‹ Histoire des sciences mathématiques et physiques (volume 2)Chapitre 70 sur 74 · FERRARI · texte numérisé non relu

FERRARI

(Né à Bologne, ou à Milan, en i522, mort en i563. )

Il sortait d'une famille pauvre et entra au service de Cardan comme simple domestique. Il montrait tant d'intelligence que Cardan lui donna des leçons et put bientôt se glorifier des progrès extraordinaires de son élève.

A dix-huit ans, Ferrari était en état de professer les Mathématiques. Plusieurs cours se le disputèrent; il choisit celle du cardinal Hercule Gonzague, qui lui confia le soin de lever la carte de rÉtat de Milan, travail auquel Ferrari consacra huit années, mais qu'il ne put achever.

Ferrari trouva avec Cardan la démonstration de la formule de résolution des équations du troisième degré, que Tartaglia leur avait communiquée sous forme d'énigme.

Il résolut, peu de temps après, l'équation du quatrième degré. Cardan qui nous l'apprend dans son Ars magna, nous a transmis la méthode de son disciple. C'est celle qui est connue sous le nom de méthode italienne. Elle consiste à faire disparaître le terme en jf^, à isoler le terme en x'* dans un membre et à déterminer l'arbitraire k, de façon qu'en ajoutant aux deux membres.

2kx'- -f- /v-, on en fasse des carrés.

De Copernic à Viète. 3o3

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