‹ Histoire des sciences médicalesChapitre 233 sur 260 · MALADIES GOUTTEUSES · texte numérisé non relu

MALADIES GOUTTEUSES

Traité des maladies joutteuses (1). La goutte est un état spécifique dont la nature nous est inconnue ; il faut, pour que cette maladie se développe, qu'il y ait disposition particulière de la gonsutution, et faiblesse relative des parties où elle se porte. état goutteux des solides serait dû à la /orce de situation démontrée (!) par Barthez dans les muscles et les tendons, etsupposée dans les autres tissus. — Toujours des assertions en l'air, me qui fait croire à Barthez que la goutte est un état spécifique, d'est l’inanité des traitements généraux, même en tenant compte des indications fournies par les élats fluxionnaires ou autres éléments de la maladie, et au contraire le succès de certains spécifigues ; il admet du moins, à peu près comme les modernes, mais dans d’autres termes, et sans avoir bien conscience de ce qu’il avance, un état particulier des humeurs, surtout du sang qui lisse échapper plus de matières terreuses, lesquelles se portent Surtout vers les os.

Puis voici que, sans que rien l'y convie, intervient le principe “iital, qui, modifié dansla goutte (comment modifié?) fixeles mouvements toniques des fibres (voy. aussi note p. 35) et enraye les “nouvements intestins des fluides qui concourent si puissamment à rendre exacte la mixtion de leurs parties constituantes ; de là la désagrégation de ces parties. En vérité ce principe vital ferait beaucoup mieux de se tenir tranquille, ou d’agir vigoureusement dans le sens contraire du principe de la goutte. Mais qui le crée ce principe goutteux? Si ce n’est pas le principe vital, cest l'organisme lui-même. Eh bien, si l'organisme peut faire la goutte, il n’a pas besoin du principe vital pour produire les symptômes ou les causes déterminantes de la goutte ni pour rien autre chose.

invincible des deux points d'attache, la contraction musculaire agit sur ces deux points à la fois, et que, si l’une des insertions est fixée, l’autre fera tout le chemin.

(1) Cet auvrage n’a eu qu'une édition. La prétendue seconde ne consiste que dans renouvellement du titre. — Je ne parle ni des Consultations de médecine (1810), euvre d’une authenticité douteuse ; ni de celles que Lordat a publiées en 14820 et qui n’ont pas une très-grande valeur. — Dans Observations sur la constitution épidmique de l’année 1756, dans le Cotentin, Barthez se montre bon observateur, et re méprise pas encore les faits particuliers (voy. plus haut, p. 1090, note 1),

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