‹ Histoire des sciences mathématiques et physiques (volume 3)Chapitre 40 sur 40 · ATWOOD ( GEORGES · texte numérisé non relu

ATWOOD ( GEORGES

(Né vers 1745, mort en 1807.)

Il, fut professeur de Physique à Cambridge, puis appelé à Londres, pour être attaché au ministère des finances. Son ingénieuse machine pour la vérification des lois de la pesanteur a été longtemps employée dans tous les cours de Physique. On reprochait à l'expérience d'Atwood d'exiger, pour être absolument probante, la connaissance de la loi de proportionnalité entre l'accélération et la force, la masse en mouvement restant la même; aussi a-t-on remplacé la machine d'Atwood par d'autres appareils, mais cette machine restera précisément pour vérifier kl loi dont nous venons de parler.

Atwood a publié les ouvrages suivants : Traité sur le mouvement rectiligne et la rotation des corps, avec une description d'expériences relatives à ce sujet (1784); Analyse d'un cours sur les principes de la Physique fait à r Université de Cambridge (1784); Recherches fondées sur la théorie du mouvement pour déterminer les temps de vibration des balanciers des horloges. (Transactions philosophiques.)

De Lagrauge à Laplace. 807

piNEL (Philippe).

[Né à Saint-André (Tarn) en 1745, mort à Paris en 1826.]

Son père exerçait la Médecine à Saint-Paul; il fut élevé au collège de Lavaur, et étudia la Médecine à Toulouse où il fut reçu docteur en 1773. Il passa cinq années à Montpellier pour s'y perfectionner dans son art, vivant alors du produit de leçons particulières, et vint, en 1778, à Paris, où il continua d'abord à s'occuper d'enseignement.

Les premiers travaux qui le firent connaître sont des traductions d'ouvrages publiés en Angleterre, notamment le Traité de Médecine pratique de Culley. Ces publications commencèrent à le mettre en rapport avec les médecins les plus éminents de l'époque.

Il commença alors à publier les résultats de ses propres recherches : Mémoire sur Vapplication des Mathématiques au corps humain et sur le mécanisme des luxations (Journal de Physique, 1787); Observations sur une espèce particulière de mélancolie qui conduit au suicide; etc.

C'est sans doute ce dernier Mémoire qui le désigna pour la place de médecin en chef de Bicétre, en 1793,, et peu après, en 1795, pour les mêmes fonctions à la Salpêtrière.

C'est dans ces deux hospices, où l'on peut dire qu'il fut le premier médecin raisonnable qu'aient eu les fous, qu'il conquit ses plus beaux titres de gloire : ces malheureux, jusque-là enchaînés dans des cabanons infects, virent tomber leurs fers et obtinrent quelques libertés qu'un traitement doux, succédant à des châtiments barbares, rendit sans dangers.

Il consigna les observations journalières que ses fonctions lui

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permettaient de faire, dans de nombreux Mémoires qui jetèrent une grande lumière sur les maladies mentales : Mémoire sur la manie périodique ou intermittente (1802) ; Recherches et observations sur le traitement des aliénés (1798); Observations sur les aliénés et leur division en espèces distinctes (1799); Résultats d'observations pour servir de base aux rapports indiqués dans les cas d'aliénation mentale (1817); Résultats d'observations et construction de tables pour servir à détej^miner le degré de probabilité de la guérison des aliénés (1807); etc.

Pinel occupa successivement les chaires de Physique médicale et de Pathologie interne à l'Ecole de Médecine; il entra à l'Institut en i8o3.

Outre ses recherches spéciales sur les maladies du cerveau, il a laissé un grand nombre de travaux, notamment la Nosologie philosophique, oii il essaie de fonder des théories générales qui n'ont pas été inutiles aux progrès de la Science.

Il mourut d'une attaque d'apoplexie. Gondorcet avait trouvé chez lui un asile momentané pendant la Terreur.

^^ voLTA (Alexandre).

(Né à Côme en 1745, mort dans la même ville en 1827.)

Il était déjà à dix-huit ans en correspondance avec Tabbé Nollet sur toutes les questions importantes de la Physique. A vingt-quatre ans, il tenta de donner une théorie de la bouteille de Leyde; mais ce premier essai ne contient que des idées systématiques, souvent peu justes, dont la Science n'a tiré aucun profit. Un second Mémoire, donné par lui en 1771, produisit

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une impression plus profonde et valut au jeune physicien la place de régent de l'École royale de Corne et bientôt après celle de professeur de Physique. Dans ce second Mémoire^ Volta étudiait les différentes manières de produire les phénomènes électriques par pression, par percussion, etc., et essayait de déterminer dans chaque cas le genre de Télectricité développée sur le corps soumis à l'expérience.

