‹ Histoire des sciences mathématiques et physiquesChapitre 19 sur 32 · LEOPOLD DE MEDICIS · texte numérisé non relu

LEOPOLD DE MEDICIS

(No vers i6i3. )

Cardinal, frère de Ferdinand II de Toscane.

Il fonda, en 1657, à Florence, l'Académie del Cimento (Académie de l'Expérience), et traça lui-même le plan de ses recherches; il recommanda aux académiciens qu'il avait institués de s'inspirer des idées et des méthodes de Galilée.

Les physiciens de Florence publièrent leurs recherches en 1667, sous le titre ^'Essais. Ces Essais ont été traduits en latin par Muschenbroeck.

Voici les principales expériences relatées dans cet ouvrage : le tube de Torricelli étant terminé à sa partie supérieure par un ballon de verre assez spacieux, on y introduisait une petite vessie fermée, qui se gonflait lorsque le mercure était descendu; on v enflammait au moyen d'un miroir ardent une petite pastille combustible, et lafuméeproduite tendait use précipiter vers le bas; une aiguille d'acier était attirée par l'aimant comme si le ballon eût été M. Mauie. — Histoire des Sciences, IV. 10

146 Neuvième Période.

plein d'air. On connaît l'expérience sur l'incompressibilité apparente de l'eau qui met en évidence la porosité des métaux les plus finement travaillés, l'or et l'argent. L'Académie del Cimento se proposa ensuite de vérifier l'assertion de Galilée que l'eau en se congelant devait se dilater, puisqu'elle surnageait. L'expérience Journalière des vases en verre ou en terre que nous voyons se casser en hiver, lorsqu'on y a oublié de l'eau, cette expérience ne paraissait pas concluante, parce que la cassure pouvait être attribuée au froid ; les Académiciens de Florence la répétèrent sur des sphères creuses de cuivre, d'argent ou d'or qui se rompaient comme verre. Ils employaient pour produire la congélation de l'eau un mélange réfrigérant de neige et de muriate d'ammoniaque. Boyle faisait en même temps les mêmes expériences en Angleterre; mais les Académiciens de Léopold voulurent connaître le rapport des densités de la glace et de l'feau, et trouvèrent que ce rapport est celui de 8 à 9.

Ils perfectionnèrent le thermomètre, mais sans recourir, pour la graduation, à des points nettement déterminés. Ils construisirent aussi le premier hygromètre, formé d'un ballon de verre rempli de glace pilée et sur la surface extérieure duquel la vapeur d'eau contenue dans l'atmosphère venait se condenser en plus ou moins grande quantité, selon son abondance. Ils confirmèrent l'opinion de Gassendi que tous les sons se propagent avec la même vitesse. Ils trouvèrent que la densité de l'air est à celle de l'eau comme i esta 785 3, résultat bien moins inexact que ceux qui avaient été adoptés auparavant.

De Cavalier i à Hityghens. i^-

CLERSELLIER (cLAUDe) , (Né vers 1614, mort à Paris vers 16S6. )

Il était depuis longtemps lié avec Descartes; à la mort du Père Mersenne, Descartes choisit Clersellier pour son correspondant en France.

Clersellier était avocat au Parlement de Paris. Ce fut lui qui recueillit et publia les écrits posthumes de Descartes, trois volumes de lettres, puis le Traité de l'homme, le Ti-aité de la formation du fœtus, le Traité de la lumière et le Traité du monde (Paris, 1667).

VAN HEURAET.

(Ne en Hollande en I()i5. )

Il est le premier qui ait conçu d'une manière générale l'identité des deux problèmes de la rectification et de la quadrature des courbes. Il enseigna la manière de former Téquation de la courbe dont l'aire devait avoir même mesure que la longueur d'une courbe donnée.

Sa découverte a été revendiquée par Wallis en faveur de Neil, qui avait auparavant rectifié la parabole cubique j'^ r= ax-; mais Neil n'avait pas^ comme Van Heuraët, envisagé le problème dans toute sa généralité.

Voici la méthode indiquée par Van Heuraët :

Soit AB la courbe qu'il faut rectifier; il s'agit de trouver une autre courbe A'B' telle que l'élément de son aire, MPP'M', soit égal au rectangle compris sous l'élément NN' de la longueur de AB, et sous une ligne arbitraire /;, de façon que le rectangle

Neiivicme Période.

compris sous la ligne h et un arc indéfini de AB étant égal à Taire du segment de A'B', compris entre les mêmes ordonnées, l'arc de AB soit égal à la quatrième proportionnelle à h et aux deux ■dimensions du segment.

Soient NQ [fig. 7) la normale en N à AB, x tt y les coordonnées du point N, Y l'ordonnée MP de la courbe cherchée. Van Heuraët dit que Y sera fourni par la proportion

NQ

ce qui est rendu évident par la proportion

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