‹ Histoire des sciences mathématiques et physiques (volume 2)Chapitre 69 sur 74 · CÉSALPIN · texte numérisé non relu

CÉSALPIN

(Né à Arezzo en iSiQ, mort à Rome en i6o3.)

Professeur de Médecine à TUniversité de Pise, il décrivit, comme Servet, le passage du sang veineux, du cœur au poumon, et son retour comme sang artériel, du poumon au cœur. C'est lui qui, le premier, employa l'expression circulation du sang.

Ni Réaldo, ni Césalpin ne paraissent avoir eu connaissance de l'opinion émise par Servet, dans un livre exclusivement consacré, comme nous l'avons dit, à des controverses religieuses.

Malgré ses opinions anti-aristotéliques, formulées dans ses quœstiones peripateticœ^ le pape Clément VII le nomma son premier médecin et professeur de Médecine au collège de la Sapience.

De Copernic à Viéte.

Il a publié sur la Botanique un livre intitulé De pîantis (Florence, i583) dont Cuvier a dit : « C'est une œuvre de génie ». Il indiqua en effet la première méthode de classification, fondée sur les caractères de la fleur, du fruit et de la graine. Il reconnut, avant Linné, les organes mâles et femelles de la fleur.

Il y a, suivant lui, cinq choses à considérer dans les plantes : la durée vitale, la situation de la radicule, le nombre des graines, la forme et la nature des racines.

Césalpin s'est aussi beaucoup occupé de Minéralogie.

Bayle essaye de prouver que la première idée de la circulation du sang appartient, non à Harvey, mais à Césalpin. « Les preuves sont si claires, dit-il, qu'il n'y a point de chicane qui puisse les éluder. »

Mais, en fait de découvertes scientifiques, la priorité appartient à celui qui a su rassembler les preuves les plus concluantes et qui, entrainé par sa propre conviction, s'est fait l'apôtre de la vérité et a su la faire accepter.

EUSTACm ( BARTHELEMY ) .

(Né vers i520 à San-Severino, dans la Marche d'Ancône, mort en 1574.)

Il était professeur d'Anatomie au collège de la Sapience, à Rome, et prit avec une grande âcreté la défense de Galien contre Vésale. Cependant il montrait par ses découvertes qu'il y avait bien à reprendre à l'Anatomie de Galien. C'est lui qui découvrit la trompe auriculaire et la valvule qui se trouve à l'orifice de la veine cave inférieure. Ces deux appareils ont conservé les noms de trompe d'Eustache et de valpule d'Eustache.

3o2 Cinquième Période.

Son principal ouvrage est : Opuscula anatomica publié à Venise en 1564.

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