Peu de temps après, il imagina l'électrophore perpétuel, dont l'usage est si commode dans toutes les recherches continues où Ton se propose de comparer entre elles les quantités d'électricité développées dans une série d'expériences, d'étudier la loi de la distribution de l'électricité à la surface des corps, celle de sa déperdition dans Tair, etc.

C'est encore vers la même époque que Volta fit l'invention du condensateur électrique, au moyen duquel des quantités d'électricité, autrement imperceptibles, peuvent être rendues facilement sensibles.

En 1776 et 1777, des recherches sur la nature et la composition du gaz inflammable des marais suggérèrent successivement à Volta l'idée de Feudiomètre, qui a rendu tant de services aux chimistes; celle de la lampe perpétuelle à gaz hydrogène; enfin celle du pistolet électrique.

Jusqu'alors, Volta n'était pas sorti de sa ville natale. En 1777, il visita Haller à Berne, Saussure à Genève, Voltaire à Ferney, et apporta la pomme de terre à ses compatriotes. La relation que Volta a écrite de ce voyage scientifique a été imprimée en 1827. Une chaire de Physique ayant été créée en 1779, à l'École de Pavie, il fut appelé à la remplir et il l'a occupée avec éclat jusqu'en 18 19.

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De 1780 à 1782, il visita la France, l'Allemagne, la Hollande et l'Angleterre, pour y lier des relations scientifiques avec Lavoisier et Laplace, Lichtenberg, Van Marum, Priestley, et rassembla les éléments du cabinet de Physique de FÉcole où il venait d'être appelé.

C'est pendant ce voyage qu'il concourut avec Lavoisier et Laplace à l'importante découverte de la cause à laquelle on peut attribuer l'électricité atmosphérique. La célèbre expérience qui conduisit à cette découverte est de 1780 : 'les trois illustres savants, ayant fait évaporer l'eau contenue dans un vase métallique isolé, constatèrent^ à l'aide du condensateur de Volta, que ce vase se chargeait d'électricité négative. Cette découverte a malheureusement donné lieu à des revendications amères entre Volta et les deux savants français. De 1785 à 1787, Volta s'occupa d'expériences sur l'électricité atmosphérique. Il avait déjà imaginé son électromètre à pailles sèches, dont l'écart mesure à peu près exactement l'intensité électrique de la source. Il conçut l'idée heureuse d'augmenter la puissance de la tige dont s'était servi Saussure pour tirer l'électricité de l'air environnant, en terminant cette tige par une mèche enflammée. Le succès de cette expérience lui avait donné l'idée de paratonnerres à flammes, qui n'ont pas été expérimentés en grand.

Nous arrivons maintenant à la découverte de la pile voltaïque. On sait que l'origine de cette merveilleuse découverte se trouve dans la singulière observation, qui se présenta fortuitement à Galvani, des mouvements excités dans les membres d'une grenouille dépouillée, par l'interposition d'un arc métallique entre deux parties différentes du tronc. Galvani avait cru remarquer que l'effet obtenu était plus considérable lorsque l'arc métallique

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réunissait un muscle et un nerf. Là-dessus il avait imaginé que les muscles et les nerfs, chargés d'électricités contraires, formaient comme les deux armatures d'une bouteille de Leyde et que l'arc jouait le rôle d'excitateur. Volta, en variant les expériences de plusieurs manières, en vint de son côté à se persuader que la commotion était produite par l'accouplement de deux métaux différents dans l'arc employé pour former le circuit, que c'était dans ce contact de deux métaux que se trouvait la source de l'électricité produite, et que la grenouille servait simplement de conducteur. Il est certain que le phénomène se présente avec des caractères plus tranchés dans les circonstances indiquées par Volta, mais il réussit toujours plus ou moins dans toutes les autres, c'est-à-dire quel que soit l'arc métallique, simple ou composé, et quelles que soient les parties de la grenouille que cet arc touche par ses extrémités. On ne savait, du reste, pas encore s'il se dégageait véritablement de l'électricité dans ces expériences. Les galvanistes, à la recherche de découvertes physiologiques, continuèrent de varier ces expériences et de les étendre aux débris de tous les animaux récemment morts. Quant à Volta, se retirant sur le terrain ferme de la pure Physique, il marcha pas à pas à la découverte de sa pile.

