciel serein que par un eicl couvert.
Ainsi, au lieu d'avoir le rapport de 603 à 47 de janvier & juin , on a le rapport de ï268 à 36 seulement ou de 7,3 à I , si le temps est couvert, et de 1 133 à 37 ou de 32 à 1 , si le ciel est serein.
On a donc, en janvier, quatre fois autant d'électricité par un ciel serein que par un ciel couvert. A mesure qu’on se rapproche du mois de juillet, la différence devient moindre, et, dans ce dernier mois, l’on peut dire que In quantité d'élcctrieité est la même par un eicl serein que par un ciel rouvert.
Cette distinction sera mieux comprise encore par l'inspection du talileaii suivant, qui donne les résultats des observations.
Electricité de l'air dans ses rapports avec l’état du ciel.
(Lrs degrés loot ceux de U balance de torsion*)
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