‹ Histoire des sciences médicalesChapitre 232 sur 260 · THÉRAPEUTIQUE · texte numérisé non relu

THÉRAPEUTIQUE

lature seule ne guérit point, comme sont la fièvre intermittente maligne et la maladie vénérienne portée à un haut degré. Jréconnaît trois sortes de méthodes empiriques, qu’il distingue par les noms d’imatatrices, de perturbatrices et de spécifiques. n’est pas hors de propos d’en rappeler les définitions, puisque dés auteurs assez récents ont singulièrement altéré l'acception lle ces mots.— Les méthodes imitatrices sont celles qui tendent à Méterminer la nature à des mouvements de fièvre ou autres, conformes à ceux par lesquels elle guérit souvent des maladies sem- Mables. Pour ne pas confondre ces méthodes avec les naturelles, hfaut faire attention que ces dernières ont pour objet de favobiser les efforts médicateurs qui s’opérent ; or, cette intention Sippose qu’on aperçoit ou qu'on prévoit la tendance de la nature. Mais on a recours aux méthodes imitatrices lorsqu'on n'attend Jen de favorable du progrès naturel de la maladie. Il suffit que. dans des cas pareils on ait vu l'affection se terminer par un chansement, qu’il est en notre pouvoir de produire, pour nous autotiser à le réaliser, quoique nous n’ayons d’ailleurs aucune raison de présumer qu'il y ait une disposition à quelque métabole salu- Wire. Telle est la différence qui existe entre l'esprit de ces méliodes et celui des naturelles. L'expérience prouve que des affeclions morbides de genres très-divers, et toutes les habitudes \icieuses, peuvent disparaître par leffet d’un trouble, d’une mmotion qui à fortement ébranlé la puissance vitale, comme 1ne idée qui revient avec obstination peut être effacée par un ténement quelconque, capable de remuer profondément la Jhissance intellectuelle, quoiqu'il n’ait pas d’ailleurs une oppo- Sllion spéciale avec cette idée. Il existe, en effet, un grand nom: bre de méthodes reconnues efficaces, dont le résultat immédiat ét de causer une secousse plus ou moins violente, et qui n’ont d'ailleurs aucun rapport direct avec la nature des affections contre lesquelles on les dirige. Ce sont là les seules méthodes qui mélient le nom de perturbatrices. On nomme spécifique toute mélhode dont l'effet immédiat est de dissiper une affection morbide directement, par une sorte d’incompatibilité entre la modifica- “lion constitutive de cette affection et celle que la puissance vitale reçoit de l'impression du remède. Pour rendre cette idée aussi

distincte qu’il est possible, il faut opposer ce mode d'acti celui des méthodes qui aménent la terminaison de la maladit, provoquant des mouvements critiques, ou en dérange:

méthodes qui sollicitent le retour de l’ordre naturel pan secousses ou des commotions capables d'interrompre Phabitt d’une propension vicieuse. Une méthode spécifique attaque maladie sans aucun intermédiaire, et l’effet en vertu duquel guérit ne peut s’apercevoir que chez ceux en qui se trouve actu

la vertu antisyphilitique du mereure est directe et ne dépe nullement des autres changements connus, que cette substan peut déterminer dans les forces vitales. Il en est de même propriété antipériodique du quinquina. »

Nous ne quitterons pas Barthez (1) sans dire un mot dés

SC

(1) Outre les divers Mémoires de pure érudition, destinés à l’Académie inscriptions dont il était associé libre, Barthez a publié quelques articles dans cyclopédie où dans les Mémoires de la Société médicale d'émulation, et unDz sur le génie d'Hippocrate, prononcé le 4 messidor an XI, à l’occasion de l'inaug tion du buste d’Hippocrate, discours où l’on remarque un langage grave, tout à digne du sujet et quelques vues élevées sur le côté pratique de certains ouvra dHippocrate. Toutefois on ne doit pas oublier qu'à l’époque où écrivait Bari la critique n’avait fait que des distinctions arbitraires 'entre les ouvrages quicom sent la Collection hippocratique ; qu’on n'avait pas bien déterminé le senspatho logique de ces ouvrages; enfin qu’il y avait des phrases traditionnelles @sur dogmes fondamentaux » posés par le divin vicillard, sur la sublimité des Ap rismes qui « surpassent les forces de l'esprit humain », sur « l'immutabilité. principes du Pronostic ». Quoique ce discours ait d’incontestables mérites, ce pas Barthez, mais bien M. Littré qui nous a révélé le vrai génie d'Hippocrates La Nouvelle mécanique des mouvements de l’homme et des animaux a paru en 1708 Borelli avait surtout à cœur de démontrer que les muscles déploient danslet action infiniment plus de force que ne le demandent les résistances surmontées leurs efforts; de plus il expliquait (comme on l’a vu plus haut, p, 751) les mouve ments de locomotion par le gonflement vésiculaire, tandis que Mayow avaitMil giné une sorte de projection. — Barthez se rapproche des modernes quand il pose comme principe de sa mécanique l’axiome suivant : lorsqu'un musclesect tracte, ou tend à rapprocher ses deux poin(s d'insertion, chacun de ces po obéit en proportion de sa mobilité actuelle, ou en raison inverse de la résistance qui le retient ; mais on ne dait pas perdre de vue que, hors les ças d’unesfixation

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