Il remarqua d'abord que, lorsqu'on place la langue entre deux rondelles métalliques de natures différentes, se touchant à l'extérieur, on ressent une saveur alcaline ou acide, selon l'ordre dans lequel les deux métaux sont placés. Cette remarque venait confirmer l'hypothèse qui s'était déjà présentée à lui. Pour la mettre hors de doute, il imagina de mettre en contact deux larges disques de cuivre et de zinc, tenus à l'aide de manches isolants, et, après les avoir séparés, de les présenter l'un après

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Tautre à rélectromètre condensateur. Les deux disques se trouvèrent sensiblement chargés d'électricités contraires^ le zinc portant ^électricité positive et le cuivre l'électricité négative. En renouvelant plusieurs fois le contact, Volta parvint à charger une bouteille de Leyde. C'était déjà un grand pas de fait. Volta franchit le dernier en 1800, et ce qu'il y a de particulièrement remarquable dans cette longue série de recherches qu'il venait de parcourir, c'est qu'il avait été théoriquement amené de Tune à l'autre par d'habiles inductions fondées sur des analogies heureusement comprises. C'est, au reste, le caractère général de toutes les découvertes de Volta, qu'aucune n'est due au hasard, et que ses plus savantes combinaisons étaient faites pour ainsi dire à coup sûr.

La découverte de la pile, bientôt suivie de celle des nombreux effets physiques et chimiques qu'on en obtient, excita l'admiration de toute l'Europe. Bonaparte en appela l'heureux auteur a Paris^ en 1801, pour y répéter ses expériences devant l'Institut, et il voulut y assister lui-même. Il proposa de décerner une médaille en or à l'illustre physicien, ce qui fut voté par acclamation, ajouta 2,000 écusau nom du gouvernement et fonda un prix de 60,000 francs en faveur de celui qui ferait faire à la Science un nouveau pas comparable à ceux qu'on devait à Franklin et à Volta; il nomma en outre celui-ci comte et sénateur du royaume d^Italie. Depuis lors, Napoléon ne cessa de s'intéresser à l'illustre savant. « Je ne saurais consentir, dit-il, en 1804, à la retraite de Volta; si les fonctions de professeur le fatiguent, il faut les réduire. Qu'il n'ait, si l'on veut^ qu'une leçon à faire par an; mais l'Université de Pavie serait frappée au cœur le jour 011 je permettrais qu'un nom aussi illustre disparût de la

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liste de ses membres. D'ailleurs, un bon général doit mourir au champ d'honneur. » Toutes les Académies d'Europe tinrent à honneur de s'associer l'heureux professeur de Pavie.

Postérieurement à 1800, Volta ne donna plus que deux mémoires, Tun en 1806, sur le Phénomène de la grêle, l'autre en 18 17, sur la Périodicité des orages et le froid qui les accompagne. A partir de 1819, il cessa à peu près toute relation avec le monde savant. Une légère attaque d'apoplexie vint le surprendre en 1823 et donna de graves inquiétudes. Une fièvre l'enleva en quelques jours en 1827. Il s'était retiré depuis huit ans dans sa ville natale. Côme célébra ses obsèques avec la plus grande pompe et toute l'Italie s'associa au deuil du Milanais. Un beau monument lui a été élevé près du village de Camnago, dont sa famille était originaire.

« Intelligence forte et rapide, dit Arago, idées grandes et justes, caractère affectueux et sincère, telles étaient les qualités dominantes de Volta. L'ambition, la soif de l'or, l'esprit de rivalité ne dictèrent aucune de ses actions. Chez lui, l'amour de l'étude resta pur de toute alliance mondaine. »

Volta s'était marié en 1794, à l'âge de quarante-neuf ans, et il eut trois enfants. Il prenait un soin particulier de leur éducation et ressentit vivement la perte de l'un d'eux, qui donnait de grandes espérances et déjà montrait une aptitude singulière pour les Mathématiques.

Toutes ses découvertes ont été exposées par lui, avec autant de clarté que de simplicité, dans des Lettres et des Mémoires^ qu'avec une trop grande modestie il n'a pas même pensé à recueillir en une seule édition. C'est à un Toscan, amateur éclairé de ces éludes, le chevalier Vincent Antinori, que le

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public est redevable de la Colleiione délie opère del cav. conte Alessandro Volta (1816, 5 vol.). En lisant ce recueil, on aime à voir avec quelle sagacité ce grand homme surprenait la nature dans ses opérations les plus secrètes, et on ne se lasse pas d'admirer les moyens et les appareils si simples et si ingénieux qu'il inventait pour s'assurer par l'expérience de ce que ses réflexions lui avaient fait entrevoir. II faudrait, pour compléter l'œuvre d'Alexandre Volta, joindre aux cinq volumes donnés en 1816 par Vincent Antinori, un poème latin sur les principaux phénomènes de la Physique et de la Chimie, où la vocation de l'auteur pour les recherches physiques perce dans plus d'un endroit; un petit poème italien sur le voyage fait par Saussure au mont Blanc et plusieurs autres pièces de vers; des observations et expériences sur les vapeurs; de nombreux articles de Physique et de Chimie, disséminés dans différents recueils périodiques d'Italie, de France, d'Angleterre et de Suisse.

