‹ Histoire des sciences médicalesChapitre 46 sur 260 · QUATRIÈME ÉPOQUE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME ÉPOQUE

Quand naissait Aristote(384), Hippocrate touchait à son déclin, et après lui la médecine passait en des mains qui n’avaient pas la force de continuer dans les mêmes proportions l’édifice commencé par les hippocratistes. Quelques médecins surgissent çà et là, mais rien d’éminent n’apparaît aux horizons de l’histoire avant. le moment où la médecine, quittant son foyer primitif, va se raviver dans un autre milieu scientifique ; là elle trouve de nouvelles excitations et la protection aussi libérale qu’éclairée des Ptolémées, surtout de Ptolémée Lagus ou Soter, qui fit pour Alexandrie ce que Périclès avait fait pour Athènes.

Entre Hippocrate et la réunion des médecins à Alexandrie cent ans se passent qui seraient à peu près vides, si nous n’avions pas à enregistrer quelques noms qui appartiennent plus encore à l’histoire de la philosophie ou des sciences naturelles qu’à l’histoire de la médecine proprement dite : — Ctésias.et Platon, contemporains d'Hippocrate, plus tard Aristote, plus tard encore Théophraste; puis un vrai médecin, Dioclès de Caryste; puis Praxagore et Chrysippe, les maîtres d'Hérophile et d’Érasistrate. — Ctésias, médecin de l’école de Cnide et historien passablement crédule, qui prend sa revanche du traité Du régime dans les maladies aiguës en critiquant un procédé recommandé par Hippocrate pour la luxation de la cuisse. Platon, qui dans ses écrits reflète les doctrines médicales du temps et complète nos renseignements sur les Asclépiades, surtout sur ceux de Cos. Aristote, le génie fatal qui enchaîne la philosophie, les lettres, les sciences durant tant de siècles, et dont les opinions sur les causes finales

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