'^Mr

BERNOULLI (jÉRÔMe).

(Né à Bâle en 1745, mort en 1829.)

Il était de la famille des grands Bernoulli, mais s'occupa exclusivement d'Histoire naturelle et de Minéralogie.

Son père était marchand droguiste et il suivit de loin la profession paternelle.

Toutefois, il visita l'Allemagne, la France et la Hollande où il se lia avec les principaux naturalistes de son temps.

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Il s'était formé un riche cabinet d'Histoire naturelle qu'il légua à sa ville natale, où d'ailleurs il avait occupé d'importants emplois, notamment celui de Président du Conseil.

LÉVÊQUE (pierre).

(Né à Nantes en 1746, mort au Havre en 1814.)

Il manifesta de bonne heure son goût pour tout ce qui touchait à la marine et, à dix-huit ans, s'engagea comme simple matelot pour acquérir plus sûrement la connaissance raisonnée de toutes les parties d'un vaisseau et de toutes les manœuvres. A son retour, il obtint la place de professeur à l'École de marine de sa ville natale et bientôt après le grade d'ingénieur hydrographe. En 1797, il fut envoyé par les électeurs de la Haute- Loire au conseil des Cinq-Cents, mais il se vit peu après enveloppé dans la proscription de fructidor et forcé de se cacher. Par la suite, Lévêque devint successivement examinateur des candidats aux Écoles polytechnique et de la marine, membre de l'Institut ( 1 80 1 ) et de l'Académie de marine.

Le premier grand ouvrage dont il s'occupa est sa Table pour la détermination des longitudes, qui fut publiée en 1776 à Avignon, aux frais du gouvernement. Le problème difficile des longitudes venait enfin d'être résolu par Lalande, ou du moins Lalande venait de rendre pratique la méthode indiquée par Ptolémée, adoptée plus tard par Kepler, mais que les praticiens n'avaient pas pu se décider à appliquer à cause de la longueur des calculs qu'elle exigeait. Cette méthode a pour base l'obser-

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vation des occultations des étoiles par la lune. On conçoit que la diffe'rence des positions apparentes de la lune dans le ciel est liée à la différence des longitudes des postes d'observation ; mais si Ton avait à refaire chaque fois tous les calculs propres à fournir l'inconnue de la question, la méthode deviendrait impraticable; les tables de Lévêque fournissent pour tous les points du globe, à des intervalles suffisamment rapprochés, les principaux éléments du calcul, ceux qu'il serait le plus long d'obtenir.

Lévêque avait construit aussi des tables destinées à abréger le calcul de l'angle horaire, mais elles auraient été trop volumineuses ; le gouvernement en avait ordonné l'impression, qui fut commencée, puis définitivement abandonnée.

Les autres ouvrages qu'on doit à Lévêque sont le Guide du navigateur, où l'on trouve l'histoire des tentatives faites en différents temps pour la solution du problème des longitudes; la pratique des instruments et les règles de calculs pour les problèmes usuels, avec les tables nécessaires; une traduction de V Examen maritime de D. G. Juan; de nombreux rapports à l'Académie des Sciences ; une description détaillée des côtes de la Grande- Bretagne^ de la Hollande^ du Jutland et de la Norvège, entreprise sur l'invitation du gouvernement, et publiée, en i8o3, par le dépôt général de la marine; enfin divers ouvrages restés inédits, tels qu'un Dictionnaire polyglotte des termes de marine., les Observations sur les marées, etc. Il a laissé, en outre, inachevés, un Traité théorique et pratique de la construction et de l'usage de tous les instruments nautiques, un Abrégé historique de V origine et des progrès de la navigation, et un Traité pratique de la manœuvre, auquel il avait joint ce

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qu'il y a de plus intéressant dans quelques auteurs étrangers^ relativement à la tactique.

Il fit construire à Nantes l'une des premières pompes à feu qui aient été exécutées en France, et répéta, en 1784, dans cette même ville, les expériences aéronautiques de Montgolfier.

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